Prendre le temps de regarder pour comprendre... C'est tout un art... Et quand on parle d'art justement... c'est la démarche de l'artiste qu'il faut intégrer... pour comprendre sa vision des choses. Prenez la fontaine de la Place des Victoires... dans le quartier historique de Nantes... décrite et photographiée dans le dernier Arts Magazine. A l'occasion d'Estuaire... l'expo d'art contemporain de Nantes à Saint-Nazaire... l'édifice a été entouré par un énorme bloc de tôles ondulées par le japonais Nishi. De l'art tout ça ? Ca va pas... ont dit certains Nantais... L'art, c'est beau... Ca c'est moche. Dans sa chronique du néophyte... Anne Cantin a entendu ces réfractaires... Mais, dit-elle... l'optimisme est revenu quand elle a vu cette jeune fille expliquer aux tout-venants... que si, si... c'était bien une œuvre d'art... Mais qu'il fallait la voir de l'intérieur... L'artiste japonais a construit une chambre d'hôtel éphémère autour de la fontaine... Pour décoder... rendre accessible l'art... à tous... ils sont une trentaine comme cette jeune fille... Des gentils intermédiaires... appelés médiateurs... que l'on retrouve aussi au Louvre ou encore au Grand Palais à Paris. Ils sont plus loquaces qu'un panneau, poursuit la journaliste d'Arts-Magazine. Ils sont clairs dans leurs propos... sympas... et souvent... très souvent... ils partagent nos interrogations... et nos doutes face à une œuvre d'art. Prendre le temps de regarder pour comprendre... Intégrer la démarche de l'artiste... pour comprendre sa vision des choses... L'art et la politique ne sont finalement pas très éloignés... Des G.I.... ou médiateurs... sont souvent nécessaires... Et Nicolas Sarkozy a pu le constater hier. Illustration... Les cadres et élus de l'UMP réunis hier en conseil national semblent apprécier de moins en moins... sa stratégie d'ouverture à gauche... Pour preuve... souligne Didier Micoine du PARISIEN AUJOURD'HUI en France... Quand François Fillon a affirmé hier que "si la gauche n'aimait pas l'ouverture..." Cela voulait dire "que l'UMP avait toutes les raisons de l'apprécier"... On a surtout entendu des murmures de réprobations dans la salle... Il a donc fallu que le Premier ministre sorte de son texte pour convaincre... Et pour au bout du compte... entendre les applaudissements... Mais le malaise était palpable... résume le journaliste. Si malaise il y a... Le chef de l'Etat s'explique ce matin... dans une longue interview accordée au JOURNAL DU DIMANCHE... "Etre le président de tous les Français... est pour moi une obsession"... "Je veux être le président des 21 millions qui m'ont élu... Mais je pense aussi... aux 17 millions qui n'ont pas voté pour moi... L'ouverture... je la fais d'autant plus facilement que je n'en avais pas besoin arithmétiquement... Si je veux que Dominique Strauss Kahn soit le candidat de la France à la Direction du FMI... C'est parce qu'il m'a paru être le plus apte. Avec DSK... il est parti à la pêche aux gros... selon Patrick Fluckiger de l'ALSACE... Il ridiculise ceux qui l'ont diabolisé... Depuis son arrivée au pouvoir... il s'est fixé pour objectif d'asphyxier la gauche... ajoutent Isabelle Maudrand et Philippe Ridet du MONDE ... Fabiusiens et Strausskahniens le soupçonnent même de jouer avec les candidatures comme un matou avec des souris mortes. Certes... reprend Fluckiger dans l'ALSACE... Au risque de donner l'impression à ses ouailles de l'UMP de se sentir délaissés... Il a besoin d'élargir, non pas sa majorité... mais son assise personnelle... puisqu'il a décidé de gouverner en direct... Cette sorte d'union nationale... sous contrôle de l'Elysée peut s'avérer très solide... (...) Si les réformes réussissent. Mais franchement... A la place de DSK... vous n'hésiteriez pas une seconde... Comment pourrait-il passer à côté d'une telle expérience... et d'une responsabilité à la mesure de son talent... se demande Olivier Picard dans les DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE... Ce poste doit lui apparaître tellement plus concret... tellement plus riche en potentiel... que les aventures aléatoires à l'intérieur du PS. Alors... soit Sarkozy fait preuve de générosité et d'ouverture... Et là... bravo !... conclut le journaliste des DNA... Soit, il veut mettre définitivement à genoux le PS avant qu'il ne relève la tête... Et ce serait là... une bien pitoyable inspiration. Entre réel et virtuel... La frontière est bien souvent mince... Il n'est plus question ici... de politique... mais de cyber-drogués... Page 12 du JDD... Charlotte Langrand décrit ces "no life"... ces internautes dépendants... Certains sont tellement accrocs que pour s'en sortir... ils ont besoin d'une thérapie... Et ils sont de plus en plus nombreux... 300.000 sur les 30 millions d'internautes français... selon un psychiatre qui a commencé à étudier le phénomène il y a 4 ans... Charlotte Langrand a rencontré Thierry... 38 ans... divorcé... sans emploi... Pendant deux ans... j'ai joué... dit-il... jusqu'à 18 heures par jour... Je mangeais des pizzas... Je me lavais une fois de temps en temps... Je ne pensais qu'aux jeux... Après trois années de thérapie... cet ancien contrôleur d'installation de gaz a enfin levé le pied... Il ne joue plus que 4 à 5 heures... par jour... Mais Thierry semble tout petit comparé à ce jeune homme de 25 ans qui, pour lutter contre son addiction à l'ordinateur... avait décidé de partir en Thaïlande... pour des vacances... Et qui au final... n'a jamais décollé... du cybercafé de l'aéroport pendant un mois... Pire... Avec ce coréen mort d'épuisement en 2005... alors qu'il jouait en réseau depuis dix jours... A l'hôpital Marmottan de Paris... au début, on n'a pas pris très au sérieux ces accrocs au monde virtuel... Mais aujourd'hui... les consultations représentent 25 % de l'activité pour addiction sans drogue... Et la journaliste du JDD de décrire le profil des accrocs... Des hommes en majorité... Jeunes... timides... angoissés à l'idée de se lancer dans la vie professionnelle ou affective... Ou cinquantenaires... qui après avoir connu des réussites flagrantes se retrouvent au chômage... et se réfugient dans le virtuel... Contrairement à la vie réelle... les joueurs évoluent dans un univers contrôlable... où ils sont gratifiés... Mais où la compétition et la hiérarchie peuvent être aussi très sévères... A terme... on peut aussi imaginer que le jeu en ligne pourra quand même avoir des pouvoirs salvateurs... Pourquoi pas... permettre à des gens à tendance perverse ou asociale d'utiliser le virtuel... pour canaliser leurs problèmes... La question est posée...

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