Par Nathalie Fontrel

C'est vrai qu'il devait débuter hier et s'il est différé, c'est officiellement parce que le Président de la République devait prendre la parole au Congrès des maires de France. On attend maintenant une nouvelle date pour lancer le pays sur la voie de la transition énergétique, présentée comme une urgence absolue par François Hollande lui-même.

Mais visiblement, il est surtout urgent d'attendre, histoire de calmer la colère des écologistes, qu'ils soient politiques ou associatifs

- Et les écologistes sont très fâchés.

Ce qui leur déplait, effectivement, c'est la composition du comité de pilotage : 5 personnalités dont 2 sont proches du nucléaire comme l'ancienne présidente d'AREVA, Anne Lauvergeon, et un ancien directeur du Comité à l'énergie atomique qui, devant les critiques, vient de décider de jeter l'éponge. Personne pour représenter les énergies renouvelables. Greenpeace a donc déchiré son carton d'invitation et les Amis de la Terre ont également annoncé qu'ils ne participeraient pas à ce qui, pour eux, ressemble à une mascarade : « Nous n'irons pas perdre notre temps ».

Et si l’on se tourne vers le passé, ils n'ont peut être pas tort. La France a déjà organisé deux débats sur l'énergie, en 1994 et en 2003. Et à chaque fois le gouvernement n'a tenu aucun compte de leurs conclusions.

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