Bonjour à tous, et salut particulier aux reines de beauté qui ont éclairé notre soirée télé ! « Montrer les cuisses, oui… les genoux jamais ! ». C’est Coco Chanel qui donnait ce conseil paradoxal aux jolies femmes d’autrefois. Conseil repris peut-être de Rabelais, qui demandait dans « la vie inestimable du grand Gargantua », pour quelle raison les cuisses d’une demoiselle sont-elles toujours fraîches ? La presse qui boucle tard le soir évite naturellement ce genre de considérations et retient ce matin, qu’hier à Nice, Miss Normandie a été élue Miss France 2010, devant Miss Rhône-Alpes, Miss Bretagne, Miss Provence et Miss Quercy. La nouvelle Miss France étudie le droit à Caen, elle a 22 ans, se prénomme Malika et sourit aujourd’hui à la première page du PARISIEN, du journal l’ALSACE, de Mulhouse, de NICE-MATIN et de quelques autres qui attendent lundi pour parler comme il convient de ce que le JOURNAL du DIMANCHE appelle la mobilisation historique de Copenhague pour sauver la planète. Dans cette catégorie, je rangerai aussi le BIEN PUBLIC de Dijon, qui salue d’abord le combat pour le climat, avant d’évoquer en grand, une baisse des dons relative au Téléthon et en plus petits, l’élection au titre de Miss France 2010, de Miss Normandie. Pardonnez-moi d’y revenir un instant, mais la demoiselle en question a toutes les perfections. Tête bien faite et bien pleine, brune qui ne compte pas pour des prunes, avec des yeux bleus, comme le ciel de Provence, la nouvelle Miss France veut devenir journaliste ! Journaliste, ah, mademoiselle, comme vous avez raison d’envisager de faire ce beau métier ! Ce n’est pas nous, à France Inter, qui allons vous en dissuader. Lisez plutôt dans le MONDE ce dimanche ce que dit de sa radio préférée, le meilleur interviewer de France, prix Caloni 2009 : Nicolas Demorand. « La communication est devenue une science dure, et la langue parlée des politiques est très codée. J’essaie de la traduire ». Venez, Mademoiselle Malika, interpréter avec nous la langue quelquefois dure et embarrassée de Frédéric Lefèvre, Ségolène Royal ou François Bayrou. Tenez, aujourd’hui même, la Présidente de Poitou-Charentes, propose sur sa liste aux élections régionales, cinq places éligibles au leader du MoDem. C’est gentil ou c’est fou, et ce n’est pas sûr que François Bayrou réponde tout à l’heure : « Merci du geste. Embrassons-nous, Ségolène». Tandis que nous, Stéphane et moi, dans ce studio, sommes prêts, chère Malika, à plaider votre cause pour un stage, un CDD, un poste d’assistante à nos chefs bien-aimés, Philippe Val et Jean-Luc Hees. Le voulez-vous, au terme de votre année de contrat avec Geneviève de Fontenay, et indépendamment de vos études de droit. Car c’est ainsi qu’Allah est grand, Malika, comme l’écrivait si bien autrefois le regretté Alexandre Vialatte, dans ses chroniques du journal la MONTAGNE. Dans l’une d’elles, dont je vous conseille la lecture, ainsi qu’à ma propre femme, c’est en ces termes qu’il évoquait les joies et les misères du polygame. « L’homme », écrivait-il avec beaucoup d’objectivité, « aspire à avoir un grand nombre de femmes. Elles lui facilitent l’existence. L’une tient l’échelle, l’autre lui passe les clous, la troisième le marteau, les tenailles, et la quatrième le tableau. La cinquième tient le mercurochrome et les pansements tout prêts pour l’écrasement du pouce. L’homme peut ainsi orner en trois minutes le salon, où il ne va jamais, d’un hareng saur sur une assiette, d’un clair de lune breton ou du « Remords poursuivant le Crime ». Aussi chacun voudrait-il être polygame. L’homme d’aujourd’hui aime à gagner du temps. Et c’est ainsi qu’Allah est grand ». Plus bleu que le bleu des yeux de Malika, la planète si comme le souhaite toute la presse aujourd’hui, le sommet de Copenhague réussit, grâce, il faut bien le dire, aux Indiens, aux Chinois et aux efforts des Présidents Lula, Sarkozy et Obama. Leurs délégués seront à Copenhague dès demain, à l’ouverture d’un sommet qui va durer quinze jours. Quasiment de la Saint Nicolas à la veille des fêtes de Noël. Wolinski illustre le changement de pied d’Obama, d’un dessin en page 2 du JOURNAL du DIMANCHE. Le président américain, d’une seule enjambée, s’apprête à passer d’Oslo, où il va recevoir son Nobel, aux USA. Mais sur un radeau, les Chefs d’Etat entassés l’interpellent : « Eh Obama, viens sauver la planète avec nous. Ah, oui, s’écrit le Président des Etats-Unis, j’allais oublier ! ». Dans SUD-OUEST dimanche, le caricaturiste Iturria se veut plus animalier. Sur un dessin, ce matin, deux morceaux de banquise flottant pitoyablement sur l’océan. Avec un ours et une mouette. « Dis-donc demande l’ours blanc à l’oiseau pêcheur … Y’avait pas une petite sirène, à l’entrée du port de Copenhague ? ». C’est la femme à queue de poisson qui répond, submergée, avec sortant de l’eau les cheveux et le nez… « Mon pauvre ami, dit-elle, la voilà ! ». J’ajoute que vous trouverez au kiosque aujourd’hui, et c’est réconfortant, un nombre incroyable de publications consacrées à l’événement de l’année. Le premier pas planétaire d’une prise de conscience. Sept pages spéciales formidables, du MONDE daté dimanche-lundi. Outre le MONDE-Magazine, avec Cohn-Bendit, le leader vert qui en appelle à un new-deal pour la planète. L’hebdomadaire Politis qui ouvre un dossier sur la génération climat des jeunes d’aujourd’hui. Spécial Climat de l’EXPRESS en partenariat avec France-Info. Numéro spécial Copenhague du NOUVEL OBSERVATEUR avec, pour chaque chapitre, les commentaires de Daniel Cohn-Bendit devenu rédacteur en chef, non pas d’un jour, mais d’une semaine. Il faut lire tout cela, car les propositions et les réflexions des uns et des autres, ne sont pas à l’unisson. Dans le POINT, par exemple, Claude Imbert refuse de passer sous silence, la démographie et les risques qu’elle fait courir… 9 milliards d’hommes sur terre en 2050. Dans le NOUVEL OBSERVATEUR, intéressant débat aussi entre Chantal Jouanno et Cécile Duflot. Mais aussi la chronique d’un écolo-sceptique, Jacques Julliard, qui ne veut pas voir dériver le combat pour l’écologie vers un fondamentaliste réactionnaire.

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.