Par Sophie Bécherel

les américains absorbent moins de calories mais l'obésité progresse
les américains absorbent moins de calories mais l'obésité progresse © reuters

C'est en tout cas ce que teste actuellement un certain nombre d'entreprises aux Etats-Unis. L'imagination semble ne pas avoir de limite dans le domaine. Il y a quelques semaines, une compagnie aérienne des Samoa a instauré une nouvelle politique tarifaire: on paye désormais son billet d'avion au poids.

A présent, ce sont donc des primes versées en fin de mois qui sont testées pour inciter les personnes en surpoids à manger plus sainement et à se bouger, pour maigrir.

La question est d'intérêt public et économique car l'obésité va de paire avec des maladies qui augmentent l'absentéisme au travail.

- Et cela marche ?

Oui, mais mieux si on vise un groupe plutôt qu'un individu.

Voici l'expérience qui a été menée à l'université du Michigan : on a pris des volontaires, que l'on a divisés en 2 groupes. Dans le premier groupe, les obèses qui perdaient les kilos fixés recevaient chacun 100 dollars à la fin du mois. Dans le second groupe de 5 personnes, 500 dollars étaient partagés par mois, mais uniquement entre ceux qui avaient rempli l'objectif. Cela ouvrait donc la possibilité de gagner plus que 100 dollars par mois. Au bout de 6 mois, avec ce marché, ce sont les volontaires à qui on a proposé une approche collective qui ont perdu le plus de kilos.

Par esprit de compétition ? Par appât du gain ? Quoi qu'il en soit, être payé pour maigrir, ça marche. Et si cette idée peut choquer, elle est testée aujourd’hui outre-Atlantique. Il faut dire que dans le monde, la suralimentation tue plus de personnes que la malnutrition.

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