Dans nos journaux ce matin, il est question d’étoiles…

Oui, les étoiles de l’athlétisme d’abord avec ce soir la très attendue finale du 100 m aux JO de Londres.

L’étoile Marilyn Monroe qui n’en finit plus de briller : nous nous demanderons pourquoi ?

Et puis à propos d’étoiles encore, la seule question qui vaille : sommes-nous seuls dans l’univers ?

Mais avant tout cela, des révélations !

Ce sont les révélations du Journal du Dimanche, dont le titre de Une attire l’attention, c’est le moins que l’on puisse dire : « Hôpital cherche malades riches ».

Et on apprend que les hôpitaux français vont désormais davantage s’ouvrir aux riches patients étrangers : les Hôpitaux de Paris viennent de signer un accord en ce sens avec une société privée, GLOBEMED.

Le concept est simple : puisque la médecine française est de très haute qualité, et très compétitive en terme de prix, par rapport aux Américains, aux Allemands, aux Britanniques, qui opèrent déjà des patients du monde entier, pourquoi la France ne participerait pas à ce marché, très lucratif, qui permettrait de réduire le déficit de la Sécu ?

Des années que le projet dormait dans les tiroirs, le voilà lancé, ce qui permet au JDD de titrer : « La France, futur hôpital du monde » !

Mais… Car il y a un mais… Vous qui nous écoutez ce matin, vous vous demandez peut-être : et les patients français ? Ne risquent-ils pas d’être lésés, par un accès aux soins plus difficile, auprès de grands médecins davantage préoccupés désormais par la santé de riches étrangers ?

L’AP-HP assure que non, que les Français seront prioritaires, qu’ils ne se rendront compte de rien.

Reste qu’en Allemagne, un scandale a éclaté cette semaine : un chirurgien a falsifié les dossiers de 25 patients étrangers, pour les faire passer avant tout le monde. Notamment celui d’un Russe qui avait payé 120.000 euros pour être placé en tête de liste.

A suivre donc…

Ce qui est à suivre aussi, c’est la finale du 100 m ce soir aux JO de Londres…

Aux alentours de 22H50, avertit ce matin L’Equipe… Un conseil, si vous ne voulez pas rater la course, zappez sur France 2 un peu plus tôt ce soir, une course de 10 secondes, voire même un peu moins, c’est très facile à rater !

L’Equipe dont la Une met en scène un Usain Bolt le doigt levé vers le ciel, sous ce titre : « Ca sent la foudre ». La foudre, vous savez peut-être que c’est le surnom du sprinter jamaïcain.

Mais au fait, pourquoi cette course est-elle aussi attendue ce soir, pourquoi c’est « le sprint du siècle », comme le dit ce matin Le Parisien ? Bien sûr parce que Bolt est devenu une star planétaire depuis les Jeux de Pékin et ses trois médailles d’or, parce que c’est l’homme le plus rapide du monde, mais aussi parce qu’il pourrait être détrôné ce soir par son jeune compatriote Yohan Blake, surnommé, lui « la bête ».

Mais la star, au moins jusqu’à ce soir, c’est encore Usain Bolt : Bolt qui n’aurait pas du devenir l’homme le plus rapide du monde, explique cette semaine L’Equipe Magazine, en raison de son impressionnante scoliose. Pour dire les choses, il est complètement tordu son dos ! Un kiné français explique même s’être servi d’une photo du dos du sprinter pour remonter le moral d’un petit garçon qu’il soignait. Bolt n’aurait jamais dû devenir l’homme le plus rapide du monde, mais – je cite Pierre-Jean Vazel, l’entraineur de Christine Arron : « L’aspect génétique est dérisoire par rapport aux chemins de vie qui amènent à devenir champion ».

Autre chemin de vie sur lequel reviennent les journaux, celui de Marilyn Monroe…

Car c’est l’anniversaire de sa mort, il y a tout juste 50 ans, dans la nuit du 4 au 5 août 1962. Vos journaux s’interrogent ce matin : pourquoi, un demi-siècle après, le mythe Marilyn, lui, n’est pas mort, pourquoi nous fascine-t-il toujours autant, même les plus jeunes, si on en croit le quotidien L’Actu, ce journal pour les plus jeunes, avec des photos de Marylin qui ne laissent pas indifférents, qu’on soit ado, ou même un peu plus âgé ? Allez jeter un œil à L’Actu, vous comprendrez ce que je veux dire…

Et bien chacun y va de son explication. Pour Henry-Jean Servat, dans le Journal du Dimanche, Marilyn, c’est la plus belle femme du monde…qui habiterait la porte d’à côté. Tellement accessible, tellement offerte, « affolante, affriolante, appétissante », et en même temps rendue inaccessible par son statut de star. Et puis il y a le drame de sa mort, le mystère de sa mort, vrai ou faux suicide, s’interroge encore ce matin Le Parisien. Mais aussi le drame de sa condition de femme, réduite à la condition de sex-symbol, elle qui défend la cause des noirs, des homosexuels, elle qui s’oublie sur les plateaux de tournage dans la lecture des poètes, elle qui noircit, du soir au matin, des dizaines et des dizaines de carnets. Marilyn dont son dernier mari, Arthur Miller dira – c’est le journal La Provence qui rappelle le mot ce matin – « Elle était une poète au coin de la rue essayant de réciter ses vers à une foule qui lui arrachait ses vêtements ».

Vos journaux se remémorent ce matin l’étoile Marilyn, ils se penchent aussi sur une planète, la planète Mars où – si tout se passe comme prévu – Curiosity va se poser demain matin, à très précisément 7H31.

Curiosity, qui est pour le coup un joli défaut, c’est ce robot de la Nasa ultra-sophistiqué, et accessoirement ultra-cher, quelque 2 milliard et demi de dollars ! Le Monde nous détaille la très délicate manœuvre d’atterrissage qui va se dérouler demain, avant une mission de deux ans dont l’objectif est simple : découvrir si Mars a pu, dans le passé, abriter une forme de vie.

Clélie, nous y voilà donc, à la question essentielle de cette revue de presse, à la question essentielle tout court d’ailleurs : sommes-nous seuls dans l’univers ?

Et bien la réponse, je l’ai, enfin, Science et Vie l’a : « Nous ne sommes pas seuls ! » proclame le mensuel. Forcément, on se demande ce qui permet au magazine d’être aussi catégorique : et bien c’est le nombre de planètes potentiellement habitables, susceptibles d’abriter la vie. Pour la première fois, ce nombre vient d’être quantifié, par une équipe d’astronomes, et il donne le tournis : 10.000 milliards de milliards ! Il y a autant de planètes habitables dans le ciel que de gouttes dans nos océans.

Du coup, de plus en plus de scientifiques en sont persuadés : il est totalement impensable que notre planète soit la seule à avoir vu éclore la vie…

Clélie, j’espère que nous aurons la chance de donner un jour cette info. Imaginez, interviewer, dans ce studio par exemple, le premier extraterrestre rencontré par l’humanité, ça, ce serait du scoop !

De quoi répondre à l’interrogation de David Bowie, ce qui va nous permettre de nous quitter en musique : is there life on Mars ?

© Samuel Etienne

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