Par Isabelle Monrozier

Poule
Poule © Fotolia
Sur une terrasse, un balcon, il vaut mieux oublier. Mais dans son jardin, en ville, pourquoi pas ? L’enseigne de jardinerie « Truffault » affirme avoir vendu 20 000 poules et poussins l’an dernier, soit deux fois plus qu’en 2010. Le poulailler est très important. La nuit, elles s’installent sur un perchoir, la tête rentrée sous les ailes pour dormir. J’en ai trouvé un sur Internet qui m’a semblé pas mal du tout : 149 euros, 168 cm par 75 cm et 103 cm de hauteur. Je vous laisse faire le calcul ramené au prix de l’œuf sachant qu’une poule -je ne parle pas des poules de luxe-, peut coûter dans les 15 euros et qu’elle boit de l’eau (jusqu’à un litre par jour), raffole des mauvaises herbes, qu’on lui donne du blé ou du maïs mais également ses déchets organiques, voire exceptionnellement ses restes, mais jamais de chips ou de viande ! Et donc, économie de sacs poubelles à la clef ! L’envie des Français c’est naturellement de se faire une omelette ou un œuf coque au bout du jardin. Encore que. Il semblerait que des poules qui se manifestent le soir quand vous rentrez d’une rude journée de labeur, ce soit très réconfortant. Pas besoin de coq quand on veut des œufs. Lui c’est pour les poussins. De toute façon, pas sûr que les voisins apprécient son chant à 5 heures du matin. On ne dérange pas une poule qui s’apprête à pondre : sa crête devient rouge vif et ses yeux se résument à des boutons de bottines. En moyenne, elles pondent 280 œufs par an. Une seule poule ? Je ne vous le conseille pas, elle risquerait de s’ennuyer. Mais au-delà de 50 qui ont plus de 30 jours, vous devenez exploitant agricole. Si vous voulez des œufs « déco », la comédienne Annie Duperey vous conseille dans son livre _Le fabuleux destin de l’œuf et la poule_ chez Michel Lafon, de choisir l’araucana coquille bleu céladon (page 8) ou la Marans qui donne des œufs couleur chocolat (page 10).
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