Par Philippe Lefebvre

Il n'y a pas si longtemps, en recevant le communiqué d'un célèbre site internet, j'ai cru que j'avais soudain changé de pays, car le communiqué en question affirmait « plus d'1 Français sur 2 prévoie de partir aux sports d’hiver cette année ».

Oubliée la crise, oublié le pouvoir d'achat en berne, tout comme la valse des impôts et taxes nouvelles. Visiblement, selon ce site, nous avons tous tiré la carte chance en passant par la case départ et en touchant 20 000 euros. Mais plus sérieusement, la réalité est très différente. En fait, seuls 7% des Français se lanceront cet hiver à l'assaut des pistes.

- Et donc, on n’attend pas de baisse de la fréquentation ?

Non c’est plutôt relativement stable, en tout cas pour la clientèle française selon France montagne, qui regroupe les professionnels et les élus de montagne. En revanche on s’aperçoit que les vacanciers sont de plus en plus « fourmi » et de moins en moins « cigale ». Ainsi, une fois réglées les dépenses contraintes (transport et notamment SNCF qui pèse de plus en plus lourd dans le budget, ce qui incite nombre de familles à reprendre la voiture), mais également l’hébergement, la location de matériel, ainsi que les forfait de remontées mécaniques, pour le reste, nous regardons à la dépense.

Moins de restaurants, moins de shopping, mais là, certains loueurs de matériel ont trouvé la parade. Les tarifs de locations de ski et chaussures ont été revus à la baisse. Résultat : il paraît que les clients achèteraient plus d’accessoires (gants et lunettes). Ils penseraient finalement plus aux cimes enneigées et à leur bien-être qu’à leur compte en banque.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.