Par Valérie Cantié

Echographie
Echographie © dreoferkie

Oui c'est possible depuis quelques jours dans quatre pays d'Europe : l’Autriche, l’Allemagne, la Suisse et Lichtenstein. C'est également possible depuis plus longtemps aux Etats-Unis.

Il s'agit d'un test sanguin, une simple prise de sang effectuée dès la dixième semaine de grossesse : on mesure l'ADN fœtal dans le plasma maternel. Grâce au séquençage, on peut déterminer la présence ou non d'un chromosome supplémentaire chez l'enfant à naître et donc la trisomie 13, 18 ou 21. Ce test est donc plus fiable que l'amniocentèse (la ponction du liquide amniotique), qui est bien plus invasive puisqu'elle peut provoquer des fausses-couches dans environ 1% des cas.

Pourtant, ce nouveau test sanguin est décrié par des associations de parents trisomiques.

  • Pour quelle raison ?

Parce qu'il sera de plus en plus possible d'éviter la trisomie.

Des associations craignent, du coup, un ralentissement des recherches pour soigner cette anomalie génétique. Elles craignent une dérive eugénique, car lorsque l'on détecte une trisomie pendant la grossesse, 95% des femmes choisissent d'avorter.

Pour l'instant ce test n'est pas disponible en France. L'Agence du médicament, la Haute autorité de santé, le Comité consultatif national d'éthique, devront donner leur avis avant une éventuelle mise sur le marché.

En dernier lieu, ce sera au gouvernement de trancher.

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