Bonjour à tous… « Si, par hasard Sur l’Pont des Arts Tu croises le vent, le vent fripon Prudenc’prends garde à ton jupon… Si, par hasard Sur l’Pont des Arts Tu croises le vent, le vent maraud Prudent, prends garde à ton chapeau. » Comment invoquer, le très moderne principe de précaution quand le vent, souffle en rafale, tue et blesse dans la capitale et prive d’électricité en Loire Atlantique, comme dans le Centre de la France plusieurs centaines de milliers de foyers ? La presse nationale et régionale, consacre aujourd’hui beaucoup de place aux désordres météorologiques d’hier ainsi qu’au travail patient des services d’EDF, qui ont presque partout cette nuit, rétabli le courant. Photo d’un camion couché sur la chaussée, en première page du Parisien. Photo également en une du journal La Montagne de Clermont-Ferrand… Ouest-France et l’Union de Reims, chiffrant déjà, de leur côté, le premier montant des dégâts. « Si par hasard, sur le Pont des Arts… C’est ce que chantait Georges Brassens, quand le vent et les éléments étaient plus indulgents semble-t-il, que les désordres climatiques de notre présent. Mais il y a tempête et tempête. L’animateur de télévision, Pascal Sevran en a provoqué une, de forte intensité sur l’échelle des colères. Celle-là lui vaut, d’être convoqué aujourd’hui par la direction de France Télévision… Et Ségolène Royal en provoque une autre d’intensité plus basse, pour avoir tiré sur la Banque Centrale européenne et son gouverneur, le français Jean-Claude Trichet. Le Figaro, accorde cependant ce matin, une bonne place à l’incident, marqué hier par une correction de trajectoire signée… François Hollande ! Ségolène Royal, avait dit jeudi, au Congrès socialiste de Porto : « Ce n’est plus à Monsieur Trichet de décider de l’avenir de nos économies ; c’est aux dirigeants démocratiquement élus, qu’il revient de le faire. » Rectification de tir hier, oui toujours à Porto, dans la voix du Premier secrétaire du Parti socialiste, compagnon de Madame Royal : « Revenons, a dit François Hollande, à l’esprit des traités, avant de vouloir les modifier. » Commentaire de Pierre Avril, correspondant du Figaro à Bruxelles… « Les Français, une fois de plus se distinguent. Mais peut-être, faut-il mettre sur le compte des errements de la campagne hexagonale les critiques de Ségolène Royal à l’égard des banquiers de Francfort. Quoi qu’il en soit, poursuit mon confrère du Figaro, les représentants des douze, de l’Eurogroupe ont accueilli, avec un peu d’agacement et beaucoup d’ironie des critiques qui rappellent les diatribes contre l’euro, que lançait, il n’y a pas si longtemps, l’italien Silvio Berlusconi. Quant au Président de la Commission José Manuel Barroso, il s’est contenté de rappeler, lui, le principe d’indépendance de la Banque centrale… et son premier devoir… « Respecter certains objectifs communs… notamment celui qui consiste à maintenir autant que faire se peut, l’inflation à de bas niveaux. » Conclusion de Pierre Avril ce matin… Madame Royal a franchi un cran. François Hollande a rectifié le tir… et le gouvernement français, a paru isolé, en dénonçant lui aussi, ces derniers jours, l’euro fort, et un loyer de l’argent fixé à des taux trop élevés… Si l’indépendance de la Banque Centrale n’est pas contestée, la politique des taux qu’elle pratique, et la gestion jugée trop solitaire de Jean-Claude Trichet, suscitent bien des critiques, et pas seulement, celles de Ségolène Royal. Seulement voilà, comme les douze de l’Eurogroupe ne parviennent pas à parler, d’une seule voix, Monsieur Trichet s’en fiche. » Ce commentaire d’un responsable européen repris par Le Figaro ce matin, renvoie lui aussi, au Pont des Arts balayé par le vent, et au second couplet de Georges Brassens. « Les Jean-foutre et les gens probes Médisent du vent furibond Qui rebrousse les bois, détrousse les toits, retrousse les robes Des Jean-Foutre et des gens probes Le vent, je vous en réponds S’en soucie, et c’est justice, comme de colin-tampon ». Un qui ne se soucie pas, comme de colin-tampon du surprenant propos de Pascal Sevran, c’est le ministre de la culture Monsieur Renaud Donnedieu de Vabres qui a déclaré… hier soir sur RTL « Je suis extrêmement choqué… les propos de Pascal Sevran sont scandaleux, inadmissibles et racistes et probablement passibles de la loi. » Intolérables, a jugé aussi, de son côté, la secrétaire générale du Parti Communiste français, Madame Marie-George Buffet… M. Lamdaoui, secrétaire national adjoint du Parti Socialiste a surrenchéri : les déclarations de Monsieur Sevran a-t-il dit constituent une apologie du racisme et de l’eugénisme. » Pascal Sevran persiste et signe, ce qui nous contrait à revenir, aux déclarations de l’animateur, telles qu’elles figurent dans son livre publié chez Albin Michel au mois de janvier dernier « Privilège des jonquilles », et à l’interview, qu’il a donnée l’autre jour au quotidien Var-Matin, journal de Toulon laquelle interview a mis le feu aux poudres… et déclencher la polémique qui fait ce samedi, la une du journal France-Soir, et un certain nombre d’articles, disons étonnés, d’un grand nombre de quotidiens. Alors, comme il y a des mots que j e ne crois pas utile de dire et de répéter à la radio… permettez-moi, par courtoisie, d’en atténuer un…. Un seul. Mais voilà, le propos de Pascal Sevran… dans sa quasi-intégralité, et repris ce matin par le Parisien. Vous pourrez les retrouver : « Le sexe des Noirs avait-il écrit et dit, le sexe des Noirs est responsable de la famine en Afrique ». Et alors ? C’est lui qui ajoute et qui commente : et alors ? C’est la vérité ! L’Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire. Si des gens bien au chaud dans leurs certitudes ne supportent pas d’entendre ça, je les emmerde ! Oui, il faudrait stériliser la moitié de la planète ! » Voilà la dernière réponse de l’animateur de France Télévision au journaliste : « Stériliser la moitié de la planète ». Alors, la direction de France 2, poursuit le Parisien, a décidé de convoquer l’animateur « dans les plus brefs délais pour envisager les suites à donner à cette affaire ». Lui dénonce une campagne honteuse, le présentateur de Chanter la Vie, c’est son programme de télévision, Chanter la vie, ça c’est bien chanter la vie… il se réclame de l’amitié d’hommes aussi irréprochables dit-il, sur le plan du racisme que Jack Lang, Jacques Attali, Bertrand Delanoë ou Nicolas Sarkozy. Et il a adressé toute sa tendresse à tous les africains qui se seraient laissés abuser. Voilà un message d’apaisement pour conclure là-dessus. IL y a des choses surprenantes dans la presse. C’est l’article que signe Carole Barjon dans le Nouvel Observateur à propos d’un pronostic intéressant qu’aurait fait, que ferait Claude Chirac, la fille du président de la République. Alors Carole Barjon dit qu’elle s’est sacrifié pour le seul homme de sa vie, son père même si elle a un fils âgé de dix ans aujourd’hui. Claude Chirac reconnaît, c’est Carole Barjon qui l’écrit, qu’elle a commis des erreurs, notamment une insuffisante préparation de cette émission de télévision ratée de Chirac face à des jeunes avant le référendum européen. Carole Barjon poursuit : Plusieurs proches de Chirac assurent que Claude Chirac ne souhaite pas que son père s’engage dans une aventure périlleuse. Mais pour l’instant, elle ne vise qu’un objectif : assurer la prééminence du président jusqu’au bout de son quinquennat. Mais elle n’exclut rien et elle accrédite aussi dans Paris l’idée d’une nouvelle candidature au motif que le « jeunisme » ne serait pas un facteur structurant dans une élection présidentielle. » Et Carole Barjon d’ajouter qu’elle serait amie de Julien Dray, avec qui elle déjeune de temps en temps, et qu’elle aurait dit à François Fillon, conseiller politique du président de l’UMP, Nicolas Sarkozy, un jour en déjeunant avec lui, c’était il y a deux mois, elle lui aurait expliqué qu’entre la rupture et le changement de Ségolène Royal, les français, les français préfèreraient le changement et que Sarkozy leur semblerait dangereux. Voilà bon, c’est un propos rapporté d’un déjeuner… Libération vous invite sur quatre pages à emmener vos enfants si vous en avez voir l’exposition Trésors engloutis d’Egypte. C’est au Grand Palais à Paris. Libération décrit une passion française. Allez voir celle-là, c’est la nouvelle campagne d’Egypte, dit Libération aujourd’hui.

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