Par Philippe Lefebvre

New York
New York © Randy Le Moine / Randy Le Moine

A cause de ce que certains hôteliers à travers le monde considèrent comme de la concurrence déloyale. Très récemment, un New-Yorkais qui louait son appartement via le célèbre site Airbnb, a été condamné par le tribunal de la ville à payer une amende de 2400 dollars. Tout cela parce qu'il tombe sous le coup d'une loi qui dit qu'à New York si vous louez votre appartement moins de 29 jours par an, vous devez vous déclarer hôtelier et payer les taxes qui vont avec.

Une loi stupide, estiment les promoteurs du site, qui indiquent que pour l'immense majorité des propriétaires des 300 000 appartements références et situés majoritairement à New York, San Francisco et Paris, il ne s'agit que d'un complément de revenu et pas d'une profession.

Il y a notamment, à New York, beaucoup d'expatriés qui louent leur appartement quand ils rentrent pour les vacances dans leur pays d'origine. On est loin très loin de l'hôtellerie illégale.

- Y a-t-il véritablement un risque en terme de concurrence pour les hôteliers ?

Non, il faut relativiser les choses : cette plateforme internet a commercialisé l'année dernière 2 millions de nuitées dans le monde. A titre de comparaison, on a enregistré l'année dernière 37 millions de nuitées dans les seuls hôtels parisiens.

En revanche les professionnels français de l’hôtellerie demandent que le système soit plus encadré en matière de sécurité, mais aussi de taxes. Car pour le moment ce système échappe à tout contrôle, notamment fiscal.

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