Par Philippe Lefebvre

Vacances
Vacances © radio-france / FlaviaC

Oui si l'on en croit nos confrères du magazine 60 millions de consommateurs qui relatent dans leur dernier numéro la mésaventure d'Aurélia, une candidate au voyage qui voulait s'offrir un banal séjour dans le Maghreb.

Le problème, c’est qu’Aurélia souffre d'un déficit visuel. Entendons-nous bien : elle n'est pas aveugle, elle travaille sans canne blanche. Elle a l'honnêteté de signaler ce léger handicap à l'agence de voyage qui commercialisait ce séjour pour le compte du tour operator Marmara, filiale du groupe TUI, qui possède également Nouvelles Frontières et la compagnie Corsair.

Et alors qu'elle a déjà pris une option sur ce voyage, voilà qu'on lui demande de venir signer une décharge « en cas d'accident sur place ». Et on lui dit « c'est ça ou qu’elle ne part pas ». Etrange pratique, d'autant que pour la petite histoire que ce séjour était adapté aux personnes âgées.

- Mais l'entreprise a le droit de faire signer une décharge de ce genre ?

Oui, mais on peut dire que le procédé manque cruellement d'élégance. Un porte-parole de Marmara botte en touche dans les colonnes du magazine, expliquant que certaines agences ont du mal à estimer si le produit convient aux personnes handicapés et que le tour operator va travailler avec une association qui jugera de la faisabilité des parcours selon les types de handicap. La cliente, quant à elle, a décidé de partir avec un autour tour operator, et n'exclut pas de porter l'affaire devant le défenseur des droits.

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