ParDanielle Messager

Il existe un certain nombre d'incompatibilités médicales à la conduite. Les conducteurs n'en sont pas tous conscients. Quant aux médecins, il faut peut-être aussi les faire réviser. Et c'est la raison pour laquelle le bulletin de l'Ordre national des médecins s'interroge.

Car le médecin, s'il peut repérer la maladie et les traitements qui lui semblent incompatibles avec une conduite sans risque, ne peut pas interdire en transmettant, par exemple, le dossier aux autorités. Ce serait violer le secret médical. Seuls des médecins agréés peuvent donner un avis et le transmettre au préfet : c'est lui qui en bout en course, tranche.

- Quelles maladies peuvent empêcher de conduire ?

Il y en a un certain nombre. On pense toujours aux maladies de la vue bien sûr, ou aux maladies psychiatriques. Mais saviez-vous que parfois le diabète peut être une contre-indication ? En cas d'hypoglycémie sévère, le conducteur peut en effet avoir un malaise et provoquer un accident. Dans ce cas, il y a nécessité de l'avis du médecin agréé pour éventuellement aménager le permis. Par exemple, toujours dans le cas du diabète, le patient devra prouver qu'il maîtrise sa maladie et ses risques d'hypoglycémie.

Mais il devra auparavant avoir accepté d'aller voir un médecin agréé, et cela, rien ne l'y oblige C'est à son médecin habituel de se montrer persuasif, en s'aidant parfois de la famille : « faites comprendre à votre père qu'il y a des précautions à prendre », sans jamais oublier de respecter le secret médical.

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