Bonjour à tous. Quatre nœuds au mouchoir au moins, pour ne pas oublier dimanche prochain 8 mars, la journée internationale des Femmes. Ne pas oublier non plus, demain lundi, le dîner annuel du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France. Selon le PARISIEN-Dimanche, Nicolas Sarkozy y sera comme l’année dernière. Mais FRANCE-SOIR hier, affirmait le contraire. On verra. Demain aussi, on fêtera les 100 ans du Guide Michelin, et le demi-siècle bien sonné du Petit Nicolas. Aventures d’un petit môme dont la presse rappelle qu’elles ont été imaginées par Goscinny et Sempé et ont fait leur entrée fracassante en mars 59, dans les colonnes du SUD-OUEST Dimanche. Et s’il n’y avait que ça ! Tous ceux qui ont dans leur vie une Cathy, doivent marquer le mardi 24 mars d’un signet… fête de Sainte Catherine de Suède. Sauf si vote Cathy est partie, comme dans la chanson de Bobby Lapointe : « Ta Cathy t’a quitté ». J’ajoute à ce catalogue mémoriel, trois informations glanées dans la presse dominicale, concernant les abeilles, les grenouilles et le sandwich jambon-beurre. Les abeilles, parce que ce week-end, les apiculteurs de France tiennent Congrès à Saint-Avold en Moselle. Ils étaient 220.000 il y a vingt ans et ne sont plus que 70.000 aujourd’hui. Because les pesticides, le changement climatique, le béton à l’origine de la disparition progressive des petites ouvrières inlassables de la pollinisation. Que seront nos saisons, nos fleurs, nos arbres fruitiers et nos garde-manger sans elles, si elles disparaissent ? Et les grenouilles me direz-vous, Froggy’s french que vous êtes, pourquoi la presse s’en soucie-t-elle ? Parce que ce dimanche à onze heures, démarre à la mairie du Donjon dans l’Allier, la première émission de Fréquence Grenouille consacrée aux amphibiens, mangeurs de moustiques. On sait depuis Victor Hugo, que la rainette verte nous parait plus sympathique que le crapaud. Mais la question n’est pas là. Elle tient plutôt au maintien des zones humides en France, conservatoires naturels des batraciens et de toute la chaîne qui va avec. C’est pourquoi, il y aura aujourd’hui concours de presse sur la mare du Plessis, aménagée pour attirer de nouvelles espèces. Et partout en France jusqu’au 30 avril, des animations autour de Fréquence Grenouille. J’y reviendrai dans un instant pour aborder avec la Fontaine, le problème des grenouilles républicaines qui se lassent de la démocratie et demandent un roi Jupiter. Mais d’abord, le sandwich jambon-beurre, indicateur des variations de prix, d’une région à l’autre. Le JOURNAL du DIMANCHE publie le premier indice sandwich, suite à des relevés systématiques établis en février dans 352 magasins : cafés-bars, boulangeries, supérettes, hypermarchés. Paris est la ville la plus chère pour un déjeuner sur le pouce. 3,27 euros le sandwich. Poitiers : 3,15… Strasbourg : 3,11. Pour trouver les jambon-beurre meilleurs marchés, il faut aller, à Saumur : 2,21… Mont-de-Marsan : 2,28. Et Corté en Corse ! 1,91. Dans la même veine, le DAUPHINE-Dimanche publie aujourd’hui une liste d’activités d’appoint insolites, pour ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts. Le dossier est intitulé : « Drôles d’idées pour le pouvoir d’achat » et évoque les parades qui consistent à devenir testeurs de médicaments ou de produits alimentaires, figurants dans des films ou parrains d’une marque. Robert Solé dans le MONDE daté dimanche-lundi, semble pour sa part, regretter qu’un Français n’ait pas l’idée des Portugais. A savoir, offrir un petit chien d’eau, aux filles de Barack et Michèle Obama. Robert Solé a intitulé son billet :« ouah… ouah », avant d’écrire : « Nom d’un chien, nous aurions pu emporter la niche, en envoyant à la Maison Blanche un berger des Pyrénées, un braque d’Auvergne, un griffon nivernais, un épagneul Picard, un basset normand. Hélas, c’est le Portugal qui décroche la timbale et qui va avoir, comme l’écrit déjà le quotidien DIARO de NOTICIAS, un ambassadeur aboyeur à Washington. Pierre-Antoine Delhonnais exprime dans le MONDE toujours, quelques lignes plus haut, un autre regret, à propos du G20 qui se tiendra à Londres en avril. Selon lui, « face aux difficultés des banques, de l’automobile et de tout le reste, ce sommet intervient trop tôt, ou trop tard. La crise est mondiale et replace chacun, dans ses frontières. Avec l’état sauveur et le citoyen payeur, resurgissent tous les égoïsmes nationaux. Qu’un Français accepte de payer plus d’impôts pour sauver d’autres Français du chômage, ce n’est déjà pas facile. Mais qu’il le fasse pour secourir des Polonais ou des Roumains, l’est beaucoup moins ». Et mon confrère du MONDE de conclure. « Sur ce point, l’histoire bégaie et le G20 n’y changera rien. S’il se montre audacieux, peut-être arrivera-t-il à la conclusion, qu’il n’est lui-même pas adapté à la situation ». Quoi d’autre de moins pessimiste à lire aujourd’hui ? Le JOURNAL du DIMANCHE dans sa totalité. Avec les banquiers qui ont inspiré Wolinski. Sur son dessin, on voit en effet un quidam jeter sa chaussure sur la tribune où Nicolas Sarkozy et François Pérol évoquent l’arrivée du second à la tête de l’ensemble Caisses d’Epargne-Banques populaires. Dans le même journal, François Pérol contre-attaque et répond à ses détracteurs : « Ben oui quoi… le Président m’a demandé de prendre le job… j’y vais. Mais ne vous y trompez pas, la polémique vise plus haut que moi. D’ailleurs, personne ne met en cause mes compétences professionnelles. Maintenant… qu’on me laisse travailler ». Et là-dessus, le JOURNAL du DIMANCHE de citer, quatre conseillers, de ministres et de présidents, partis eux aussi dans des banques d’affaires : Jean-Marie Messier, Anne Lauvergeon, Nicolas Bazire et Mathieu Pigasse. Mais faites comme moi, tournez la page. Encore un anniversaire. Le baromètre IFOP… JOURNAL du DIMANCHE… a 50 ans. Il mesure les hauts et les bas des présidents et des premiers ministres de la Vème République. « Les hauts, je les méprise », disait la grand-mère de Chirac… « les bas je les reprise ». Revenons à la fable de La Fontaine : « Les grenouilles qui demandent un Roi ». « Les grenouilles se lassant De l'état démocratique, Par leurs clameurs firent tant Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique. Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique : Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant, Que la gent marécageuse, Gent Fort sotte et fort peureuse, S'alla cacher sous les eaux, Dans les joncs, les roseaux, Dans les trous du marécage, Sans oser de longtemps regarder au visage Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau. Or c'était un soliveau, De qui la gravité fit peur à la première Qui, de le voir s'aventurant, Osa bien quitter sa tanière. Elle approcha, mais en tremblant ; Une autre la suivit, une autre en fit autant : Il en vint une fourmilière ; Et leur troupe à la fin se rendit familière Jusqu'à sauter sur l’épaule du roi, Le bon sire le souffre et se tient toujours coi. Jupin en a bientôt la cervelle rompue : « Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue.» Le monarque des dieux leur envoie une grue, Qui les croque, qui les tue, Qui les gobe à son plaisir ; Et grenouilles de se plaindre. Et Jupin de leur dire:« Eh quoi? votre désir A ses lois croit-il nous astreindre ? Vous avez dû premièrement Garder votre gouvernement; Mais, ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire Que votre premier roi fut débonnaire et doux De celui-ci contentez-vous, De peur d'en rencontrer un pire. »

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.