Ce matin, Samuel, vous avez trouvé les journaux légers…

Oui Clélie, léger, très légers… Attention, je ne veux pas dire vides, peu remplis, peu riches en ce premier samedi du mois d’août ! Non, je veux dire légers au sens de détendus : au lendemain de ces deux nouvelles médailles d’or pour la France – de Teddy Riner et de Florent Manaudou - nos quotidiens sont sur un petit nuage.

A commencer par L’Equipe, dont la Une nous parle de « bonheurs

C’était une « journée de rêve » pour Sud-Ouest

Le Progrès de Lyon écrit : « Et soudain, nous avons vu la vie en or. Bien sûr, ces succès vont nous précipiter dans ce travers français de l’arrogance nationale, tendance chauvine. Nous oublierons un temps la crise, les voitures chinoises et la guerre en Syrie ». Mais pourquoi ne pas le dire, « cela fait du bien, beaucoup de bien ».

Et effectivement, on a le droit à tous les superlatifs ce matin après ces deux nouvelles médailles : du « Colossal » en Une du Télégramme de Brest ou de La Provence. De l’ « Immense » pour L’Est-Eclair et La Montagne. Du « Magistral » pour L’Equipe. Ou encore du « Géant » pour Le Parisien et La Dépêche du Midi.

La Dépêche du Midi qui, comme Ouest-France, n’en revient pas de la surprise Florent Manaudou : « Personne ne s’y attendait, et même pas lui », croit savoir le quotidien !

Florent Manaudou qui partage la gloire ce matin avec Teddy Riner…

Oui, et vos journaux sont intarissables sur les qualités humaines du champion. « Sa bonhomie, son naturel, son sourire », explique Sud-Ouest. « Cette joie de gamin après chaque victoire » dit encore Le Journal de la Haut-Marne, « cette joie qui a quelque chose de pur, de frais et d’innocence ».

Un conseil aux joueurs de l’équipe de France de football – peut-être que certains écoutent France Inter – ne lisez pas la presse ce matin ! Car vous en prenez sérieusement pour votre grade, vous prenez cher, comme disent les jeunes… Vous, montrés du doigt en antithèse absolue de Teddy Riner, vous que Le Républicain Lorrain appellent les « sales gosses du foot français». Le journal dit merci aux athlètes français à Londres, merci de montrer que « l’effort, la ténacité et le dépassement de soi ne sont pas ringardisées par le cynisme ambiant ».

Gloire aux champions donc ce matin dans vos journaux ! Des champions qui savent rester des hommes et des femmes comme les autres…

Si on en croit en tout cas le site d’information Rue 89, où une ancienne championne affirme que presque 100% des nageurs de compétition urinent dans la piscine ». Elle explique : « Vous essayez toujours de faire pipi avant de nager – encore heureux – mais l’adrénaline et la tension dérèglent votre système ».

Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part, je ne regarderai plus jamais une compétition de natation de la même manière !

Voilà pour les deux nouvelles médailles françaises à Londres… Que lire ce matin encore dans les journaux ?

Et bien une autre histoire de liquide, celle qui barre la Une de Libération, ce « Label vert pour le rouge », comprenez cette appellation « vin biologique » que vient de créer Bruxelles.

C’est une révolution pour le monde viticole, écrit Fabrice Tassel qui est allé à la rencontre des vignerons.

Certains sont satisfaits, d’autres beaucoup plus sceptiques, estimant que ce règlement, trop laxiste, va permettre aux industriels de produire des vins avec ce label bio…

Alors Libé pose la seule question qui vaille : le vin étiqueté bio sera-t-il bon ? Et bien prudence... Car « le vin bio qui est longtemps resté l’enfant de quelques vignerons passionnés et exigeants, risque de devenir un produit de masse comme un autre ».

On l’aura compris, ce n’est pas parce que le contenu de votre verre est plus vert qu’il est forcément meilleur.

Encore une histoire de goût… C’est « M », le magazine du Monde qui s’interroge ainsi cette semaine : Mais « qui a volé le goût de la tomate » ?

Nous l’avons tous constaté : ces dernières années, la tomate est devenue de plus en plus rouge, ronde, et ferme… De plus en plus belle, et…de moins en moins bonne. « M » consacre 7 pages à éplucher les raisons de cette abomination. Verdict : c’est la faute aux vilains ingénieurs agronomes, qui ont n’ont cessé d’améliorer l’aptitude à voyager et à bien se conserver de la tomate, mais en oubliant complètement le goût. Un oubli qu’il est urgent de réparer !

Une bonne salade de tomates, toute simple, en guise d’entrée ! Voilà qui siérait bien au président normal François Hollande, en vacances à Brégançon… Le Monde s’arrête sur cet épisode : le président de la République qui, avant de partir en vacances, s’est rendu dans un rayon de la Fnac, pour acheter, comme n’importe quel Français, un dvd. Avant, comme n’importe quel Français, de prendre le train

Ca y est, on a compris le message, écrit Le Monde : Hollande n’est pas Sarkozy, il n’ira pas passer ses vacances sur le yacht d’un ami richissime, il ne fait pas la fête dans un restaurant des Champs Elysées.

Attention, avertit le journal : « l’antisarkozysme ne suffira bientôt plus à nourrir le hollandisme ».

« Face au déluge de plans sociaux, à l’explosion du chômage, à une crise de la zone euro de plus en plus incontrôlable, la recette qui consiste à attribuer toutes les responsabilités à la majorité précédente ne tiendra plus très longtemps ».

Le Monde qui souhaite tout de même de « bonnes vacances » à François Hollande !

Est-ce-que la presse s’intéresse aux vacances du président Hollande et de sa compagne ?

Une certaine presse Clélie, surtout une certaine presse : Les Paparazzis que Le Parisien-Aujourd’hui en France est allé interroger : et ils confirment qu’ils sont bien à l’affût du couple présidentiel.

Le must cet été, confie l’un d’eux, ce serait une photo de Valérie Trierwiler en maillot de bain.

Mieux, dit un autre : une bonne engueulade du président et de sa compagne ! Manifestement, l’affaire du tweet est encore dans toutes les mémoires.

Et puis, puisque nous avons commencé cette revue de presse avec le cocorico des journaux sur nos champions olympiques, je vous propose de finir par les poules…

C’est un reportage de Paris-Match : «Un amour de poupoule ». Ou comment il est devenu très tendance d’avoir chez soi une poule en guise d’animal de compagnie.

Pourquoi ? Parce que contrairement au chien ou au chat, elle pond des oeufs, elle demande moins d’attention que nos compagnons à quatre pattes, et puis, confie une amoureuse des gallinacés, une poule, c’est une amie formidable, toute de beauté et d’humour !

J’ai bien lu l’article, mais je n’ai pas bien compris en quoi consistait l’humour des poules !

© Samuel Etienne

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