Bonjour à tous… Les trente membres d’équipage du Ponant sont toujours aux mains des pirates qui les ont pris en otage vendredi au large de la Somalie. LE JOURNAL DU DIMANCHE, LE PARISIEN, LA PROVENCE, LA MARSEILLAISE, LE JOURNAL DU CENTRE, MIDI LIBRE, précisent qu’il y a parmi les trente prisonniers, vingt-deux Français dont sept femmes et huit marins coréens et ukrainiens. A leur tête, le capitaine Patrick Marchesseau, originaire de Saint-Médard-d’Aunis en Charente Maritime. C’est un marin chevronné d’une trentaine d’années, qui a sous sa responsabilité une dizaine d’employés hôteliers. Les autres sont mécaniciens ou techniciens, comme Thimothée Stramba-Badiali, un officier de 26 ans, domicilié à Saint-Jacut-de-la-Mer, qui embarquait pour la première fois sur un navire de croisière. Le père de ce jeune homme, interrogé par mes consoeurs du JOURNAL DU DIMANCHE, révèle que son fils a pris la mer en février dernier aux Seychelles. Pour lui, dit-il, naviguer sur ce bateau était un rêve réalisé. Depuis vendredi, comme les autres parents des membres de l’équipage, le père de Thimothée guette un signe des pirates, et la moindre information des autorités françaises. Nous sommes, dit-il encore, à Soazig Quenemer, en relation avec le Quai d’Orsay, qui ne divulgue d’information qu’au compte-gouttes. Nous ne savons rien des revendications des preneurs d’otages. On ne sait même pas si elles ont été formulées. Bref, nous redoutons ce qui peut se passer. J’espère que l’état-major français va privilégier la négociation avec les preneurs d’otages et éviter à tout prix l’affrontement. Comme en écho, relève LE JOURNAL DU DIMANCHE, François Fillon indiquait hier que dans cette affaire, « la France privilégiait la protection de la vie des personnes à bord, et par conséquent, avait ouvert tous les canaux de discussion, afin de résoudre cette affaire sans utiliser la force. » Dans ces conditions, chacun peut comprendre, le silence radio relatif qui entoure cet acte de piraterie, à l’entrée du goulet qui sépare l’Océan Indien de la Mer Rouge. Un goulet que le chercheur Eric Frecon, spécialiste des flibustiers d’aujourd’hui, compare au canyon dans Lucky Luke. « Les indiens dit-il au JOURNAL DU DIMANCHE qui l’a interrogé, sont en haut, en embuscade, en train d’attendre la diligence. » Tel serait le golfe d’Aden, et les 3000 kms de côte de Somalie, devenu point chaud des mers du globe. Onze détournements de bateaux en 2007 par des pirates armés de pistolets-mitrailleurs et de lance-roquettes. Dans certains cas, les bandits simulent la panne, sur un bateau de pêche. Dans d’autres, ils utilisent un bateau-mère qui lâche des petites vedettes-rapide au large des côtes. Bref, c’est de la guérilla-maritime, capable de surprendre bateaux, avions et hélicos-patrouilleurs occidentaux. C’est ainsi que le 1er février dernier, rapportent ce matin les journaux, un remorqueur danois commandé par un officier britannique, en route vers l’Extrême-Orient, a été capturé dans le secteur, et retenu prisonnier 47 jours, jusqu’à ce que les autorités danoises versent aux pirates une rançon de 700.000 dollars. D’où cette question de Geoffroy Tomasovitch dans LE PARISIEN ce matin… La France, qui a pour principe de ne jamais verser de rançon dans les affaires classiques d’enlèvements de nos compatriotes, va-t-elle passer outre et changer d’attitude ? « On va négocier » assure un spécialiste de la sûreté maritime, anonyme, cité par LE PARISIEN. Hervé Morin, le ministre de la Défense, est plus prudent : « Pour l’instant, nos unités navales sont à distance et observent. Nous essayons de voir où les pirates souhaitent aller, et nous aviserons, à partir du moment où ils décideront de poser pied à terre. C’est en fonction de l’évolution de la situation que le Premier ministre et le président de la République prendront leurs décisions. Nous avons pris toutes les mesures nous permettant de pouvoir envisager toutes les solutions ». En attendant bien sûr, un dénouement qui épargnera la vie des otages, vous ferez comme nous, à la rédaction d’Inter, vous regarderez longuement les photos du Ponant, prises par un hélicoptère canadien, et publiées ce matin, en bonne place du JOURNAL DU DIMANCHE et du PARISIEN. On ne voit pas les 30 membres de l’équipage, mais on découvre aisément les silhouettes des malabars armés de mitraillettes, qui les retiennent prisonniers. Ils sont debout sur le pont supérieur du navire. C’est avec eux que nos marins et gendarmes du plan Pirate-Mer, vont devoir négocier. Et ce ne sera pas si facile, si l’on en croit Olivier Halloui, le directeur de Surtymar, société spécialisée dans la sûreté maritime et portuaire. « Ces bandits-là, dit-il au PARISIEN, ont peu de respect pour la vie humaine. » Dans la même rubrique, Droits de l’Homme et espoir d’un monde meilleur, la marche blanche pour Ingrid Betancourt, et la bannière déployée pour le Tibet, sur la façade de l’Hôtel de Ville à Paris. La polémique : aller aux jeux de Pékin, n’y pas aller, bouder ou ne pas bouder, la cérémonie d’ouverture ? «Il y a trois conditions» dit, au journal LE MONDE, Rama Yade, avant de démentir le mot qui apparaît de trop ! Dans le JOURNAL DU DIMANCHE, Bernard Kouchner s’en mêle et dit : «Mais non, Rama a démenti 'conditions'»… Et le ministre des Affaires étrangères d’expliquer, à destination des Chinois sans doute : «Je souligne, quant à moi, les points de dialogue et de paix que beaucoup partagent. Je vous le répète, le président de la République a gardé toutes les options ouvertes». Là-dessus, c’est Daniel Cohn-Bendit qui encourage les Verts, à manifester lundi sur le parcours de la flamme olympique. «Si on se met à genoux à Paris, dit-il, on fera quoi à Pékin ?» Polémique… y aller, ne pas y aller ?... Ségolène Royal, dans le JOURNAL DU DIMANCHE contre… Maurice Leroy, député du Nouveau Centre, dans LE PARISIEN. Extrait : « De grâce, dit Maurice Leroy, ne soyons pas plus tibétains que le Dalaï Lama ! Le Dalaï Lama ne demande ni l’indépendance du Tibet, ni le boycott des JO. En 1980, j’étais jeune étudiant quant on débattait du boycott des JO de Moscou. Des débats passionnés, plus dures qu’aujourd’hui. Puis nous sommes allés aux JO de Moscou, et on sait ce qui a suivi : Gorbatchev, la perestroïka, et, en 1989, la chute du mur de Berlin. Il faut aller à Pékin. Moi qui n’ai rien oublié de ma jeunesse communiste qui m’a construit et que je n’ai jamais reniée, je trouve – comment dire ? – plaisant que les donneurs de leçons soient en 2008, les «maospontex» de 68 qui, à l’époque, adulaient Mao et sa Révolution culturelle et n’avaient pas assez de mot pour vanter les mérites du maoïsme le plus cruel. Depuis, la Chine n’a pas cessé de bouger, et elle continuera. On ne rend pas service aux droits de l’homme en prônant le boycott ». Là, c’est un point de vue. Et en Face Ségolène Royal, dans le JOURNAL DU DIMANCHE, qui dit tout le contraire : « Si le pays des droits de l’homme avait eu le courage de parler haut et fort, en discutant avec ses athlètes pour dire : on ne va pas en Chine tant que le Tibet n’est pas respecté, on aurait entrainé d’autres pays. Les brassards, les drapeaux, les banderoles, c’est mieux que rien, mais c’est se donner bonne conscience à peu de frais. Le recul de l’apartheid en Afrique du Sud a commencé quant on a menacé d’y boycotter les matchs de rugby. Quand on est très forts sur des valeurs, cela bouge. Quand on fait preuve de lâcheté, la force va à la dictature. » Et quand le JOURNAL DU DIMANCHE lui fait remarquer que « Nicolas Sarkozy pourrait boycotter les cérémonies d’inauguration… « A quoi cela rime ? On ne va pas aller à la cérémonie, puis participer aux compétitions sportives ? Moi, je suis convaincue que le pic de la répression et des assassinats aura lieu pendant les JO. » Une chose dont les journaux ne parlent pas encore ce matin, c’est la mort de Charlton Heston. J’ai regardé la liste de ses films pour que vous vous souveniez de son visage. Je fais partie de ceux qui ont vu Sous le plus grand Chapiteau du monde, Le fils de Géronimo, Les Dix Commandements, La Planète des Singes, Antoine et Cléopâtre, 747 en Péril …. Et ne manquez pas ce soir, un film des Années 50 qui passent sur Direct 8… Les Diaboliques .

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