ParDanielle Messager

C'est une discipline, effectivement, qui est la plus jeune des professions paramédicales. Elle existe depuis une quarantaine d'année en France et l'on fait de plus en plus appel à elle parce qu'elle vient en complément dans des domaines où il faut traiter le psychisme (psycho) et les membres (motricité).

C'est une approche non médicamenteuse, où l'on s'appuie sur différentes techniques : le dessin, le théâtre, le chant, la danse, la relaxation, pour réapprendre ou maintenir ses fonctions psychomotrices.

- Quand peut-on y avoir recours ?

Je ne vais pas vous dire de 7 à 77 ans, puisque ça peut être bien avant et bien après. Pour l'enfant, elle peut être prescrite, (car c'est sur prescription médicale) devant des signes de retard, des difficultés d'apprentissage, d'adaptation, des troubles du développement comme l'autisme. Chez les adultes, dans des maladies psychotiques (la schizophrénie), mais aussi dans des accidents vasculaires cérébraux, la sclérose en plaques, qui bouleversent l'image du corps.

Chez les personnes plus âgées, dans la maladie d'Alzheimer (le plan Alzheimer la recommande d'ailleurs), en travaillant sur les souvenirs, l'apaisement de l'angoisse.

Cette profession est en plein essor et, cela vaut la peine de le signaler, elle offre aujourd'hui la garantie d'un emploi. Elle créera, la semaine prochaine, la première Fondation pour la recherche en psychomotricité.

Il y aura 3 grands axes de recherche: la maladie d'Alzheimer, la prise en charge des troubles de l'apprentissage et l'accompagnement de la relation au travail, pour faciliter le retour au travail après une maladie.

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