Bonjour à tous. DERNIERES NOUVELLES D’ALSACE. Dernières nouvelles de l’alliance, dernières nouvelles du printemps, des présidents… Et dernières nouvelles de France Inter ! Voilà pour le sommaire de cette revue des journaux, qu’il faudrait aborder à la façon de Jacques Prévert. « Ceux qui pieusement Ceux qui copieusement Ceux qui tricolorent Ceux qui inaugurent Ceux qui croient Ceux qui croient croire Ceux qui croa-croa Ceux qui brossent à luire Ceux qui ne prennent pas le Pirée pour un homme Ceux qui plantent en rêve des tessons de bouteille sur la grande Muraille de Chine Ceux qui mettent un loup sur leur visage quand ils mangent du mouton Ceux qui volent des œufs et n’osent pas les faire cuire… Ceux qui mamellent de la France Ceux qui courent, volent et nous vengent… Tous ceux-là et beaucoup d’autres, entraient fièrement à l’Elysée en faisant craquer les graviers. Tous ceux-là, se bousculaient, se dépêchaient, car il y avait un grand dîner de têtes, et chacun s’était fait celle qu’il voulait ». Et voilà le reportage pour tous les temps et tous usages, que faisait Prévert au lendemain de la crise de 29, deux ans avant l’arrivée au pouvoir d’Hitler en Allemagne et cinq ans avant l’avènement du Front populaire en France. Encore convient-il, comme l’écrit ce matin l’écrivain Joseph Bialot dans LIBERATION, de ne pas faire du neuf avec du vieux ! Ce qui n’empêche pas l’intellectuel de citer dans son semainier, cette définition de l’enfer que donnait Victor Hugo. « Enfer chrétien ? du feu ! Enfer païen ? du feu. Enfer mahométan ? du feu ! Enfer Hindou ? des flammes. A en croire les religions, Dieu est né rôtisseur ! » Et le même Joseph Bialot, né à Varsovie, élevé à l’école de la rue en France, avant d’être déporté à Auschwitz, d’exprimer en deux phrases, sa reconnaissance. « Ce que je suis aujourd’hui, je le dois à la communale de Belleville, lieu initiatique pour les gamins de l’époque ». A la page voisine, Véronique Soulé s’interroge sur le principe des évaluations et souligne que la France est l’un des pays où les destins scolaires sont le plus fortement liés aux origines sociales et au capital culturel des familles . « Certes, écrit-elle, l’école ne peut pas tout, mais elle est aussi le reflet d’uns société élitiste et inégalitaire, qui se croit plus juste que les autres ». Marie-Estelle Pech dans le FIGARO, s’étonne qu’en dépit des négociations engagées par le gouvernement la situation reste tendue, sur les campus et exaspère les Présidents d’université découragés par les violences répétées ». Au passage, ma consoeur du FIGARO signale que les candidats à l’agrégation arrivés en retard cette semaine, à cause des perturbations de la SNCF, n’auront pas droit à une seconde chance. Au nom de l’égalité ! A la rubrique « Violences en tous genres », Bruno Frappat dans LA CROIX, évoque la colère des salariés estourbis par les millions d’euros, en stocks options, ou retraites-chapeau. « La tête éclate », écrit-il, avant d’ajouter : «encore faut-il faire très attention pour trois raisons… « 1/ Il y a des gens qui ont un intérêt politique évident à voir monter la colère. 2/ Il y a de plus en plus de gens qui ont des raisons objectives d’être en colère. 3/ Il y a des puissants qui, par leur conduite, leur inconduite plutôt, font tout pour que les choses se crispent. On se souvient encore de cette fameuse nuit française du 4 août 1789, où nos aïeux furent supposés « abolir les privilèges » ce qui, depuis cette époque, nous autorise à donner des leçons de bonne conduite à toute la terre et à dénoncer les méchancetés de l’univers entier, assis sur nos principes. Il faudra un jour se demander si la société française n’est pas redevenue, au fil des âges, des crises, des prétentions, de la morgue et de l’aveuglement, une des sociétés où les inégalités et les privilèges sont les plus solidement installés (réinstallés) » Fin de citation. Je lis dans les DERNIERES NOUVELLES D’ALSACE que l’épluchure est une ressource d’avenir. Entendez que les déchets font d’excellents fertilisants. Hier, on rêvait de faire de l’or avec du plomb, aujourd’hui on traque partout l’économie d’énergie. Mais c’est à la première page des DERNIERES NOUVELLES D’ALSACE qu’il faut s’arrêter. Avec la grande, la belle photo, de deux couples présidentiels rassemblés… Ils sont quatre, souriants, élégants, sur les marches du Palais Rohan de Strasbourg. De gauche à droite, Barack et Michelle Obama, Carla et Nicolas Sarkozy. En légende, mes confrères des DERNIERES NOUVELLES D’ALSACE relèvent sobrement que les nuages franco-américains semblent s’être dissipés, avant d’ajouter que tout à l’heure, pour les soixante ans de l’OTAN, 28 chefs d’Etat et de gouvernement vont débattre de la réorganisation de l’organisation de l’unité atlantique. C’est la fin de la défiance, assurent en manchette les DERNIERES NOUVELLES D’ALSACE. Mais dans son éditorial, Jean-Claude Kiefer applaudit volontiers un Barack Obama qui ignore la langue de bois, spécialité politique européenne. Un homme, dit-il, qui parle sans détours, sans formules populistes et va toujours à l’essentiel. Mais ajoute Kiefer, qu’on ne s’y trompe pas. Le Président prie instamment les Européens d’accroître leurs capacités militaires. Bref, de prendre en main leur sécurité et de ne plus se reposer sur les Etats-Unis. C’est un changement de ton, conclut Kiefer, dans les relations, peut-être dicté par les nécessités économiques du moment. Pour l’HUMANITE, les choses sont plus simples. On fête aujourd’hui les 60 ans de l’OTAN et la France, soumise, 24 heures après le G20. C’est un virage, écrit aussi Laurent Joffrin dans LIBERATION. Kosovo ou Afghanistan, la guerre se banalise et le pacifisme aussi. Question de l’éditorialiste : « Alliance défensive des démocraties ou police des nations riches ?». Le PARISIEN s’en tient aux deux alliés, Nicolas et Barack. Dans le FIGARO, un sondage Opinion-Way : 54 % des Français considèrent que Nicolas Sarkozy a bien défendu les intérêts du pays. Valéry Giscard d’Estaing le dit aussi dans la TRIBUNE, où il fait compliment à Nicolas Sarkozy.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.