Par Sophie Bécherel

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Maths © Minibe09

Cette question provocatrice, un chercheur du CNRS à l'institut de mathématiques de Jussieu l'a posée cet été en réponse à une tribune duNew York Times , signée par Andrew Hacker.

Selon ce professeur américain de sciences politiques à la retraite, les maths, par leur difficulté, seraient responsable d'un taux d'échec important au baccalauréat et à l'université. Pour lui, les algorithmes, les concepts enseignés, sont trop éloignés de la vie réelle pour intéresser les jeunes. Il soutient également que les mathématiques seraient un outil de sélection, voire un marqueur social pour favoriser l'accès à certaines professions comme vétérinaire ou médecin.

C'est sur la difficulté des maths et l'évolution de leur enseignement que Pierre Colmez, chercheur au CNRS, a bondi. Faire des statistiques citoyennes ? Illusion.

Trouver des exemples pour illustrer le concept de croissance exponentielle. Est-on sûr que choisir pour cela l'invasion des lapins en Australie va passionner tous les élèves ? Impossible d'enseigner les mathématiques qui débouchent sur des métiers précis comme le prône l'américain Hacker, les métiers sont trop nombreux.

Alors que faire ?

Pierre Colmez insiste : les mathématiques sont belles et fortes parce qu'elles sont abstraites. Ce ne sont pas des recettes qu'il faut enseigner, mais le raisonnement, la démonstration.

Les concepts sont indispensables pour progresser et comprendre le monde.

Gommer les difficultés, faire des statistiques... non !

Les maths sont une langue avec laquelle s'écrivent d'autres sciences : la biologie, la physique les démographies et même des trucs comme la finance.

Acceptons la difficulté des maths et appréhendons-les comme un escalier qui se monte marche à marche.

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