Bonjour à tous… C’est fou ce qu’on apprend à la lecture des journaux ! Même un dimanche de Pâques. Pâques que vous pouvez écrire, avec ou sans « s », comme l’explique très bien dans TEMOIGNAGE CHRETIEN, Sœur Marie, religieuse bénédictine. Pâque sans « s », c’est la Pâque juive, la fête des Azymes qui rappelle la sortie d’Egypte. Et Pâques, avec un « s », ce sont les Pâques chrétiennes, quand au mois de la naissance du peuple d’Israël, mois d’attente de la moisson, Jésus meurt et ressuscite à Jérusalem. Ce qui fait dire à Sœur Marie, que Juifs et Chrétiens greffent la fête de Pâque sur la même racine. Reste que l’on ne sait pas très bien pourquoi, à partir du Moyen Age, les seconds choisirent de mettre la fête singulière au pluriel ! A ce propos, et puisque André Santini, le maire d’Issy-les-Moulineaux, donne aujourd’hui dans le JOURNAL du DIMANCHE son sentiment sur les rapports que devraient entretenir les politiques et les humoristes, je lui demanderai s’il connaît les 4 arguments prouvant que Jésus était juif. 1. Il était célibataire et vivait encore, à près de 30 ans, chez sa maman. 2. Il est entré dans l’affaire de son père. 3. Il ne doutait pas de la virginité de sa mère. Et 4. Sa mère, Marie, n’avait d’yeux que pour lui et le prenait pour un Dieu ! C’est fou, hein, ce qu’on apprend à la lecture des journaux : Dans le même hebdo, TEMOIGNAGE CHRETIEN, je découvre ce matin que Daniel Vaillant, le maire socialiste du 18ème arrondissement, a du renoncer à honorer l’écrivain Albert Simonin, d’une rue de son quartier. Explication de mon confrère, Sébastien Lapaque (en un seul mot Lapaque), Simonin, l’auteur de « Touchez pas au Grisbi », co-signataire du scénario, « Les Tontons flingueurs » avec Georges Lautner et Michel Audiard, a collaboré pendant la guerre. On sait, souligne Sébastien Lapaque, que le roman policier, la critique gastronomique et quelques rubriques culturelles des journaux ont servi à la libération de chambre de décontamination pour quelques « Bad boys » des années noires. Mais le chroniqueur de TEMOIGNAGE CHRETIEN va un peu plus loin, après avoir repris la formule d’Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça, qu’on les reconnaît », il s’étonne de la protestation d’un groupe de profs de lettres antigaullistes d’aujourd’hui ! « On vient d’apprendre », écrit Lapaque, « que ces enseignants refusent de voir les Mémoires de guerre de Charles de Gaulle, au programme des classes de terminale littéraire, l’année prochaine. A leurs yeux, l’étude de ce livre est de la propagande déguisée ». Conclusion de mon confrère : « C’est drôle, quand on y pense, cette insistance des nazebroques et de voir à quel point le Général continue d’exaspérer les crétins ». C’est drôle aussi, de découvrir aujourd’hui dans le JOURNAL du DIMANCHE, une interview de Régis Debray proposant de sortir de Gaulle du musée, avant le 70ème anniversaire de l’appel du 18 juin. Cocasse aussi, cette coïncidence qui va nous permettre de revisiter, ce soir, à la télé, « les Tontons flingueurs », chef d’œuvre d’identité nationale, selon Serge Moati, pour qui le film vaudeville mérite de figurer dans notre Panthéon intime. Avec tous ses acteurs demi-dieux : Blier, Ventura, Jean Lefèvre, Francis Blanche… Et ses répliques, désormais classiques… « Les cons, ça ose tout… » Jusqu’à la scène de la cuisine, où Jean Lefèvre, torché à l’alcool fort déclare : « Y’a de la pomme là-dedans… mais y’a pas que de la pomme ». « On devrait apprendre ça par cœur, dans toutes les écoles de la République », écrit Moati, enthousiaste, « et avec le ton, s’il vous plait, et la voix de Blier, le talent de Blier ». J’ai vu « les Tontons flingueurs » en 63, écrit le chroniqueur du JOURNAL du DIMANCHE. En 63, j’avais 17 ans, année du bac. On venait d’assassiner Kennedy. L’Amérique avait une sale tronche, et nous le blues et la gueule de bois. Notre guerre d’Algérie s’éloignait, alors que débutait celle du Vietnam pour les Yankees ! Trois pages plus haut, dans le JOURNAL du DIMANCHE, Régis Debray évoque lui aussi, son passé de jeune homme, et son rendez-vous manqué avec le Général de Gaulle. De Gaulle qui l’a sauvé, quand on l’a arrêté, en 67 en Bolivie, lui, l’admirateur révolutionnaire de Che Guevara. De Gaulle, confie Régis Debray, à ma consoeur Marie-Laure Delarue, a télégraphié au Général président bolivien qu’il connaissait un peu : « Entre militaires, je vous le demande, ne tuez pas, ce jeune fou ». Ca a marché. Je n’ai pas pu lui dire merci. Quand on m’a libéré, De Gaulle était mort. Et Debray, l’écrivain médiologue et philosophe, de dégager dans son interview du JOURNAL du DIMANCHE, tout ce qui est vivant et rebelle dans la trajectoire du Chef de la France libre, qu’il n’a jamais rencontré. « Cet homme d’épée et de plume », dit-il, « avait les traits de son époque. Aujourd’hui hélas, la France n’a plus d’épée et la plume ne pèse plus, face à l’écran de la télé. La dignité du politique et l’imparfait du subjonctif font naufrage de concert, main dans la main ». Et quand Marie-Laure Delarue demande à Debray, gaulliste de gauche, et même d’extrême-gauche, pour provoquer, quel regard il porte sur la politique d’aujourd’hui, il répond : « Le même que sur le sport, dont relèvent désormais nos matches électoraux. Etes-vous OM ou PSG ? On peut prendre parti, pour s’amuser. Mais prendre feu et flamme ? La politique a décroché de l’Histoire. C’est le rendez-vous des médiocres. Ceux qui rêvent d’une voiture avec chauffeur ». C’est fou ce qu’on apprend dans les journaux… Et pas seulement sur le chocolat, l’agneau pascal, les traditions avec ou sans les religions… A quoi vous dire, que les Girondins de Bordeaux, traversent une mauvaise passe, l’Eglise de France aussi, qui argumente dans le PARISIEN aujourd’hui… Et Nicolas Sarkozy, mauvaise passe également, soulignée par Raphaëlle Bacqué, dans le MONDE daté dimanche-lundi. Ma consoeur constate sous le titre « Bruits et chuchotements à l’Elysée » que pour la première fois, depuis 2007, Nicolas Sarkozy n’apparaît plus comme le seul et le meilleur candidat de la droite. Ses conseillers cherchent la parade, mais sont divisés. Divisés aussi les partisans d’Alain Juppé. Le journal SUD-OUEST de Bordeaux publie à cet égard un drôle de sondage, où la question principale est bizarrement : « Juppé ferait-il un bon président ? » Et la réponse est « non », majoritairement. Positifs en revanche les sondages pour Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn. Voyez dans le POINT le dossier consacré au Directeur Général du FMI. Tiens, j’y ai appris que l’ancien ministre qui voyage beaucoup, a un truc pour repasser vite fait ses costumes. On termine avec la promotion de Pâques de la Légion d’honneur. L’animatrice Mireille Dumas, le journaliste Philippe Labro, le chef d’orchestre William Christie, le comédien Michel Duchaussoy ou encore la chanteuse Nicole Croisille et l’ex-speakerine Denise Fabre, entre autres, ont été décorés.

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