ParSophie Bécherel

Il a fallu en effet plus de 18 mois au gouvernement japonais pour rendre hommage aux ouvriers héroïques de Fukushima. Ces 50 employés de Tepco sans protection adéquate et qui sont restés dans la centrale après le tsunami pour tenter de contrôler une situation qui empirait de jour en jour.

Des héros bien discrets qui cachent leur identité à deux exceptions près, et qui, pour certains, sont même apparus dos tourné à la caméra lors de l'hommage rendu par le premier ministre.

Ni Tepco, ni les autorités ne semblent tenir à beaucoup de publicité, ni d'ailleurs à leur accorder un statut spécial. On est loin de l'épopée des mineurs chiliens.

Cette discrétion viserait à éviter d'éventuels reproches sur leur responsabilité quant aux fuites radioactives et à épargner la stigmatisation à leurs enfants ou petits-enfants. Peut-être aussi que Tepco ne tient pas à entendre des critiques sur sa gestion de crise, en particulier sur l'attitude des dirigeants au moment de l'accident.

  • Il faut dire qu'aujourd'hui encore, rien n'est réglé !

Greenpeace affirmait hier que la radioactivité à Fukushima était supérieure, selon ses relevés, à celle annoncée par les autorités.

Et pour la suite des travaux de nettoyage et démantèlement, les industriels pensent désormais à aider les hommes avec des robots, des exosquelettes qui allègeraient leur protection anti radiation en tungstène, qui pèse aujourd'hui 60 kg !

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