Bonjour à tous… Il y a le beau temps de ce week-end, oui et le climat inquiétant de 2050 ! Il y a les Renseignements généraux sur tout le monde, et les Renseignements très particuliers sur les personnalités. Tout comme il y a les vraies gaffes, les grosses bourdes, et les petites bévues, soigneusement préméditées… Jacques Chirac a-t-il oui ou non, dit une bêtise en expliquant à des journalistes qu’une bombe atomique lancée par l’Iran vers Israël n’atteindrait jamais son but, et que Téhéran serait rasée, avant même que le missile ait parcouru 200 mètres dans l’atmosphère ? La presse se divise ce samedi, sur la réponse à donner à cette question. Pour Patrick Fluckiger, du journal l’Alsace, il est parfaitement vrai, que les Etats-Unis et Israël ont les moyens de détecter et d’intercepter un missile, dès sa sortie du silo. Les deux pays disposent en effet, d’une puissance de feu nucléaire qui ne laisserait aucune chance à la bombe iranienne pas plus d’ailleurs qu’à la population du pays. Bref, selon mon confrère de Mulhouse, Jacques Chirac dans cette affaire, n’a fait que rappeler le principe de la dissuasion, et souligner le vrai danger. A savoir la prolifération nucléaire, que la bombe iranienne, ne manquerait pas de susciter, dans des pays toujours plus nombreux qui voudraient faire comme Téhéran. Certes conclut Patrick Fluckiger, le langage du Président français, était cette semaine plus militaire que diplomatique… Mais si bévue présidentielle il y a, c’est d’avoir dit tout haut, ce qui se murmure tout bas, et d’avoir appelé un chat, un chat. Bizarre tout de même, reconnaît mon confrère mulhousien, cette marche arrière maladroite du chef de l’Etat, et bizarre aussi la publicité donnée par l’Elysée, à toute cette affaire. Comme si l’on voulait, avec cette bévue présidentielle, entre guillemets, absoudre les bourdes à répétition de la candidate socialiste. Le Monde, de ce week-end préfère s’en tenir lui, à la seule politique étrangère, en remarquant que la Maison Blanche a minimisé avant-hier la portée des propos de Jacques Chirac. « Nous n’avons, a en effet déclaré Monsieur Tony Snow, le porte-parole de la Maison Blanche, aucun doute, quant à la détermination de la France, à atteindre l’objectif, d’un Iran, sans arme nucléaire. » Et Le Monde, d’illustrer, cette certitude américaine en indiquant que le Quai d’Orsay a sollicité Monsieur Elbaradei, le directeur général de l’Agence internationale de l’Energie atomique, pour qu’il prenne une initiative, visant à sortir si possible de l’impasse iranienne. On sait que l’ONU, a donné à Noël dernier, soixante jours à l’Iran pour qu’il suspende l’enrichissement d’uranium, faute de quoi, il subirait des sanctions. Téhéran pour l’heure, n’en a cure, et l’on a appris cette semaine à Vienne, que l’Iran avait commencé d’installer une partie de ses 3000 centrifugeuses dans son site souterrain de Natanz. Mais souligne Le Monde de ce samedi, M. Elbaradaï le Directeur de l’AIEA, soutenu par Moscou, et sollicité par Paris, propose une pause simultanée de l’enrichissement d’uranium par Téhéran, et des sanctions des Nations-Unies. Tout le monde gesticule, parce que l’Iran est tout à la fois, insupportable et indispensable traduit Alexandre Adler, dans sa chronique du Figaro. L’Iran chiite écrit-il, a les clefs de la situation en Irak, les clefs au Liban et un malencontreux programme nucléaire datant de l’époque du Shah, et jouissant alors, on l’a un peu oublié de la triple bénédiction des Etats-Unis, de la France et d’Israël. Et Adler d’ajouter… on n’échappera pas à la négociation… Quant à la prétendue gaffe de Jacques Chirac, elle n’était à certains égards qu’un faux pas dans la bonne direction. Il faudra bien, conclut Alexandre Adler ce matin, que l’Iran demi-nucléarisé négocie avec ses voisins, et choisisse aussi entre ses ayatollahs modérés et son président Ahmadinejad qui comme chacun ne l’est pas. Sur ce négationniste excité, Adler n’y va pas avec le dos de la cuiller… quand il écrit, je le cite : « Personne ne doute des sympathies nazies profondes de Monsieur Ahmadinejad depuis que, dans une lettre démente adressée à Angela Merkel, il a exalté le combat commun des jeunesses allemandes, (autrefois) et iraniennes, (aujourd’hui), contre la menace juive. Mais si on le laisse faire au plus haut niveau, c’est qu’on y voit le moyen imparable, en envenimant le dossier nucléaire, de bloquer le plus longtemps possible les évidentes convergences que l’actuelle conjoncture moyen-orientale ménagent avec Paris, Londres, Washington, mais aussi Delhi et pourquoi pas bientôt Jérusalem. » Alors, CQFD… je viens de tenter de le démontrer, Jacques Chirac d’après la presse, n’aurait pas gaffé ! Notez au passage que L’Iran juge surprenant les propos du président de la République. Et Claude Imbert dans son éditorial du Point ce matin, remarque que Jacques Chirac parle de politique étrangère. Après tout, c’est son travail, il est à l’Elysée pour ça et c’est un dossier qu’il connaît bien. Alors écrit Imbert, que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal semble-t-il, ont du mal à évoquer ces sujets là. Peut-être que ce n’est pas très électoral, la politique étrangère. Je reviens sur les bourdes, Il y a donc bourde et bourde… Bon, chirac n’a pas gaffé. Dans Le Monde 2, Jacques Buob, suggère aux adversaires de Ségolène Royal, de ne pas se réjouir trop vite, des bourdes de la candidate socialiste. Selon Jacques Boeb, il y aurait ce qu’on peut appeler un effet Teflon dont ont bénéficié et Ronald Reagan aux Etats-Unis, et Jacques Chirac ici. L’effet Teflon, c’est quand la poêle magique n’attache pas. Vous avez fait des crêpes à la chandeleur ? Ca n’attachait pas ? Et Jacques Buob de rappeler l’attitude visionnaire de Jacques Chirac, qui déclarait en 91, au Nouvel Observateur : « En matière internationale, on ne retient mes propos que si je dis une connerie ! » Et mon confrère, d’ajouter un autre mot qui n’a pas tué l’ancien maire de Paris, quand il définissait ainsi la femme idéale : « La femme idéale, c’est la femme corrézienne, dure à la peine, qui sert les hommes à table, ne s’assied jamais avec eux, et ne parle pas. » Cette citation a 30 ans et n’a pas empêché Chirac d’être Président avec le vote des hommes et le vote des femmes également. Le Monde, cite aussi, Reagan… déclarant que les arbres polluent plus que les voitures… Et Berlusconi, invitant les américains, à faire du tourisme en Italie… parce disait-il, c’est un pays dans lequel il n’y a plus de communistes, mais les secrétaires y sont particulièrement jolies… Dans le genre… nous avons eu mieux en France, avec Mac Mahon… dont on connaît le fameux… Que d’eau, que d’eau… c’était à Toulouse, il y avait eu des inondations… Et aussi, son mot que moi j’adore, à propos de la diphtérie… « Il disait : c’est une maladie terrible. On en meurt, ou on devient à moitié idiot... j’en sais quelque chose, je l’ai eu. » Un jour aussi, il était à Saint-Cyr…et on lui présente le major de Saint-Cyr…Vous savez le major de Saint-Cyr, on l’appelle le nègre… Alors, il lui dit : alors, c’est vous le nègre ? Oui, pas de chance, c’était un africain le major en question. Mais j’en viens… aux Renseignements généraux... et particuliers… Le Parisien, Le Figaro, Libération, relèvent que M. Rebelle, bien nommé, l’ancien directeur de Greenpeace France, membre de l’équipe de campagne de Madame Royal pourra consulter, cet après-midi, son dossier des RG au siège de la CNIL, la commission nationale de l’informatique et des Libertés. Ses avocats avaient disposé une requête en ce sens, mardi dernier Monsieur Turk, le président de la CNIL y souscrit, comme la loi l’y oblige, d’ailleurs. Sur les Renseignements Généraux… Bruno Frappat, propose aux lecteurs de La Croix, une chronique d’humeur, aussi charmante qu’éclairante quand il écrit ceci : « Il y a, dans les « fiches » cachées au public des balivernes, des à-peu-près hilarants, des choses ramassées dans le caniveau, des coupures de presse prises au pied de la lettre, des ragots qu’on trouve sur Internet, des peccadilles invérifiées, des fantasmes et des méchancetés. Beaucoup de bêtises et d’inutilité. Et Frappat ajoute ceci : Mais les RG sont très français en ce sens qu’il y a parmi eux des fidèles de plusieurs camps, strates des alternances, des affidés successifs. C’est peut-être même un des charmes du métier, que de se surveiller de bureau à bureau, de brigade à brigade. Et il y a dans chaque camp, des fournisseurs bénévoles d’indiscrétions, des lanceurs de rumeurs, de ceux qui pigent dans les journaux adéquats. Aussi, quand une partie des enquêteurs se met au service d’un camp, il y a une autre partie des collèges pour révéler l’existence des enquêtes et faire publier des révélations qui devaient rester secrètes. Et voici la conclusion de Frappat : « Ce petit jeu de R.G. n’est pas tragique, et il ne tue personne. Il est simplement grotesque. Il est minable parfois. Imaginez la gravité de l’enquêteur revenant tout essoufflé, vers son chef et lui annonçant que Mme Ségolène Royal a des parts dans une SCI, ou son voisin de bureau, roulant pour l’autre camps, révélant à la presse, dans l’arrière salle d’un café, que le scooter du fils de Nicolas Sarkozy a été retrouvé, à la suite d’une fouille et d’une enquête dans le « 93 », on y a arrêté trois suspects et ils font l’objet de prélèvements d’ADN, leur compte est bon et la France sera sauvée. Je n’ai rien dit du climat… vous me laissez dire trois mots. Dans la Charente Libre, il va nous en cuire. Dans la Voix du Nord, je lis la planète a la fièvre. Elle l’aura en 2050. Et dans Le Dauphiné Libéré : « L’homme a déréglé le climat pour un millénaire, nous sommes tous responsables. »

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