Bonjour à tous… En ce samedi soleil avec la Saint Valentin en perspective, et attendant le 14 février, une presse-surprise pour nourrir éventuellement vos conversations du week-end, et peut-être aussi vous fouetter les sangs ! Commençons par les images pieuses, avant de vous demander d’écarter les enfants, quand j’évoquerai en fin de revue de presse, les Demoiselles d’Avignon. Mais allons d’abord à Lourdes, avec la CROIX, OUEST FRANCE et beaucoup d'autres journaux, où s’ouvrent les célébrations du 150ème anniversaire des apparitions de la Vierge à la petite adolescente Bernadette Soubirous. Et à Aubervilliers, qui fut bien avant les plans banlieues des gouvernements, la capitale de l’enfance désoeuvrée. « Gentils enfants d’Aubervilliers Gentils enfants des prolétaires Gentils enfants de la misère Gentils enfants du monde entier Gentils enfants d’Aubervilliers C’est les vacances et c’est l’été Mais pour vous le bord de la mer La Côte d’Azur et le Grand Air C’est la poussière d’Aubervilliers Et vous jetez sur le pavé Les pauvres dés de la misère Et de l’enfance désoeuvrée Et qui pourrait vous blâmer Gentils enfants d’Aubervilliers Gentils enfants des prolétaires Gentils enfants de la misère Gentils enfants d’Aubervilliers » Germaine Montéro a chanté cela au lendemain de la guerre. Paroles de Jacques Prévert, musique de Joseph Kosma. C’était il y a soixante ans, avant le plan- banlieue de Nicolas Sarkozy, qui n’est pas un plan-banlieue, mais un effort de l’Etat en matière d’emploi, d’éducation et de guerre sans merci contre la délinquance. Seulement voilà, la presse n’y croit pas. « C’est un plan sans budget », soupire le TELEGRAMME DE BREST. « Des ambitions, mais peu de moyens », renchérit la CHARENTE LIBRE. « Certes », constatent les DERNIERES NOUVELLES D’ALSACE, « Sarkozy a dévoilé son plan-banlieue, mais sans le chiffrer ». « Des mesurettes, pas de financement », regrette l’HUMANITE. « De la pagaille dans les idées», complète LIBERATION, tandis que le JOURNAL d’ALSACE "attend du concret pour les six quartiers de Mulhouse en difficulté ». OUEST-FRANCE, la VOIX du NORD, L’ECLAIR DES PYRENEES et le FIGARO regrettent eux aussi, l’absence de financement, mais préfèrent mettre l’accent sur l’idée force du Président de la République : intégrer sans exclure, briser la logique du ghetto, et donner une seconde chance aux jeunes en échec scolaire. Le FIGARO se félicitant pour sa part des 4.000 policiers supplémentaires, qui seront affectés à la sécurité des quartiers en difficulté. L’écrivain François Taillandier, ajoute à celà en page 31 de LIBERATION, une information qu’il a glanée hier, en jetant un coup d’œil à la télé. "Michèle Alliot-Marie, écrit-il, expliquait que la France allait se doter, l’année prochaine, d’un commissariat électronique, où l’on pourra porter plainte par internet. En donnant son nom, pour éviter la délation ». « Bon, écrit Taillandier, cela n’a rien de palpitant, l’Espagne et l’Italie disposent déjà de ce système ». En revanche, écrit-il, la deuxième phrase du reportage est sublime. Elle lui donne tout son sel et fait froid dans le dos à moins que ce ne soit une énième envie de rire… Attention, vous êtes prêts… la voici : « Des centaines de milliers de plaintes sont attendues ». Plainte ? Justement la Ministre de l’Intérieur, en recueille elle aussi, avec les policiers d’Amiens, suspendus et suspectés d’avoir proféré des slogans antisémites, en levant le bras droit. Le COURRIER PICARD y revient ce matin avec une information concernant l’un des 3 policiers, brigadier-chef, s’il vous plait, et militant du Front National. C’est le titre du journal, avec ce sous-titre : "Suspectés de slogans nazis, cinq personnes dont 3 policiers – l’un est le mari d’une conseillère régionale Front National – sont en garde-à-vue ». Le COURRIER PICARD consacre tout un dossier au sujet, à ranger dans les mauvaises surprises du week-end. Il en est d’autres, à propos des prochaines élections municipales. Premier tour le 9 mars… dans un mois donc très précisément. PARIS NORMANDIE relève ainsi que la parité hommes-femme sur les listes municipales « ça marche ». L’ennui, selon le quotidien de Rouen, c’est que 85 % d’hommes sont têtes de listes. « Chérie, viens chez moi, y’a du feu, mais tiens-toi respectueusement derrière ». L’autre surprise, vaut pour ce que Louis Aragon appelait les « beaux quartiers ». Elle figure dans le FIGARO, qui croit savoir que Monsieur Martinon, porte-parole de Nicolas Sarkozy, laisserait sa place à une femme, Marie-Cécile Ménard, numéro 2 de la liste. Et pourquoi ça… Explication du FIGARO, la campagne de David Martinon à Neuilly n’embraye pas ! Juste en dessous, dans le même journal, je lis : "mariage de Nicolas Sarkozy, le Maire du VIIIème, risque une amende ». Imaginez que Monsieur Lebel a oublié de respecter le Code civil, faisant courir du même coup, le risque aux époux Sarkozy, de voir casser leur mariage. En effet, quand on se marie, les portes de la Mairie doivent rester ouvertes au public. Or, les grilles de l’Elysée, samedi dernier, sont restées fermées. Bref, Monsieur Lebel qui a procédé au mariage, sans respecter les formalités légales, risque une amende de 4,50 euros. J’ajouterai à cela une déception. Revuiste de presse, scrupuleux et contempteur de grandes signatures du NOUVEL OBSERVATEUR, j’ai cherché dans cet hebdomadaire des nouvelles cette semaine des amours de Ségolène Royal, sans François Hollande, de François Hollande, sans Ségolène. Des amours de François Bayrou qui a failli, avant le 2ème tour de la présidentielle, recevoir nuitamment, rue Cler, chez lui, Ségolène Royal. Rien. Rien dans le NOUVEL OBSERVATEUR. Sinon cette question de François Bazin à la MoDem Marielle de Sarnez. « Et si Bertrand Delanoë frappe la nuit à votre porte ». Réponse de l’intéressée : « la question est réglée, j’habite eu rez-de-chaussée ». Mais dans ce cadre-là, il y a beaucoup de solutions possibles entre hommes et femmes de bonne volonté ! Reste que le NOUVEL OBSERVATEUR s’est drôlement comporté en publiant sur son site, un SMS attribué à Nicolas Sarkozy et destiné à Cécilia : « Si tu reviens, j’arrête tout ». 8 jours avant le mariage avec Carla Bruni. Et bien, il y a un journaliste qui s’appelle Jacques Camus et qui écrit dans la REPUBLIQUE DU CENTRE : « Il faut savoir se regarder en face. La décision de Nicolas Sarkozy de déposer plainte pour faux et usage de faux et recel contre le site internet du NOUVEL OBSERVATEUR souligne la tension paroxystique des rapports entre le chef d’Etat et les médias, mais de grâce, de grâce, évitons cette peu glorieuse circonstance de brandir les grands principes sur la liberté de la presse pour justifier une bassesse ». Et Camus conclut, et il a bien raison de conclure comme ça : « nous les journalistes qui reproduisons ça, les SMS, quand même, on devrait aussi savoir se regarder en face dans la glace ». Quant à Franz Olivier Giesbert il complète en écrivant dans le POINT : « oui c’est vrai au lieu de vivre ses amours derrière les hauts murs de l’Elysée, Nicolas Sarkozy les a étalées avec son nouveau bonheur à la une des journaux. Etre heureux n’est peut-être pas la meilleure façon de devenir populaire, du moins en politique ». J’en aurai fini quand je vous aurai dit - là écartez les enfants - Vous avez parlé de Vinci , moi je vais parler de Picasso. En 1907 il peignait les Demoiselles d’Avignon. Alors les Demoiselles d’Avignon, tout le monde ne le sait pas, mais c’était des femmes de petite vertue qui étaient en maisons closes à Barcelone. Alors il se trouve qu’on en a fait une pièce de théâtre qu’on joue actuellement à Paris, rive gauche. Alors c’est formidable… Parce que si vous n’êtes jamais entré dans un bordel, c’est un vrai bordel… Alors il y a des femmes qui sont là, il y a tout, mais c’est un bordel d’autrefois avant Marthe Richard. Il y a Catherine Allégret et des jeunes filles primesautières, enfin formidables.. Et elles chantent ça… Ecartez les enfants. « Les hommes sont des bêtes, les hommes n’ont rien dans la tête Tout ce qui les intéresse, c’est nos fesses Leurs mains baladeuses, franchement on n'y croit plus Tout ce qu’ils veulent c’est nos culs »

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