Par Sonia Bourhan

Concours d'entrée en médecine
Concours d'entrée en médecine © radio-france

Tout simplement parce que les stéréotypes sont encore tenaces !

Aujourd'hui, les jeunes filles peuvent accéder aux mêmes formations que les garçons, mais elles se retrouvent encore très souvent dans des filières totalement sexuée, à 90% parfois. C'est le cas des carrières sanitaires et sociales, des concours pour être professeurs des écoles.

La médecine, aussi, se féminise de plus en plus. Cette année, 82% des étudiants en 1ère année de médecine sont des étudiantes, ce qui signifie que dans 10 ans, les femmes seront très largement majoritaires. Elles sont déjà 67%.

- Et du côté des garçons ?

C'est la même chose : on les retrouve très nombreux en informatique ou dans les écoles d'ingénieurs, par exemple. Mais des psychologues qui ont travaillé sur cette question de l'orientation sexuée ont montré que la présence massive d'un des deux sexes dans une filière n'était pas due à un choix prépondérant du sexe majoritaire, mais plutôt d'un évitement par l'autre sexe.

En clair, s'il y a plus de filles en médecine, ce n'est pas par choix des jeunes filles, c'est parce que les garçons viennent de moins en moins vers cette filière.

Un jeune s'oriente en fonction de ses goûts, des débouchés, mais aussi par rapport au degré de conformité de son choix à son statut social et à son genre. Plus une filière sera féminine, moins les garçons s'y engageront. Et inversement bien sûr.

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