Bonjour à tous… Le sourire de l’ange de la cathédrale de Reims, n’est plus qu’à 45 minutes de Paris ! Metz est à 1 h 25. Nancy à 1 h 30. Strasbourg à 2 h 20 ! Avant le TGV-Est et avec le TGV-Est, qu’inaugurent ce matin, François Fillon, Alain Juppé et leurs invités, il fallait 4h15, pour franchir les 500 kilomètres qui séparent la capitale de la France de la capitale de l’Europe. Pour Nancy, et sa place Stanislas… c’était 2h53 de train corail… 3 petites demi-heures désormais suffiront, comme le souligne Le PARISIEN, en s’exclamant : « TGV-Est, c’est parti ! » Vingt-cinq ans, après le premier train à grande vitesse, la Champagne, l’Alsace, la Lorraine, vont enfin découvrir, le train le plus rapide du monde. Fabrice Amedoé dans LE FIGARO ne trouve pas la mariée aussi belle, et remarque d’entrée, que si les temps de parcours, seront réduits de moitié, les tarifs vont augmenter de 25%. Et LE FIGARO de dresser dans cette logique le tableau financier des parcours modernisés… Pour Reims, et le sourire de l’ange, il en coûtera 28 euros, au voyageur pressé d’arriver. Pour la place Stanislas 50… pour le Luxembourg, avec les trains ordinaires 51 euros suffisaient, mais c’était 3h35 de parcours. Désormais, il faudra débourser 15 euros de plus, mais on ne mettra plus que 2h05. 63 euros… et vous serez à Strasbourg. 99 euros… pour Francfort en 3h50. Quatre euros de moins pour Stuttgart en 3h40. Pour l’instant, explique LE FIGARO, la SNCF et Deutsche Bahn coopèrent, et on ne changera plus de personnel et de locomotive, à la frontière… mais les deux compagnies qui ont appris à travailler ensemble ne vont pas manquer de s’affronter sur le marché international. Affrontement aussi, entre le TGV-Est, et l’avion… Les compagnies à bas prix, jettent l’éponge sur Paris-Strasbourg et Air-France, contre-attaque en baissant ses prix à certaines heures, mais a déjà réduit ses liaisons quotidiennes, de douze à huit vers Strasbourg et Mulhouse, au départ d’Orly. Les Dernières Nouvelles d’Alsace, considèrent sondage à l’appui que les tarifs, restent un frein au développement du TGV. Francis Laffon éditorialiste mulhousien du quotidien l’Alsace, regrette quant à lui, que les calendriers politiques et diplomatiques, de Nicolas Sarkozy, n’aient pas permis, au Président de la République, d’inaugurer, à toute vitesse, le TGV-Est. Ce sera peut-être pour 2012, soupire mon confrère, quand l’axe Rhin-Rhône viendra connecter sur le nouveau TGV. Encore, faudra-t-il conclut, mon confrère mulhousien, beaucoup de volonté, et beaucoup d’initiatives, pour transformer ces promesses de connexion en réalité ! Sans cet alliage, initiative et volonté, un chemin de fer même lancé à 320 kilomètres/heure, n’est qu’un chemin de fer. Dans l’Est Républicain de Nancy, le caricaturiste Edica croque un vétérinaire, en train de masser le dos, d’une vache alanguie, tandis qu’un autre bovidé assis, juste à côté, attend son diagnostic… Alors docteur ?... Bof, répond le praticien, les problèmes cervicaux des vaches nancéiennes, s’expliquent par la trop grande fréquence des TGV. Dans LIBERATION, c’est l’écrivain Camille Laurens, auteur de « Ni toi ni moi »… et de « Dans ces bras-là » qui salue l’événement, en rappelant qu’il y a des liens anciens, entre l’amour et le train. Du clandestin, de l’érotisme feutré… Rappelons-nous dit-elle, le film « La mort aux trousses » … Quand le train s’enfonce dans le tunnel, et nous laisse dans notre fauteuil à nos fantasmes sexuels. C’est peut-être mon dada, reconnaît honnêtement Camille Laurens, avant de noter que si le train inspire beaucoup les écrivains… ils n’y écrivent pas pour autant. Je cite, celle qui fut l’autre semaine, la présidente du jury du livre Inter, parce que son texte est joli… et pourrait très bien inspirer, les candidats bacheliers qui vont composer demain. Dans le TGV… l’imagination va à grand train… et démarre à la moindre occasion… Ce que la locomotive convoie derrière elle, au fond, c’est une grande métaphore de la vie : on embarque un jour donné, à une heure précise, avec quelques contemporains, on croise des gares avec leurs salles des pas perdus et des complètement paumés, on s’affronte à des erreurs d’aiguillage, on rate des correspondances, on se trompe de quai, on prend du retard, e pericoloso sporgersi, mais finalement on est sur des rails, train d’enfer ou train de sénateur, ça roule. Au moins jusqu’à la dernière station, celle du dernier voyage, terminus, tout le monde descend. Est-ce là le secret du train, un art de rassembler dans ses wagons une métaphysique à la fois simple et implacable : je vais d’ici à là en croisant visages et paysages, ça va très vite, mieux vaut profiter du voyage. Il y a des trains de sinistre mémoire, alors justement, quant à moi, je suis à bord depuis un moment déjà, je ne m’en lasse pas, je suis transportée. Bien sûr, je n’ai encore jamais rencontré de bel inconnu en train de me lire. Mais je ne désespère pas, et je mène ma vie à grandes guides : ceux qui m’aiment prendront le train en marche. Camille Laurens, nous renvoie au beau film de Patrice Chéreau, et au cher François Reichenbach qui avait confié, à l’hôpital où il agonisait, sa volonté d’être enterré dans le Limousin… C’est bien loin, avait dit sa meilleure amie, veillant auprès de son lit… « Ceux qui m’aiment prendront le train », avait-il répliqué. D’où le titre du film… Des souvenirs, liés au chemin de fer. Nous en avons tous… chantés quelquefois… Non je ne pense pas à l’époque, où les trains sifflaient de Richard Anthony. Pire que cela…je songe à la chanson de Charles Borel et de Louis Pothier, créée au lendemain de la guerre de 14… Chanson où Jean Le mécanicien et Blaise le chauffeur, en viennent aux mains pour une femme… et le train du plaisir, devient un train fatal où tout le monde mourut. Transports encore… Ou plutôt, sa négation, avec la manifestation aujourd’hui à Paris de Velosution, contre la dictature de la voiture… Manifestation internationale de cyclo-nudistes. Très inspiré Didier Pobel du DAUPHINE LIBERE… Ca s’appelle « Tous nus les cyclistes ». Ce samedi, ils iront rouler, sans chemise, sans pantalon… on connaissait la chanson très désapée de Rika Zaraï. Voilà le grand air des adeptes de la Vélorution. Des centaines de cyclistes qui s’apprêtent à pédaler aujourd’hui contre la dictature des voitures. La capitale française poursuit Didier Pobel, s’est associée pour la première fois à ce vaste mouvement international plutôt culotté – en dépit des apparences – et qui passe aussi par Francfort, Londres, Madrid, Montréal, Mexico ou Washington. Une initiative qui sous des dehors poilants entend bien faire valoir tous ses attributs, ça interroge la société sur l’ordre social, affirmait même récemment dans LIBERATION, l’ex grenoblois qui a enfourché avec efficacité ce dada-là. Et voici la chute : Dans Paris aujourd’hui à vélo, on dépasse les lolos… La presse allemande ce matin n’hésite pas à appeler Angela Merkel, pour son sommet considéré comme réussi par nos voisins, du Bild aussi, On l’appelait Miss Europe, on l’appelle Miss Monde. Un journaliste considère même que Angela Merkel a eu une influence quasi miraculeuse sur George Bush et Vladimir Poutine ; Il explique et c’est tout simple. Elle a parlé à chacun des deux dans leur langue maternelle. Angela Merkel parle aussi bien l’anglais, le russe et que l’allemand. On voit le sourire de Zarkozy, le sourire de Bush… Visiblement, les choses se sont très bien passées. Néanmoins, LIBERATION titre : Zarkozy et Merkel n’ont pas pu sauver le G8. LIBERATION note cependant : Une percée : le Soudan, les 8 militent pour une mission hybride sous la tutelle de l’ONU et Paris accueillera une conférence sur le Darfour le 25 juin. Quant à Bernard Kouchner, vous l’avez dit tout à l’heure, il est à Ndjamena. Il sera à Khartoum lundi. Une question est à la une du Point : à quoi sert le Bac. On y reviendra demain.

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