Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs… bonjour. F comme faux et usage de faux ! F comme Farc, mais aussi comme fanatiques du Hamas et de l’ETA. F comme femmes… « Quelquefois si douces quand la vie me touche… Quelquefois si dures, que chaque blessure longtemps ne dure…. Longtemps ne dure. Femmes, je vous aime. Je n’en connais pas de faciles. Je n’en connais que des fragiles » Deux illustrations singulières aujourd’hui, de la chanson de Julien clerc et Jean-Loup Dabadie : Margaret Thatcher – la dure – hospitalisée hier à l’hôpital Saint Thomas de Londres. Et Cécilia – la douce – déclarant, hier aussi, devant les policiers de la brigade de Répression de la Délinquance contre la Personne, n’avoir jamais reçu le sms ultra-médiatisé, attribué au chef de l’Etat, par Airy Routier : « Si tu reviens, j’annule tout ». Alors faux et usage de faux ? Le rédacteur en chef du NOUVEL OBSERVATEUR demande à ses accusateurs de le prouver, après avoir affirmé aux policiers qu’il avait écrit sur la foi d’informations verbales fiables, crédibles et sérieuses. Samedi 8 mars : journée internationale de la Femme, la presse élargit, Dieu merci, le cadre du débat. D’un côté, le combat à poursuivre pour la parité, comme l’écrit en manchette LE DAUPHINE LIBERE, sur une photo d’Ingrid Betancourt. « Il est juste, souligne en légende le quotidien grenoblois, de dédier ce samedi à l’otage des Farc, qui paye depuis six ans dans la jungle colombienne, son engagement politique » Le journal L’ALSACE salue les femmes qui vont de l’avant. Tout comme LA MONTAGNE de Clermont-Ferrand. Tandis que LE COURRIER DE L’OUEST, LA MARSEILLAISE, LE PARISIEN, LA CROIX et L’HUMANITE considèrent ensemble que les inégalités ont la vie dure, en politique, dans l’emploi et au sein du couple. Le journal NORD ECLAIR se distingue en faisant d’Anne Romanoff, sa rédactrice en chef d’un jour. Et le JOURNAL DU CENTRE pousse l’audace jusqu’à se demander si la journée des femmes a encore un sens, et s’il ne faudrait pas inventer, pour la nouvelle génération féministe, une nouvelle forme de militantisme ? Explication de mon confrère : les jeunes se distinguent nettement des féministes historiques. Elles revendiquent désormais la mixité et se veulent réformistes. Jean Ferrat était, me semble-t-il, plus en avance et plus rassembleur quand il écrivait et chantait en 1963 ( !) «Le poète a toujours raison Qui voit plus haut que l’horizon Et le futur est son royaume Face à notre génération Je déclare avec Aragon La femme est l’avenir de l’homme. Entre l’ancien et le nouveau Votre lutte à tous les niveaux De la nôtre est indivisible Dans les hommes qui font les lois Si les uns chantent par ma voix D’autres décrètent par la bible Le poète a toujours raison Qui détruit l’ancienne oraison L’image d’Eve et de la pomme Face aux vieilles malédictions Je déclare avec Aragon La femme est l’avenir de l’homme » Dabadie, Ferrat, Aragon… répondent bien, à cette invitation que faisait cette semaine à la télévision, l’écrivain Michel Butor. « Il faudrait, disait-il, que les hommes politiques et les experts consacrent un peu plus de temps à la poésie, et lisent des poèmes, avant de s’exprimer en public ». Thierry Renard, le fondateur des Editions de l’Aube, le pense aussi quand il écrit dans LIBERATION aujourd’hui : « Le monde est un livre ouvert, et vivre est un poème ». Et Thierry Renard, de citer l’écrivain italien Giacomo Léopardi qui aimait respirer l’air marin, en tournant le dos à la mer. C’est à lui que l’on doit : « Le monde est triste et beau », formule qui colle assez à nos temps agités. Quant à Renard, il conclut : « Si rien ne pouvait durer, la poésie reste la première parole, parole de feu, parole de vent ». Ce qui m’amène à un document découvert dans les lettres intimes publiées chez Textuel, par la fondation de La Poste. On y trouve, non pas des sms, mais des lettres autographes, de Daudet à Zola, d’Octave Mirbeau à Claude Monet, de Verlaine à Rimbaud, d’Edith Piaf à son amant, de Bonaparte à Joséphine, et un courrier de George Sand, à son ami, son grand ami de 17 ans de moins qu’elle, Gustave Flaubert. Et dans cette lettre de huit pages, cette pépite où la bonne dame de Nohant, se demande un siècle et demi avant nous, si les hommes aussi ne seraient pas, par hasard, hystériques. « L’hystérie, écrit George Sand…. N’est-ce pas un malaise, une angoisse causée par le désir d’un impossible ? En ce cas, nous sommes tous atteints de ce mal étrange quand on a de l’imagination. Et pourquoi une telle maladie aurait-elle un sexe ? Et puis, voilà pour les gens forts en anatomie. Il n’y a qu’un sexe. Un homme et une femme, c’est si bien la même chose que l’on ne comprend pas les tons de distinctions et de raisonnements subtils dont se nourrissent les sociétés, sur ce chapitre. J’ai observé l’enfance et le développement de mon fils et de ma fille. Mon fils était moi, par conséquent femme, bien plus que ma fille qui était un homme pas réussi. » A l’Elysée, aujourd’hui, Nicolas Sarkozy recevra une centaine de femmes exceptionnelles. Car George Sand, comme Simone de Beauvoir, Louise Weiss, Olympe de Gouges, Françoise Giraud, Simone Veil, ont des héritières… Il en est même une qui écrit dans LA CROIX aujourd’hui, et qui préside l’association Féminin Pluriel… C’est Sophie de Menthon, chef d’entreprise et copine de Laurence Parisot. Extrait : « En France, dans les conseils d’administration… la présence des femmes avance à la vitesse d’un escargot. » Explication de Sophie de Menthon : « Le renouvellement des élites est bloqué en France, en politique et dans lieux de pouvoir. Les conseils d’administration sont consanguins et voient les mêmes siéger les uns chez les autres… Alors, certes, on s’offre de temps à autre une femme parce qu’elle est « particulièrement talentueuse » (sic) parce « qu’il faut un administrateur indépendant » (alors pendant qu’on y est…) ou « parce qu’il faudrait une femme, quand même »… Et c’est vrai qu’il en faudrait, parce que nombre de dysfonctionnements, d’anomalies, de complicités complaisantes, de respect inconditionnel du « système » établi se verraient fortement remis en question. Les femmes ne considèrent pas les choses avec la même approche que celle des hommes…. Tout ce qu’on va ériger en matière de protection des femmes risque d’être discriminatoire à l’occasion de leur recrutement. La meilleure façon de faire avancer la cause des femmes, me semble-t-il, serait que celles qui sont en place promeuvent et aident leurs consœurs. C’est bien souvent peu le cas ! » La preuve par un sondage CSA, pour LE PARISIEN ce matin, en page 4…. Question aux personnes interrogées… : « En politique, qui, selon vous, d’un homme ou d’une femme, est le plus social, le plus au contact des réalités… le plus à l’écoute » Réponse : Les femmes, les femmes, les femmes… Ça se gâte seulement pour le courage, le dynamisme et la compétence. Vous avez dit compétences… Oui… à lire dans LE FIGARO d’aujourd’hui, l’interview d’un homme politique compétent, peu aimé dans son pays mais fort apprécié à l’étranger, un homme qui aime la France, et depuis longtemps… Shimon Peres… l’ancien président d’Israël. Je vous lis quelques extraits : « Aucun pays n’a aidé Israël autant que la France ». « Nicolas Sarkozy a donné un nouvel élan aux relations avec Israël » « Nous ne sommes pas assez imprudents pour concentrer le danger iranien sur Israël. C’est un problème que le reste du monde doit résoudre. » Puis, à propos de l’attentat horrible qui vient d’ensanglanter Jérusalem : « Il s’agit d’un acte barbare. Le terroriste est entré dans un lieu de prière et d’étude de la religion et a ouvert le feu dans toutes les directions pour verser autant de sang que possible. Il était seul, mis il a agi avec des complicités. Israël est déterminé à se défendre et continuera sa traque jusqu'à ce que tous les terroristes paient le prix de leurs actes… »

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