Par Nathalie Fontrel

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Parce que la surface agricole de la France est en train de fondre. Les SAFER constatent qu'elle a diminué de 20% en 5 décennies. Alors certaines terres se sont couvertes de forêts, c'est vrai pour 4 millions et demi d'hectares.

Et dans ce cas, l'aménagement est réversible, on peut à nouveau les transformer en champs cultivés. Mais lorsqu'elles ont été recouvertes de bitume et de béton, lorsqu'elles reculent devant l'étalement urbain, les infrastructures de transports comme des aéroports - suivez mon regard- c'est irréversible.

  • Et cela signifie que nous produisons moins.

La Commission européenne estime que nous perdons ainsi 4 millions de tonnes de blés chaque année. L'Europe est obligée d'importer l'équivalent de la production de 35 millions d'hectares de terres. Le problème, remarquent les SAFER, c'est que notre système fiscal est une prime à l'artificialisation des territoires. Plus une commune a d'habitants, plus elle accueille des lotissements, plus elle perçoit de recettes fiscale. Elle n'a donc aucun intérêt à protéger les terres.

Ce qu'il faudrait, concluent les SAFER, c'est renverser la vapeur : taxer l'imperméabilisation des sols de telle sorte qu'il soit plus rentable de rénover les centres urbains, de les densifier. La terre rappelle les SAFER, c'est tout simplement la vie.

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