Bonjour à tous…. Heureux habitants de l’Aveyron et des autres départements, préparez-vous doucement à une actualité plutôt chargée ! Et ce n’est pas Philippe Meyer, le mammifère omnivore de France INTER qui vous le dit, mais Le Kiosque d’aujourd’hui, alors que vous vous préparez à rentrer à pied, à cheval ou en voiture, de votre lieu de villégiature. Si tant est que vous y étiez naturellement, en dépit de la flambée des prix du carburant et de l’austérité prêchée par notre ministre de l’Economie. Christine Lagarde remet ça (si l’on peut dire) dans LE PARISIEN d’aujourd’hui, en confirmant qu’elle ne prévoit pas de diminuer les taxes sur les produits pétroliers. « Il faut, explique notre grande argentière à mon confrère Eric Hacquemand, oublier de temps en temps son véhicule au profit de ses deux jambes et de ses deux roues. Sur les petits trajets, quand on n’est pas très chargé, pourquoi ne pas laisser la voiture au garage ? » « Dans les grandes agglomérations, ou dans les petites villes, ajoute-t-elle, utilisons les bicyclettes ! C’est parfois presque aussi rapide et plus économique. » Et Madame Lagarde de conclure… après avoir signalé la qualité reconnue des transports en commun dans notre douce France… « Je suis prête à donner l’exemple. » Cette leçon de nouvelle économie par l’économie figure en page 8 du PARISIEN, qui a titré : « Réplique de Lagarde à la flambée des prix de l’essence : utilisons les bicyclettes. » Une leçon qu’ont déjà bien anticipée le maire de Lyon, le maire de Rennes, et le maire de Paris, Bertrand Delanoë, avec Vélib auquel votre serviteur est abonné depuis cet été. Mais vous allez voir comme les gens sont méchants ! Au lieu de préparer les Français aux longues marches rendues nécessaires par le pétrole rare et cher… LE PARISIEN dresse le tableau des professions alarmées par les menaces que font peser un pétrole rare et cher… Je cite, les pêcheurs, les taxis, les ambulanciers, les transporteurs de fret, Air France, et tous les transporteurs publics, jusqu’à la Sncf et la Ratp, malgré les contrats indexés qui les lient aux collectivités. LE PARISIEN cite aussi Rémi, un habitant d’Ile de France, contraint de prendre chaque jour sa voiture pour aller de son domicile dans l’Essonne, jusqu’à Goussainville dans le Val d’Oise. « Tout augmente, s’écrie-t-il. Je gagne 1400 euros par moi. Entre le loyer à 500 euros, le marché, la voiture, ce n’est plus possible… On ne vit plus… on survit. » L’HUMANITE DIMANCHE reprend en écho, avec ce titre en forme de question : « S’user au travail. Pourquoi ? Pour qui ? » Et ce sous-titre explicatif. « Les Français placent le travail comme la deuxième condition de leur bonheur. Mais dans un contexte d’injustice sociale, le travail devient un objet de frustration. » LES ECHOS du week-end, tout comme LE MONDE de samedi, préfèrent évoquer la tension qui règne sur les marchés et souligner les indices de fragilité des grands réseaux bancaires qui font baisser la Bourse. LES ECHOS font un pas de plus, et mettent l’accent sur 3 records à mettre en perspective. 1/ La hausse du pétrole - 2/ La hausse de l’or, napoléon et lingot 3/ La baise du dollar par rapport à l’euro. Ce point 3 n’inquiète pas Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes. « Ce n’est pas un problème européen, dit-il à Françoise Crouigneau. La faiblesse du dollar est liée au ralentissement de la croissance américaine et à la persistance des déséquilibres financiers. La Maison Blanche n’y est pour rien. Ce n’est pas elle qui pilote. » « Cela dit, ajoute Monsieur Jouyet, un euro fort permet d’atténuer les tensions inflationnistes et de limiter les conséquences du pétrole cher. Imaginez ce que serait la ponction sur le pouvoir d’achat des ménages européens, s’ils ne bénéficiaient pas de cette « protection monétaire ». » Heureux habitants de l’Aveyron et des autres départements… imaginons, imaginons. Sur nos vélos, avec nos euros, et en triant bien chez nous, nos déchets de produits achetés en vrac comme le recommandait TF1 hier au soir, on devrait s’en tirer. Les plus anciens d’entre nous, qui ont connu la guerre se souviennent qu’on avait remplacé le café par de l’orge, le tabac par de la barbe de maïs, la pomme de terre de par le rutabaga, et le sucre de betterave par de la saccharine. Mieux que ça, dans les années 20, la température des bureaux de l’administration ne devait pas excéder 14 degrés. L’hiver, on mettait des bonnets de laine et des gros pull-overs. Aujourd’hui à France INTER, c’est toute l’année que les femmes viennent en robe légère, et dans ma propre famille, j’en connais qui oublient d’éteindre la lumière ! Mais ça va changer. Il y a des signes qui ne trompent pas… Dans le JOURNAL DU DIMANCHE par exemple… on annonce l’air de rien, le retour des vieilles pastilles, entendez la confiserie au secours des enrhumés, avec Lajaunie, Ricola, La Vosgienne. Ça ressemble à des bonbons, c’est goûteux, et ce n’est pourtant que de la gomme d’acacia. Dans le même JDD, et c’est moins gai… le vrai défi des mois à venir, c’est l’eau… L’eau qui manque déjà sur la planète… Puisqu’un habitant sur cinq n’a pas accès à l’eau potable. Dans le JOURNAL DU DIMANCHE encore, même si cela ne console pas… les soucis des autres, pour oublier les nôtres. Allons-y. Pakistan… comme l’écrit Nadia Bietry, l’état d’urgence de Musharaff, le retour précipité de Benazir Bhutto, ça ressemble à un coup d’état. Turquie… situation dangereuse aussi… les chancelleries s’emploient à empêcher une intervention turque contre les Kurdes en Irak. Mexique… là ce sont les eaux qui noient comme jamais l’Etat du Tabasco. Belgique… c’est plus près… Bonne ou mauvaise nouvelle… je ne sais pas. Le royaume démocratique n’a toujours pas de gouvernement… 146 jours que ça dure. Heureux habitants de l’Aveyron et des autres départements… nous avons plus de chance avec Nicolas Sarkozy, François Fillon, Rachida Dati, et toutes les commissions qui vont nous réformer en large et en long. Tout va bien, en attendant les grèves du 13 novembre. Tout va si bien que le JOURNAL DU DIMANCHE refait avec un sondage, l’élection présidentielle… A quoi bon, direz-vous ? Mais après tout, pourquoi pas, puisque six mois sont passés par là. Résultat du sondage… si on revotait dimanche entre Ségolène et Nicolas… Nicolas 55, Ségolène 45. Le Pen un peu moins, et Besancenot beaucoup mieux. Et l’Arche de Zoé me direz-vous ? L’image de son gourou-leader, Monsieur Breteau, se détériore dans les journaux, qui soulignent tous la fermeté du président tchadien, Idriss Déby. « Fiasco total » selon LE FIGARO MAGAZINE. LE PARISIEN a enquêté auprès des familles tchadiennes, et l’enquête est accablante. « Les enfants ne sont pas orphelins ». Reste d’autres mystères. Ranson essaie, d’une caricature, d’ajouter une pointe de légèreté au sujet, en croquant un couple français : « - Est-ce que tu préfères, demande le père, adopter un journaliste français revenu de N’djaména ou une hôtesse espagnole ? » Le même PARISIEN croit savoir que le président Nicolas Sarkozy irait au Tchad, peut-être dès aujourd’hui… Une revue à ce propos, répond à la question « Qu’est-ce que le Sarkozysme ? » c’est la revue ESPRIT… Et elle est remarquable. Le mensuel répond à toutes les questions. Est-ce qu’avec Sarkozy, on revient au politique ou est-ce qu’on se nourrit d’illusions ? Qu’est-ce que c’est que ce monde où l’on court toujours ?... Je vous conseille de le lire. J’en aurais presque fini, heureux habitants de l’Aveyron et des autres départements, lorsque je vous aurais parlé de la pièce de théâtre, hier soir, en direct sur France 2. « Faisons un rêve » de Sacha Guitry. Pierre Arditi et les autres étaient formidables. Et de la télé mardi, mercredi prochain sur France 3. Ne ratez pas le documentaire d’Yves Jeuland, « Comme un juif en France ». Tous vos journaux vous le disent. Il est excellent.

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