Bonjour bonjour à tous... « Papa a mis ma valise dans le filet, maman m’a donné les illustrés, le paquet avec le pain, le chocolat et la banane, elle m’a dit de faire attention de descendre à la gare de mémé, de ne pas parler avec des gens que je ne connaissais pas, d’être très prudent en descendant du wagon, et surtout, surtout, de ne pas oublier de téléphoner chez Dorothée dès que je serais arrivé. - C’est l’heure, a dit papa. Bon voyage, mon lapin, mon grand garçon. - Oh ! Ecoute, a dit maman. C’est de la folie. - Allons, allons, le train va partir ! a dit papa. J’avais pas du tout envie de partir. Moi, ce que je voulais, c’était aller chez tante Dorothée avec papa et maman, et puis papa et maman m’ont embrassé des tas de fois, et puis maman m’a donné des tas de conseils que je n’ai pas entendus, et puis papa a pris maman par le bras, et puis ils sont sortis du compartiment, et puis je les ai vus sur le quai. Ils n’avaient pas l’air de rigoler, même papa qui avait pourtant un grand sourire sur la bouche, et puis le train a commencé à marcher, et moi j’avais drôlement envie de pleurer. Il y avait un tas de gens dans le compartiment, mais moi je n’osais pas les regarder et je serrais très fort les illustrés et le paquet avec le pain, le chocolat et la banane, et j’avais drôlement peur de m’endormir et de rater la gare de mémé, et puis les gens dans le compartiment ne disaient rien et ils lisaient des journaux, et là où j’ai été drôlement content, c’est quand la porte s’est ouverte, et que le contrôleur est entré pour prendre les billets. C’est vrai ça, que les gens ne disent rien, dans les trains, quand ils lisent les quotidiens ! Il a parfaitement raison, « Le petit Nicolas », dont Le Journal du Dimanche, publie aujourd’hui, une page inédite, en avant-première du second tome des Histoires du Petit Nicolas, qui sortira jeudi prochain en librairie. 44 récits inédits, regroupés en un seul volume, illustré par Jean-Jacques Sempé, le grand Sempé et dont on doit le texte à René Gosciny, le grand Gosciny. « C’est lui, le père d’Astérix le Gaulois, qui écrivait les histoires, créait les situations, explique Sempé aujourd’hui, ensuite je dessinais et chaque fois, je me surprenais à éclater de rire. Les aventures du Petit Nicolas, ce sont des histoires formidables. Il y a en elles, une candeur aristocratique en ce sens que jamais Gosciny ne s’abaissait à vouloir faire moderne. » Voilà la réaction de Sempé. Seul, dont le Journal du Dimanche, publie un large extrait aujourd’hui est un inédit au goût doux-amer, assez inhabituel, sous la plume de René Gosciny, disparu hélas, il y a près de trente ans. Gosciny qui serait bien surpris d’apprendre qu’il est l’auteur francophone le plus lu dans le monde aujourd’hui, et pas près d’être détrôné. Le premier volume des histoires du Petit Nicolas, s’est vendu en effet à plus d’un demi-million d’exemplaires, 600.000 exactement. 220.000 Tome II, seront mis en place, chez les libraires, cette semaine ! Et combien sommes-nous, mon cher Pierre Weill, à avoir savouré il y a vingt ans un autre best-seller, proprement extraordinaire lui aussi et traduit en 45 langues et écoulé à plus de 15 millions d’exemplaires… Le Parfum… Le Parfum de Patrick Süskind, dont on a tiré un film qui sortira mercredi. Alors, pour ceux qui sont passés à côté du livre, il faut rappeler l’histoire de Jean-Baptiste Grenouille, apprenti parfumeur à l’odorat très développé, formé dans le Paris du XVIIIème siècle et qui pousse son art, jusqu’au meurtre de jeunes filles, tant il est obsédé par l’odeur des femmes rousses. Pouvait-on mettre, ce roman frémissant au cinéma ? Kubrick, Scorsese, Tim Burton, Milos Forman et d’autres encore ont été tentés… Patrick Süskind, l’auteur du Parfum a toujours repoussé leur offre d’adaptation. Et il a cédé à l’allemand Tom Tykwer, mais Stéphanie Belpèche, critique du Journal du Dimanche ne paraît qu’à moitié convaincue, par l’adaptation du parfum, enfin réalisée et qu’elle a vu. Le Petit Nicolas, Jean-Baptiste Grenouille, et le Président Lula, soumis au vote de 126 millions d’électeurs brésiliens, pour un nouveau mandant de 4 ans aujourd’hui… sont les héros du week-end ! Avec les belles autos du Salon de la Porte de Versailles, les monoplaces du Grand Prix de Chine, tout à l’heure à Shangaï, et les pur-sang, du Grand Prix de l’Arc de Triomphe, cet après-midi à Paris, sous la pluie. Héros aussi et pas encore fatigués… Ségolène Royal, Dominique Strauss Kahn, Laurent Fabius et Jack Lang que 205 000 socialistes français doivent départager dans six semaines. Oui, vous avez peut-être fait les comptes… Vous vous dites : 126 millions d’électeurs brésiliens vont peut-être voter pour Lula, et 205.000 électeurs socialistes français… eh bien oui, mais ça fait moins d’électeurs que pour Lula, mais cela fait davantage de foin, dans les quotidiens, les radios, les télés, les blogs et les dîners en ville. Et ce n’est pas fini, puisque Laurent Fabius, se lance dans le Gers aujourd’hui, et que DSK, se découvre sur France V cet après-midi, dans un film de 52 minutes et promet des surprises mercredi prochain dans son premier grand meeting à Alfortville. Je relève trois titres là-dessus, dans le Journal du Dimanche : Premièrement : Parti socialiste : la bataille est lancée… ouais… Deuxièmement : Ségolène Royal a son plan… Ah, tant mieux ! Troisièmement : Manuel Valls, l’ex-porte-parole de Jospin, considère que la gauche est plus mal en point cette année qu’en 2002. A ce stade, Jean-Luc Parodi, directeur de recherche à Sciences Po, et consultant de l’IFOP, propose son analyse du rapport des forces après le retrait de Lionel Jospin. Analyse réalisée à partir d’enquêtes menées chez les sympathisants socialistes… Ségolène Royal, selon lui, dépasserait les 60% (64 % exactement), devant Dominique Strauss-Kahn (18%), Jack Lang (10%), et Laurent Fabius (8%). Encore Jean-Luc Parodi prend-il soin de préciser que les sympathisants socialistes ne sont pas les adhérants et il dit que Laurent Fabius devrait peut-être atteindre un score à deux chiffres… A part ça, selon Philippe Martinat du Parisien, Hollande veut rester dans le jeu… c’est-à-dire… acteur de la campagne. Soit, réplique le billettiste, de La Montagne, mais, c’est peut-être Jospin l’incontournable, celui qui pèsera dans le débat. Peu importe, relève Patrick Fluckiger, dans Le Journal l’Alsace, à Mulhouse… La seule qui puisse prétendre être élue et peut-être dès le 16 novembre, sur un score franc et massif écrit-il, c’est Ségolène, son OPA sur le PS, a en effet de très bonnes chances de réussir ! » On n’y croyait pas il y a six mois, on y croit aujourd’hui. Et Nicolas… me direz-vous alors… le vrai, pas celui de Gosciny… Le Parisien, nous dit qu’il était hier salle Gaveau, et qu’il en a profité pour ironiser devant 2000 militants UMP, dans les termes suivants : « Il ne m’a pas échappé que j’étais devenu la cible de tout le monde. Les candidats socialistes se méprisent, se déchirent, n’ont aucune idée originale, mais ils ont trouvé leur point commun, leur bouée de sauvetage : haro sur moi ! L’UDF, à défaut d’être entendue, a trouvé son créneau pour subsister : être différente de moi. L’extrême-gauche est en miettes, mais elle a trouvé son bouc émissaire : c’est moi. Quant à Jean-Marie Le Pen, il n’y a pour lui qu’un seul homme à abattre : moi, moi, moi ! » Et Sarkozy d’en profiter pour dire : « Il y en a qui veulent m’empêcher de développer mon alternative politique audacieuse et crédible. Moi je veux défendre les valeurs françaises, l’idéal français, la pensée française. Mais le modèle français est exténué, fissuré, dévitalisé. Mon combat c’est de lui redonner du contenu et de la réalité. Et Le Parisien de conclure : La conviction de Nicolas Sarkozy, c’est que 2007 ressemblera à 58 et 81, écrit Ludovic Vigogne. Ce qui rappelle de Gaulle, 58 et 81, Mitterrand. Un mot sur la radio, les radios… pour conclure… Vendredi… C’était le deuil à RTL… avec la mort de Raymond Castans… qui a marqué l’histoire de la station et qui a fêté aussi ses 40 ans. Raymond Castans et son complice Jean Farran…. On s’en souvient. Et dans Paris-Match… Cette analyse des radios du matin… RTL, Europe, France Inter, RMC. C’est aussi gentil pour tout le monde le papier de Paris-Match… Simplement, ils disent « la radio la plus sérieuse le matin, c’est Europe 1. Evidemment, Europe 1, Arnaud Lagardère ; Europe 1, Arnaud Lagardère ! Luculus dîne chez Luculus ! Jean-Paul Cluzel devrait s’acheter un grand hebdomadaire pour parler de Radio-France. « On peut informer vite au lieu d’informer bien… La vérité n’y gagne pas… » écrivait Camus du Combat, c’était en l’automne 44.

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