Par Isabelle Monrozier

Les juniors, les 15-24 ans, avec en moyenne 622 euros par an pour les garçons et 8 euros de plus seulement pour les filles (soit 630 euros). On aurait pu s’attendre à une plus grande différence !

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Shopping © freefouk

Première réaction : cela fait beaucoup ! Mais ramené à 12 mois, le budget s’élève à 50 euros par mois, ce qui n’est pas si important à un âge où l’on peut vite changer de taille et sans oublier que certains vêtements « phare » comme les

jeans coûtent plus de 100 euros.

Les juniors sont à l’origine du quart de la consommation des vêtements de dessus (contrairement aux vêtements du dessous), alors qu’ils ne représentent que 15 % de la population. Et c’est un marché qui résiste bien à la crise.

Syndrome Tanguy : ces jeunes vivent de plus en plus tard chez leurs parents, n’ont pas de loyer à payer et papa et maman participent activement à ce budget vêtement. Un peu comme si finalement, l’investissement des parents dans la réussite de leur progéniture passait aussi par l’habillement.

C’est très vrai en Italie, par exemple, ça l’est beaucoup moins en Angleterre, où très vite les juniors exercent des petits boulots pour améliorer l’ordinaire de leur argent de poche.

- La très grande majorité de jeunes avouent acheter des marques pour faire comme les copains.

La mode leur permet de se fondre dans la tribu, mais en même temps, ils affirment qu’ils ne s’en laissent pas compter et qu’ils ont leur propre style. Allez comprendre…

Si les filles se laissent aller à une certaine complicité avec leur mère, pas question pour les fils d’en faire autant avec leur père.

Ce qu’ils attendent, c’est toujours plus de nouveautés.

Selon une étude réalisée par l’Institut Français de la Mode dans le cadre du salon Première vision, à 45 ans, l’homme décroche. Il se met à dépenser beaucoup moins d’argent pour s’habiller que la femme. Comme le dit le sociologue Nicolas Divert : à 45 ans, l’homme se met dans une posture traditionnelle. Il consacre son argent à la cellule familiale. La femme, elle, continue son travail de l’apparence, elle se doit toujours d’être élégante quand lui, le délaisse.

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