Bonjour à tous… « Le jour où la pluie viendra, nous serons Toi et moi, les plus riches du monde… Les arbres pleurant de joie… offriront dans leurs bras, les plus beaux fruits du monde... ». La pluie a fait des claquettes cette nuit, et c’est une bonne nouvelle, excepté peut-être dans le Midi, où elle est torrentielle… « Le mois de mai sur la Côte d’Azur, a été le plus chaud depuis 69 ans », titre NICE-MATIN, avant de se demander, si l’été sera aussi caniculaire qu’en 2003. … Le jour où la pluie viendra… C’était aussi un espoir, pour le PARISIEN qui s’écrie, « Enfin, elle arrive, dans le Centre, en Normandie, en Bretagne et à Paris… ». Avec ce commentaire, qui ne fera pas forcément l’affaire cet après-midi des spectateurs de la finale Federer-Nadal, à Roland Garros : « La France fanée et déshydratée va retrouver le sourire : son martyre est terminé ! ». Sourire aussi, dans la ville rose, qui a conquis hier sur Montpellier, son 18ème bouclier de Brennus, mais en marquant tous ses points au pied, sans le moindre essai. Ce que regrette l’EQUIPE qui consacre néanmoins ses cinq premières pages, à la finale du championnat de France de rugby. « Toulouse, champion dans la douleur, mais par la force de l’habitude », commente de son côté le JOURNAL du DIMANCHE, avant de citer Fabien Galthié, l’entraîneur de Montpellier, qui lâche : « On y a cru. C’est dur de perdre en finale, au terme d’une saison magnifique pour les Montpelliérains ». En attendant, au Midi Olympique c’est la joie… « Ici, si tu cognes, du gagnes Ici, même les mémés aiment la castagne Ô mon païs, ô Toulouse… » « … Un torrent de cailloux roule dans ton accent Ta violence bouillonne jusque dans tes violettes] D’une fleur de corail que le soleil arrose C’est peut-être pour ça qu’on te dit, ville rose…. ». Et oui, Bécaud pour saluer le retour de la pluie, Nougaro pour chanter la victoire de Toulouse. Et quoi me direz-vous, pour la petite Chinoise de 29 ans, Na Li, qui a décroché hier un titre du grand Chelem, et est devenue numéro 4 mondiale ? Oui, quel poème, quelle chanson pour saluer celle qui dit au JOURNAL du DIMANCHE… « Je suis presque une vieille dame… pourvu que je sois bonne à Wimbledon. » Pour Na Li… comme titre le REPUBLICAIN LORRAIN… et non pas Li Na (qui créé à la radio la confusion, avec l’Institut National de l’Audiovisuel…) la même chanson que pour Stéphanie et Elise, les deux lesbiennes mariées samedi à Nancy, et en photo ce matin dans l’EST REPUBLICAIN. « Le poète a toujours raison Qui voit plus haut que l’horizon Et le futur est son royaume Face à notre génération Je déclare avec Aragon La femme est l’avenir de l’homme. Entre l’ancien et le nouveau Votre lutte à tous les niveaux De la nôtre est indivisible Dans les hommes qui font les lois Si les uns chantent par ma voix D’autres décrètent par la bible ». Refrain : « Le poète a toujours raison Qui annonce la floraison D’autres amours en son royaume Remet à l’endroit la chanson Et déclare avec Aragon La femme est l’avenir de l’homme ». Et voici le dernier couplet de chanson de Jean Ferrat que l’on peut dédier à Cécile Duflot, réélue secrétaire nationale d’Europe-Ecologie-Les Verts, hier à la Rochelle. Mais pas seulement, car le texte écrit en 1970, complète aussi aujourd’hui la dénonciation du sexisme, par Edith Cresson, Françoise de Panafieu, Clémentine Autain, Aurélie Filippetti, Marielle de Sarnez, Lynda Asmani dans MARIANNE. Dossier auquel on peut ajouter la plaidoirie de la philosophe Sylviane Agacinski « pour une culture du respect réciproque entre les deux sexes » que publie Le MONDE, daté dimanche-lundi. « Il faudra » chantait déjà Ferrat, il y a quatre décennies… « Il faudra réapprendre à vivre Ensemble écrire un nouveau livre Redécouvrir tous les possibles Chaque chose enfin partagée Tout dans le couple va changer D’une manière irréversible…] Le poète a toujours raison Je déclare avec Aragon La femme est l’avenir de l’homme ». Page 16 du MONDE, Sylviane Agacinski écrit que la question est celle de la survivance d’un mépris des femmes et de leur corps… Et elle ajoute…. « Aucun désir, aussi puissant soit-il, ne donne à quiconque le droit de se servir des autres ». C’est ça la culture du respect réciproque qu’elle recommande… J’ai bien dit réciproque… La preuve ? Sa conclusion sur les deux imaginaires : le masculin et le féminin. « Longtemps, un imaginaire masculin a désigné les femmes comme le sexe dangereux, pour mieux légitimer leur subordination sociale. Pour les monothéismes, la femme est la responsable de la chute de l’homme, elle est, à travers son pouvoir de séduction, la complice du diable. Il ne faudrait pas qu’un imaginaire féminin inverse aujourd’hui ce schéma en désignant l’homme comme le sexe dangereux et en regardant la virilité comme l’incarnation d’une violence sauvage et irrépressible. Une telle inversion, occultant toute forme de violence féminine, est-elle souhaitable, ou bien ne faut-il pas lui préférer une culture du respect réciproque ». Deux points de vue méritent d’être relevés : celui de Bruno Frappat dans la CROIX, sur la meilleure manière de regarder autour de soi désormais…. Et celui de Georges-Marc Benamou dans NICE-MATIN, sur ce qu’il appelle « l’Après DSK ». « Avez-vous remarqué Messieurs les hommes, écrit Frappat, combien il devient délicat, depuis quelques temps, de regarder les femmes. Ou de s’adresser à une inconnue… Est-ce une projection personnelle… Toujours est-il que dès que vous lorgnez une belle fille ou une jolie dame dans l’autobus, dans la rue, au café, immédiatement en vous une sorte de radar pédagogique se met en retentir : « Alarme ! Stop, attention risque de harcèlement, et gare à la caméra de surveillance qui aura enregistré vos oeillades. Achtung, insiste le chroniqueur de La CROIX… Les brigades vindicatives de l’antisexisme sont là, et vous risquez de tomber, sous le coup d’une accusation honteuse. Et Frappat d’ironiser in fine : « Il y aurait une solution simple, pour éviter ce genre de malentendus et de désagréments… Il suffirait que les femmes se promènent entièrement voilées, comme en certaines contrées, et qu’au printemps elles cessent de sortir dans la mise où on les voit parfois. ». Benamou dans NICE-MATIN, prolonge le débat après Dominique Strauss-Kahn, Tron et les machos médiatiques, Jean-François Kahn et consorts… jusqu’au couronnement, si l’on peut dire, Luc Ferry. Autant dire, écrit-il, que nous n’avons rien à envier à l’Italie de Berlusconi et ses soirées Bunga-Bunga. Ce qui amène mon confrère de NICE-MATIN « au village planétaire ». « Le temps du « Village planétaire », selon le philosophe Mac Luhan, c’était celui où l’hyper-modernité nous ramènerait à la régression. Où la planète ne serait pas l’effet des médias, réduits à un village. Un village avec ses charmes, sa proximité mais aussi ses querelles, ses jalousies, son voyeurisme, ses affaires de fesses… et ses « corbeaux ». C’est en effet à cela sur nous assistons. A un retour à la France du « Corbeau ». Si détestables et criminelles qu’aient été les (supposés) agissements du (supposé) ministre pédophile, voilà le fond de la présente affaire. L’involontaire « corbeau », Luc Ferry, a fait son œuvre à la télévision ». « Elle va venir nourrir la petite musique néo-poujadiste sur la « pourriture » des élites. Elle va jeter le soupçon, ce poison, partout, sur tout le monde. Elle va opposer, déchirer, attiser les haines entre Français. Faisant, au passage, oublier les véritables problèmes politiques, économiques ou sociaux… Si le poison se propage, notre « douce France » risque, de ressembler à la France au temps du « Corbeau », admirablement raconté par Clouzot. Pas besoin d’Internet, ou de Twitter, pour retomber dans ces sombres passions. Le « Corbeau » est de tous les temps, l’ère numérique a simplement amélioré le service de la délation ».

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