Le Journal du Dimanche présente aujourd'hui son traditionnel classement des personnalités préférées des Français... Traditionnel, c'est le mot, car non seulement il revient inlassablement tous les six mois, mais on pourrait presque deviner son contenu à chaque fois tant il semble désespérément statique. Oui, encore une fois, c'est bien Jean-Jacques Goldman qui marche seul en tête des suffrages, même si on se demande bien où les personnes interrogées l'ont vu pour la dernière fois, le chanteur ayant fait de la discrétion sa marque de fabrique. D'ailleurs lui-même s'en amuse dans un mail sybillin adressé au journal, en quête d'une réaction : "Je ne sais pas encore réagir à cette marque d'affection. Je préfère ne rien dire plutôt que proférer des banalités de chanteur".Parmi les éternels membres du club, on peut aussi citer Jean Reno ou Sophie Marceau, respectivement sixième et huitième, et dont on serait bien en peine de citer le film le plus récent. C'est un fait, les Français aiment les célébrités qu'on ne voit pas trop. D'ailleurs Dany Boon, qui remonte sur le podium à la troisième place conseille (assez fourbement) à Jean-Jacques Goldman de profiter de cette popularité pour faire son grand retour sur scène... À tous les coups, il veut juste en profiter pour lui piquer sa place au sommet !

Les Français, peuple le moins accueillant ?

Le site du Huffington Post relaie un classement d'un groupe de presse américain qui a établi la liste des villes les plus et les moins accueillantes du monde... Et dans cette deuxième catégorie, on trouve trois villes françaises. En tête, Cannes, classée deuxième ville la moins accueillante. Les critiques l'accusent d'être le "Las Vegas européen", une ville dont on ne souviendrait que pour de mauvaises raisons. En quatrième position juste derrière Moscou, Paris, accusée elle d'être peuplée de gens antipathiques, une ville "romantique et fabuleuse" mais dénuée de "tout signe de gentillesse", où "tout le monde est malpoli" et où personne n'aide jamais les touristes perdus. Enfin, les touristes américains gardent aussi un mauvais souvenir de Marseille, une ville "à éviter, où il ne fait pas bon être un touriste". Décidément, le Français n'est pas, lui, la personnalité préférée des touristes étrangers.

Barack Obama "n'est pas en guerre en Irak"

Alors que toute la presse voyait samedi le risque pour le président américain de mettre le doigt dans un nouvel engrenage irakien, le journaliste William Saletan assure aujourd'hui que non, même si les Etats-Unis bombardent à nouveau l'Irak, ils ne sont pas en train de s'engager dans une nouvelle guerre. Il donne même dix raisons qui expliquent son point de vue. La plus originale étant qu'il est persuadé qu'il n'est pas nécessaire de tenter de détruire l'Etat islamique puisqu'il va se détruire lui-même dans les mois à venir. "Cela ne va pas durer", assure le journaliste, qui explique que la "croissance de l'Etat islamique est limitée de façon inhérente. Il prend part à trop de combats, s'en prend déjà à l'armée irakienne, aux Kurdes, aux Turcs, aux baasistes mais aussi aux sunnites irakiens. Il va à la confrontation avec les forces armées de la Syrie, et comme si cela ne suffisait pas, il est entré au Liban." D'ailleurs, il suffit selon lui de regarder un peu mieux cette avancée qu'on dit inexorable des djihadistes vers la capitale irakienne... "Depuis, les milices chiites se sont mobilisées... Et le front n'a pas bougé." Bref, l'intervention des Etats-Unis n'aurait en fait qu'un seul effet : accélérer la déchéance programmée des combattants islamistes.

La guerre à Gaza vue des deux côtés

Le grand reporter du Parisien Frédéric Gerschel a rencontré des soldats israéliens de retour de Gaza, après une mission pour dénicher et détruire les fameux tunnels du Hamas. Détendus sur la photo, ils racontent leur peur au quotidien sur place, ces deux semaines passées à dormir dans des maisons abandonnées par leurs habitants. Pendant l'interview, une alerte à la roquette à proximité du campement. "Un code rouge", explique l'un des soldats. "Nous avons quinze secondes pour nous abriter avant que le projectile ne retombe. Le mieux, c'est de se coucher par terre, de mettre les mains sur la tête. En espérant que l'obus passe au-dessus". Quand on parle des victimes civiles à Gaza, les soldats reprennent l'argumentaire officiel, assurant que "nous ne faisons que nous défendre". Tout en reconnaissant : "il y a sûrement eu des erreurs".Dans le JDD, Owen Breuil, coordinateur général pour la Palestine de Médecins du Monde, ne parle pas, lui, "d'erreurs", mais bien du "pire conflit qu'il ait vu". Lui est toujours bloqué à Gaza, où "tout le monde a l'impression que des frappes peuvent éclater à tout moment. Les gens sont réellement traumatisés, ils ont une peur bleue de la nuit car c'est là que les tirs sont les plus violents. Tout le monde est à bout". Y compris les médecins justement. Au journaliste qui lui demande comment il gère personnellement ce cauchemar quotidien à Gaza, Owen Breuil explique que les membres de Médecins du monde travaillent directement avec des psychologues spécialisés dans les traumatismes liés au retour de guerre. Ils peuvent les contacter à tout moment par Skype ou par téléphone. Mais le plus efficace, explique-t-il, c'est "de se concentrer sur son travail". "Ecouter, comprendre, aller de l'avant".

Le "sexpert" de l'Inde dans le New York Times

Cela fait maintenant neuf ans que Mahinder Watsa, 90 ans, répond aux questions des Indiens sur leur sexualité... Et c'est un véritable sacerdoce. Il estime avoir reçu environ 40.000 lettres depuis ses débuts, et la plupart lui demandent des informations tout ce qu'il y a de plus basique, car en Inde, le sexe est à la fois une obsession et un tabou. On estime qu'à peine 5% de la population a reçu des éléments d'éducation sexuelle, dans un pays où les nouveaux mariés s'attendent à ce que leur partenaire soit vierge. Du coup, le Dr Watsa est rapidement devenu une star avec sa chronique dans le Mumbai Mirror. Et c'est sans doute dû à sa grande patience... Au correspondant du Times venu l'interviewer, il lit quelques-unes de ses perles personnelles, assurant qu'il ne se moque jamais des questions de ses concitoyens. À quelques exceptions près, Comme lorsqu'il est obligé de répondre à un courrier : "Non, les anges qui emmènent votre sperme à la personne dont vous rêvez, ça n'existe pas. Allez sur Google, vous avez beaucoup de choses à y apprendre".Mais être la référence du sexe en Inde, ce n'est pas de tout repos. "La prochaine fois, on se verra peut-être en prison", lance le Dr Watsa avec un petit sourire. Car sous son air de vieillard tranquille, il risque à tout moment une nouvelle plainte pour "obscénité", dans un pays trop pudique pour parler ouvertement de sexualité. Son ancienne rédactrice en chef se souvient d'ailleurs d'un procès, après une plainte qui prétendait que le journal inventait de faux courriers de lecteurs uniquement pour vendre du papier. "On a amené les lettres du jour au juge, toutes fermées. Il les a toutes lues pendant sa pause déjeuner, et il a classé l'affaire". Le Times l'assure : petit à petit, question par question, le Dr Watsa fait bouger les limites de la société indienne. Un comble quand on sait qu'il a 70 ans de plus que certains des lecteurs qui lui posent des questions... "D'un autre côté", s'amuse-t-il, "Ils n'ont pas vraiment le choix".

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