Bonjour à tous, - Contre la crise : la bienfaisance et les millions de promesses de dons au téléthon ! - Contre la crise : le plan de relance et son ministre Patrick Devedjian. - Contre la crise : le rire de résistance des journaux dominicaux et des hebdomadaires spécialisés, comme « Le Canard enchaîné » ou « Charlie Hebdo »… Exemple, dans « Charlie », imprimé avant l’élection de Miss France, cette nuit sur TF1, ce petit dessin où l’on voit cinq concurrentes à demi-nues, et serrées dans l’élastique d’un string unique, avec cette légende : « Par mesure d’économie, cette année nous portons un seul bikini… et zéro cerveau ! ». Je laisse évidemment la responsabilité de cette méchanceté à « Charlie-Hebdo », d’autant que Miss Midi-Pyrénées, la gagnante, en photo ce matin dans « Le Parisien », n’a rien d’une écervelée. Et que Miss Mayotte, et Miss Bretagne, mes préférées, portaient haut hier, leur tête bien faite et bien pleine. Plantu est d’ailleurs parvenu, à rassembler toute l’actualité, crise et anti-crise, en un seul dessin, à la Une du « Monde », daté dimanche-lundi 8 décembre. Sur un podium, il a représenté Patrick Devedjian, porteur d’une bourse géante de 26 milliards d’euros. Au-dessous du ministre, et attendant que tombe la manne gouvernementale, une famille française, poussant un caddie désespérément vide. Tandis qu’au-dessus, trône Madame de Fontenay et son chapeau à côté d’un écriteau : « Election de Miss Relance ». Ouais, me direz-vous, c’est tout, comme rire de résistance. Et bien non. Voyez plutôt dans « Le Journal du dimanche », qui fête ses soixante ans, cette proposition de Michèle Stouvenot : « Terroriser les Chinois, en leur envoyant Martine Aubry ». Et la persifleuse du « Journal du Dimanche » d’expliquer que « ce ne sont pas des dragons, crachant des flammes, qui vont faire peur à la femme qui a terrassé Ségolène ». Et sur sa lancée, ma consoeur poursuit : « Le plus effrayant dans tout cela, c’est le dalaï-lama. Voilà un homme qui n’a l’air de rien, sinon d’un Tintin au Tibet dont le Milou serait Mathieu Ricard. Sa robe safranée est encore plus chiffonnée que son visage au sourire perpétuel. Quant à ses mains jointes, son bras nu, sa voix douce et ses tongs d’hiver, rien de tel, pour donner la chair de poule aux moins frileux ». Et voilà pourtant, commente Michèle Stouvenot, l’homme qui défie la Chine en rencontrant à Varsovie, notre Nicolas Sarkozy. Résultat, les Chinois menacent de boycotter, à la veille de Noël, nos avions, nos centrales, nos vins fins, et même nos foies gras… Ah ! mais… Ah ! mais… le président français veut qu’on dédramatise tout cela et entend bien rester maître de son agenda… Mais n’en restons pas là… Envoyons en réplique aux Chinois, Geneviève de Fontenay… ou mieux que ça, notre tueuse d’éléphants : Martine Aubry. C’est à la page 16 du « Journal du Dimanche », au-dessus d’une adresse aux lecteurs de Christian de Villeneuve expliquant que son journal n’a qu’une religion : l’information. Avec, face à un président de la République hyperactif, la nécessité, de douter, de s’interroger, de trouver la juste distance. Bref de n’être, ni complaisants, ni connivents, ni hostiles, ni sarcastiques ! Qui sait même, cher confrère, si nous ne devrions pas certains jours tenter l’humour et renoncer à la désinvolture et aux poupées vaudous ? N’est-ce pas le Premier Président de la Vème République qui s’étonnait en ces termes, d’une hostilité chinoise, exprimée en un slogan sur les murs de Pékin : « De Gaulle est un chien ». « C’est assez plaisant », aurait commenté le Général « se faire traiter de chien par des Pékinois ! ». Le même Général, à Londres, aurait selon Jean Lacouture, entendu un brave résistant français s’écrier : « Mort aux cons » et obtenu tout à trac cette réplique : Vaste programme ! A part ça, De Gaulle n’aimait pas les journalistes de l’ORTF. « Vos types », disait-il, à Alain Peyrefitte, son ministre de l’information… « vos types ne s’intéressent qu’à ce qui choque, qu’à ce qui est moche ! ». Pouvoir, contre-pouvoir… Tu résistes… Je résiste aussi ! Il faut dire qu’à Londres les micros étaient ouverts, non seulement à Maurice Schumann, mais à André Isaac, plus connu sous le nom de Pierre Dac. Pierre Dac, à qui l’on devait le fameux slogan « Radio-Paris ment. Radio-Paris est allemand ». A la rubrique Livres du « Nouvel Observateur » Laurent Lemire, souligne justement cette semaine le succès du livre de Jacques Pessis, admirateur inconditionnel de Pierre Dac. Pessis en publie les meilleurs textes dans « Drôle de guerre » aux Editions « Omnibus ». Avec quelques flamboyances du Français libre arrêté à la frontière espagnole, et disant aux gabelous : « Que voulez-vous : il y avait en France deux hommes célèbres, Pétain et moi. Mon pays ayant choisi le Maréchal, je n’avais plus qu’à partir ». Il faut dire que la devise de l’inventeur-rédacteur de l’os à moëlle… était « contre tout ce qui est pour… et pour tout ce qui est contre ». Mais je ne résiste pas au plaisir de livrer le bulletin météo, que signait Pierre Dac à la BBC, évoquant au mois de janvier le temps sur Berchtesgaden : « Très couvert. Plafond bas, de grosses formations de nuages sont observées, comportant notamment des nimbus, des cumulus… des Mosquitos, des Spitfires, des Lancasters, des Halifax et des cirrus ». Le rire de résistance de Pierre Dac, on l’entendait encore cette semaine, rappelé par les enfants de Claude Leconte, journaliste de « L’Humanité », que ses confrères du quotidien communiste accompagnaient à sa dernière demeure. Claude, aimait le Pierre Dac de l’os de moëlle, au point de se tordre de rire, au souvenir d’un merveilleux aphorisme, du grand résistant… « Il vaut mieux s’enfoncer dans la nuit, que s’enfoncer un clou, dans la fesse droite ! ». Allez, voyez dans « Nice-Matin » comment Jean-Marie Rouart, regrette… Mauriac, François Mauriac… ce journaliste flamboyant… Vous savez, celui qui disait : « J’aime tellement l’Allemagne que… je suis heureux qu’il y en ait deux ». Transposons… Sarkozy aime tellement le PS… qu’il est content… le PSAUBRY… et le PSROYAL. Ce dessin « Vu par Wiaz », le petit fils de Mauriac dans « Le Nouvel Observateur ». Un SDF et un journaliste qui lui demande : « expliquez à nos auditeurs comment vous en êtes arrivé là !! ». Dans « Le Journal du Dimanche », les « Carnets d’Amérique » d’Anne Sinclair. Un petit jeu pour conclure : « Dernier petit jeu à Washington, trouver une chambre pour des amis le 20 janvier, date de la prestation de serment d’Obama. On attend entre 1 et 4 millions de personnes dans une ville qui ne dispose que de 11.000 chambres d’hôtel. Des maisons en Virginie ″s’offrent″ à 50.000 dollars pour trois jours. Des particuliers louent leur sous-sol à des fans d’Obama prêts à tout pour être dans la ville où se fait l’Histoire, tandis que sur le Net s’affrontent les partisans du libre commerce et ceux qui estiment que c’est un devoir civique de permettre au plus grand nombre d’assister à l’un des évènements marquants de ce début de siècle. De Reims à Washington, les peuples ont toujours aimé les couronnements ».

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