Pouvoir se faire cirer ses pompes assis dans un fauteuil, c’était rarissime en France, alors que c’est monnaie courante dans les pays anglo-saxons, au Japon, en Amérique du sud, en Afrique du nord…

Certes, il y avait bien quelques initiatives. Au festival de Cannes, par exemple, les stars ne peuvent pas se passer de Daniel Vallera, surnommé « Messire », qui officie au Carlton.

Chaussures
Chaussures © dandies

Mais on passe à la vitesse supérieure avec la création de deux sociétés. « Les cireurs » : quatre cireurs déployés dans la région parisienne et à Lyon, dans les centres commerciaux, les magasins… La directrice, Sophie Viot Coster, espère créer 36 emplois en 3 ans. Elle a reçu une subvention des Hauts-de-Seine. Cela coûte 7 euros pour des boots, 5 euros pour des chaussures et 4 euros pour les enfants.

Autre société : « ShoeX-press.com », qui envoie des cireurs dans des soirées privées ou des manifestations professionnelles et qui propose l’enlèvement de vos souliers à domicile. Là, on est dans l’hyper luxe, pour les fous de chaussures. Mais Karim Achouchi, son créateur, affirme qu’il n’est pas facile de dire « je suis cireur de chaussures » quand comme lui, on a fait une école de commerce prestigieuse, l’ESSEC.

- Un métier qui ne fait pas l’unanimité, donc, et qui rencontre une forme de réticence.

On peut même dire un tabou. En France, ce métier a des relents de colonialisme. Il ne nécessite pas de formation particulière. Cirer les pompes, au figuré, cela veut dire que l’on se met dans une position de soumission et de flatterie. Mais ce métier s’inscrit dans ces commerces qui se développent, souligne le sociologue Patrice Duchemin, ces petites unités de service et de proximité pour la réparation et l’entretien.

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