Le président américain a décidé d'agir militairement en Irak, contraint et forcé face à la menace de l’État islamique. À lire aussi, les orphelins d'Argentine qui retrouvent leurs familles, l'amour qui fait quitter les ordres et du football aux raviolis.

Pour beaucoup, le rôle du guerrier ne va pas vraiment au président américain. "Obama guerrier malgré lui", lance Le Figaro. Dans son éditorial, Philippe Gélie renvoie Barack Obama à cette phrase de l'ancien Secrétaire d'Etat Colin Powell : "If you break it, you own it", "ce que vous avez détruit vous appartient, vous en devenez responsable". "Le président américain, élu sur la promesse de mettre fin aux aventures militaires de George W Bush en Irak et en Afghanistan, aborde la dernière phase de son mandat devant un dilemme désastreux : se résoudre à une quatrième guerre américaine dans la région en vingt-cinq ans, ou laisser à son successeur un champ de ruines".Mêmes doutes dans Le Parisien, qui présente Obama comme un "guerrier réticent", coincé dans une situation "qu'il voulait absolument éviter", obligé de "remettre un pied dans l'engrenage irakien"..Il craint "un bourbier irakien", selon Libération. La Voix du Nord résume : "Nous ne sommes plus dans l'aveugle guerre de civilisation, et ce serait une dramatique erreur d'y revenir. En même temps, les États-Unis ne peuvent rester de marbre face à ce Moyen-Orient à feu et à sang".Si Barack Obama n'a pas le choix, c'est aussi pour des raisons stratégiques... Dans Courrier international, on explique ainsi que les Etats-Unis se doivent d'aider les Kurdes irakiens, "qui ont toujours été des alliés fiables". "L'avancée de l'Etat islamique dans la zone d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, est une ligne rouge pour le gouvernement américain", précise le Washington Post. Le quotidien évoque même des drones et des avions qui surveillent constamment la zone, pour suivre l'avancée des djihadistes.Cette avancée, justement, Libération s'y est intéressé de près. Le journal ouvre aujourd'hui avec deux pages sur "le système totalitaire de l'Etat islamique". Un système qui impose "chaque jour, depuis début juin, des ordres et des interdits aussi aberrants qu'anecdotiques". Libé cite ainsi "la mise à l'écart de tous les gynécoloques hommes, la fermeture des coiffeurs et des barbiers, ou l'obligation pour les éleveurs de recouvrir d'un cache les pis des vaches, jugés indécents". Des règles que les djihadistes parviennent à appliquer en s'appuyant sur les structures étatiques et civiles existantes. Une fonctionnaire témoigne : "Leurs émirs tiennent des réunions quotidiennes avec nos responsables habituels, pour l'organisation du travail". Un fonctionnement qui leur permet aussi de jouer les "rapaces", en prélevant de 5 à 50 % des revenus mais aussi un droit de passage de 30% pour les marchandises. Bref, pour le géographe irakien Muchtaq Khalil, on y trouve "pratiquement tous les attributs d'un Etat : gouvernement, population, continuité territoriale, souveraineté et bientôt légitimité". Ne reste qu'à gagner la confiance de la population, à grands renforts de propagande... Ou de terreur.

Histoire d'un orphelin Argentin

Une histoire qui en rappelle 500 autres... Celle de Guido, fils d'opposants politiques né en pleine dictature militaire. Quelques heures après sa naissance, sa mère et son père son tués, et le bébé confié à des paysans à Olavarria, à 400 km de Buenos Aires. 37 ans plus tard, Guido, devenu Ignacio, pianiste reconnu, compositeur de jazz, a retrouvé sa grand-mère, et pas n'importe quelle grand-mère : Estela de Carlotto, "emblématique présidente des Grands Mères de la place de mai", une association qui cherche à retrouver ces orphelins de la dictature, volés puis adoptés par des membres ou des proches du pouvoir de l'époque.

La correspondante du Monde a renconté Estela de Carlotto, 83 ans, une femme qui "ne voulait pas mourir sans avoir serré son petit-fils dans ses bras". Un petit-fils qui a retrouvé sa famille biologique un peu par hasard : "Personne, pas même ses meilleurs amis, n'imaginaient qu'Ignacio puisse être un enfant adopté", raconte Christine Legrand. "Mais lui avait des doutes... Il y a un mois, il était allé à Buenos Aires, sans rien dire à personne. Quelques jours plus tard, les examens sanguins ont prouvé qu'il était le petit-fils d'Estela de Carlotto". Tout est allé très vite, trop vite presque. La principale préoccupation de Guido, c'était la réaction de ses parents adoptifs. Ceux qui "allaient apprendre la nouvelle par la télévision... Il n'avait même pas eu le temps de les prévenir."

Dieu et amour

Histoires de familles en Argentine, histoires d'amour dans Libération... Qui évoque la question du célibat dans l'Eglise catholique à travers le récit de Didier, ancien moine, et celui de Stéphane, ancien prêtre. Tous deux ont quitté les ordres pour vivre le parfait amour (chacun de leur côté bien sûr). Le premier a vu débarquer en 1995, dans son abbaye du Morvan, une femme, Marie-Pierre, "sa" femme désormais. Elle vient réaliser un reportage sur l'art roman, il en tombe tout de suite amoureux. Le problème, c'est que dix ans plus tôt, Didier est devenu "frère Marc", un bénédictin dont le quotidien est régi par les offices religieux et les prières. Quand il quitte le monastère, le père abbé lui glisse un mot "pour lui dire qu'il fait l'erreur de sa vie". D'ailleurs, il ne considère pas qu'il a "repris sa liberté", comme lui suggère Libé... "C'était comme si je quittais ma famille, ce sont les moines qui m'ont appris à être un homme".

Quant à Stéphane, il attend encore la décision du pape François qui lèvera son obligation de célibat. Il regrette que pour l'Eglise, "ce soit forcément la femme qui détourne le pauvre prêtre. Il est le saint, la femme le démon". Pas rancunier, l'ancien prêtre compte bien se marier avec la femme qu'il aime. Un mariage religieux, bien entendu.

Foot français et raviolis

Le championnat de France de football vient de reprendre, avec un match nul hier entre Reims et le PSG... La Ligue 1, elle, sera tout sauf nulle cette saison, on nous le promet. Le Huffington Post affiche en une ce championnat "refait à neuf" : "Vous n'allez pas reconnaître la Ligue 1". De son côté Rue89 publie sa liste des dix nouveautés qui rendent le retour du championnat excitant. Et pourtant on pouvait s'inquiéter, expliquent les deux journalistes : "après avoir mangé des pâtes aux truffes pendant un mois, il est de nouveau l'heure d'ouvrir la boîte de raviolis. Mais c'est tellement bon, une boîte de raviolis, quand on a rien avalé depuis des semaines".

Rue89 évoque pêle-mêle les ingrédients qui pourront épicer un peu tout ça. Des sept nouveaux entraîneurs à ce fameux spray magique utilisé pendant le Mondial pour marquer les positions de coup franc... De toute façon, conclut l'article, "si vous voulez manger à votre faim, vous n'avez pas vraiment le choix du repas". Avis aux amateurs de raviolis.

Moneypoly

Et puis des raviolis et autres nourriture en conserve, Charles Darrow a dû en manger aussi en 1929. Son nom ne vous dit peut-être rien, pourtant cet ancien ingénieur au chômage a inventé l'un des plus célèbres jeux de société au monde, le Monopoly. Le Figaro raconte son histoire dans le cadre de sa série d'été... La première version du jeu était bricolée avec une toile cirée, des bouts de bois, et des morceaux d'un bracelet de sa femme en guise de pions. Il a pourtant conquis sa famille, puis ses voisins, et enfin la société Parker Brothers, en 1935.

Le Monopoly est aujourd'hui le jeu le plus vendu au monde, commercialisé dans 80 pays, édité en 43 langues... Et c'est surtout, le Figaro nous l'assure, le jeu qui marque notre premier rapport à l'argent. Rien que ça.

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