Bonjour à tous… Allez savoir pourquoi lectrices et lecteurs du magazine Gala, prétendent ne feuilleter ce bel illustré que chez le coiffeur ? J’ai le numéro de janvier sous les yeux, dans la pile des hebdomadaires et Gala ne dépare pas. Quatre pages sur Marie de Villepin, la jolie fille du Premier ministre, top-model à New-York et égérie des parfums Givenchy. Avec, dans le même numéro, Arno Klarsfeld l’avocat des sans-abri, médiateur chez Nicolas Sarkozy. Sans compter l’évocation des difficultés de trésorerie des têtes couronnées contraintes de tricher avec le fisc, parce qu’elles ont, comme tout le monde, parait-il, des fins de mois difficiles ! Et Gala de citer, les princes héritiers du Danemark, pauvres comme Job. Laurent et Claire de Belgique empêtrés dans une affaire de fausses factures, et l’ex-altesse royale, Sarah Ferguson, couverte de dettes, et forcée de travailler, à la promotion de certains centres commerciaux et Mac Donald. Gala corrige ce tableau de célébrités malheureuses en présentant en couverture, Brad Pitt et Angelina qui vont adopter un quatrième enfant, pour compléter leur petite famille multicolore. Ce couple nous rappelle Joséphine Baker d’autrefois. Avec cerise sur le gâteau, cette bonne nouvelle : Julia Roberts est à nouveau enceinte. Paris-Match, n’est pas en reste, avec en couverture une femme radieuse de 60 ans, qui avant de jouer Electre au théâtre, déclare : « Je n’ai pas besoin d’un homme pour être belle. J’ai trouvé la paix des sens. » De qui s’agit-il ? De Jane Birkin, bien sûr. Dans la même édition de Match, la vie, la mort, l’amour… Et par conséquent, l’image des dernières secondes de Saddam Hussein, et les horoscopes croisés du duo, Ségo-Sarko, signifiés et soulignés par Françoise Hardy. Le grand entretien du Monde 2, supplément du quotidien Le Monde est réservé à un homme fou de Dior, John Galliano qui évoque son beau métier de couturier. Et aussi, il faut le dire à l’actrice Emmanuelle Laborit, dont les yeux sont les oreilles, et qui donne depuis longtemps, une présence, une forte présence au silence. Le Nouvel Observateur, a choisi dans le même sens, d’évoquer en ce début janvier les dernières découvertes de la science, sur le langage animal. D’où cette présence surprenante, à la première page du Nouvel-Observateur, d’un chat magnifique avec ce titre : « Quand les animaux pensent. » Plus politique l’Express, dans un numéro spécial Etats-Unis, présentent ceux qui vont changer l’Amérique, et le dossier de l’Express va d’Hillary Clinton à Nancy Pelosi, en passant par le sénateur noir Barack Obama, auquel on promet déjà un destin national. Dans le même hebdomadaire, un entretien avec Donald Rumsfeld, l’ancien chef du Pentagone, démissionnaire au mois de novembre dernier, après la victoire électorale des démocrates. Monsieur Rumsfeld, dans cet entretien persiste et signe quand il explique à propos de l’Irak : « Nous devons persévérer, pour avoir une chance de réussir. » Deux hebdos encore, au kiosque, qui méritent le détour, et votre attention de lecteurs. Le Point, avec François Bayrou en couverture, et cette interrogation… Oui, ou non, François Bayrou peut-il troubler le jeu et perturber le duel largement annoncé Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy. Marianne, dont le fondateur Jean-François Kahn penche justement pour François Bayrou, le candidat du centre, préfère présenter son propre programme de changement, pour une vraie rupture. Et ce programme est intéressant puisqu’il propose de rendre la France à tous les Français, de rétablir la démocratie, (comme quoi la France ne serait plus une démocratie), de réaliser enfin l’égalité fiscale, de rénover et approfondir le service public, bref de refaire chez nous la nuit du 4 août. Et même page 21, de Marianne, cette semaine, ce supplément au programme, à propos du pluralisme de la presse. Il faut le ressusciter… s’exclament les rédacteurs du projet, les journalistes de la rédaction de Marianne qui précisent : . Les concentrations dans la presse ne seront pas autorisées si elles débouchent sur l’émergence d’un quotidien unique couvrant plus de quatre départements. Un journal régional ne pourra pas contrôler une radio et une télévision régionale ni l’inverse. En revanche, des aides et les incitations fiscales seront prévues en faveur de projets crédibles visant à rétablir le pluralisme d’information et d’opinion dans un secteur où règne une situation de monopole. . Non seulement le pluralisme de la presse est réduit en France actuellement à sa plus simple expression, mais tous les quotidiens nationaux, fortement déficitaires, sont susceptibles de disparaître en termes de loi du marché. L’aide directe, forcément arbitraire, n’est pas la solution. Les réductions sur les tarifs postaux ne pourront être prorogées quand La Poste exercera son autonomie de gestion. C’est pourquoi nous proposons que l’Etat, considérant que la distribution des journaux, en conformité avec les principes égalitaire de la loi Bichet, la vieille loi Bichet, constitue un service public de fait, il faudrait que l’état concentre ses aides sur d’importantes subventions aux coopératives et messageries de distribution, de façon à alléger les coûts des journaux tout en augmentant la rétribution, scandaleusement basse, dit Marianne, des marchands de presse. A propos du pluralisme de la presse aussi, une interview intéressante aussi et utile dans le Journal de Dimanche, qui s’ouvre sur Nicolas Sarkozy et son plan de bataille pour gagner au mois de mai prochain. C’est Jonathan Bouchet-Petersen qui a interrogé Robert Namias, le directeur de l’Information de TF1, sur le dispositif, qui sera mis en place par sa chaîne pour la campagne présidentielle. Première question de mon confrère du Journal du Dimanche, à Monsieur Namias… François Bayrou, Monsieur, vous accuse de favoriser Sarkozy et Ségolène Royal… Et le CSA d’ailleurs, le conseil supérieur de l’audiovisuel s’est ému, vendredi dernier de la bipolarisation du débat politique à la télévision… Que répondez-vous ? - D’abord, réplique Robert Namias… je n’ai pas peu de grand-chose, et certainement pas de François Bayrou. Je ne comprends pas trop bien, ou plutôt si je comprends trop bien, son acharnement contre TF1 : c’est une stratégie politique. Je trouve Bayrou démagogique, et la remarque du CSA ne nous concerne pas : au mois de décembre dernier, le président de l’UDF a été le politique qu’on a vu le plus sur les plateaux de TF1, et nous avons été les seuls à envoyer une équipe le suivre à la Réunion. Ses propos sont inadmissibles, et je trouve regrettable qu’un leader politique de ce niveau mette en cause les journalistes en général, et l’honnêteté de ceux de TF1 en particulier. Visiblement, conclut là-dessus Robert Manias, François Bayrou n’a rien d’autre à dire pour exister en ce moment. Alors, à part ça, on pose une question au directeur de l’information de TF1 sur la forme des émissions, et là-dessus, le patron de l’Information est très clair… A partir du mois de février, il y aura sur sa chaîne, le soir, des prime –time, je n’aime pas ce mot mais enfin disons des émissions de deux heures à l’heure des grandes audiences, pour les ténors Sarkozy, Ségolène, Jean-Marie Le Pen, et François Bayrou… et on réservera les journaux de la mi-journée aux petits candidats, comme on dit. Deux surprises, pour conclure, sur ce thème… des grands et des petits candidats… médias… sondeurs… électeurs… Deux surprises dans Le Journal du Dimanche qui nous propose ce matin, un sondage IFOP plutôt audacieux qui est d’ailleurs dénoncé par l’éditorialiste du journal l’Alsace aujourd’hui … parce que quand même c’est assez gonflé d’interroger sur le second tour. Alors au second tour, si on votait aujourd’hui, qui gagnerait ? Ségolène Royal : 50 et demi. Nicolas Sarkozy : 49 et demi. Quand on sait ce que sont les marges d’erreur… Et puis le deuxième tour, on n’y est pas. Sur le premier tour, alors là, je lis, c’est intéressant : Gérard Schivardi, parti des travailleurs : un demi point. Arlette Laguiller : trois points Olivier Besancenot : trois points Marie-George Buffet : trois Ségolène Royal : vingt-sept Dominique Voynet : deux Frédéric Nihous, chasseur pêcheur et tradition : zéro point et demi. Nicolas Hulot, s’il y va : onze Corinne Lepage : un François Bayrou : dix Nicolas Sarkozy : vingt--cinq de Villiers : deux Le Pen : douze Voilà. L’autre surprise, c’est la question sur Jacques Chirac. Là aussi, le Journal du Dimanche ou plutôt l’IFOP a osé : Voulez-vous qu’il intervienne dans la campagne présidentielle : Réponse : oui. Non : 70 % Souhaitez-vous qu’il soit candidat : non à 81 %. Il y a pire que ça, Michèle Stouvenot dans sa chronique écrit que Chirac est impayable. Elle l’a trouvé le jour des vœux en pleine forme. C’était, dit-elle, Tino Rossi nous chantant Petit Papa Noël. Des réformes en veux-tu en voilà. Des promesses en tout genre. Ce ne sont pas des vœux, c’est le catalogue de la Redoute. Moi je poserai une seule question à Michèle Stouvenot : Est-ce qu’elle aura écrit ça il y a 20 ans, il y a 15 ans, il y a 10 ans, quand Jacques Chirac, était, j’allais dire au fait de sa gloire ?

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