Bonjour à tous. En attendant le dégel en France, le cessez-le-feu au Proche-Orient et la fin de la crise du capitalisme mondialisé, autant commencer par une devinette d’actualité ! Connaissez-vous, auditeurs mes frères, auditrices mes sœurs, les noms des six Juifs qui ont changé l’histoire du monde ? Vous donnez votre langue aux chats ! Les voilà, dans l’ordre chronologique. - Moïse, le premier, a changé l’histoire des hommes quand il a dit : « Tout est loi ». - Jésus-Christ, parce qu’il a affirmé : « Tout est amour ». - Spinoza parce qu’il a considéré que : « Tout est nature ». - Karl Marx, parce qu’il a dit : « Tout est argent ». - Freud, parce qu’il a corrigé : « Tout est sexe ». Et enfin Albert Einstein quand il a définitivement conclu : « Tout est relatif ». Tellement relatif qu’il faut une bonne santé pour s’y retrouver dans les chocs renouvelés de l’information et garder vis-à-vis des faits, distance et honnêteté ! La presse est-elle trop partiale, entretient-elle la morosité des uns, l’optimisme béat des autres. L’enquête annuelle de LA CROIX, nous disait cette semaine qu’une majorité de Français doutait de l’indépendance des journalistes, mais faisait plus confiance à la radio, qu’à la télévision, internet et aux journaux. Peut-être faut-il, à la manière de l’italien Gramsci adopter une ligne de conduite qui vaut autant pour le politique que le médiatique, et opposer au pessimisme de l’intelligence, l’optimisme de la volonté. Il y a aujourd’hui, sur la guerre au Proche-Orient, le froid sibérien en Europe de l’Ouest, et la crise du capitalisme des constats et des commentaires raisonnables dans nombre de journaux. Même si, comme le souligne Bruno Frappat dans LA CROIX, les cartésiens que nous sommes, sont placés tous les soirs, en alerte maximale. Attention au verglas, attention aux manifestations qui dégénèrent, gare avant de prendre la route, gaffe au tabac, au gaz carbonique, au feu de bois. Chaque jour remarque le chroniqueur de LA CROIX, les nouvelles nous accablent et plus on essaie de nous rassurer, plus on nous suggère de bien prendre nos dispositions, plus cela nous inquiète, plus cela instille le doute en nous. Que se passe-t-il donc sous nos crânes gelés qui nous fait trembler à ce point ? Il faudrait mettre un peu de raison dans tout cela, un peu de cartésianisme. Il y a trop de délire sous les crânes. Reprenons-nous conclut Frappat, en s’écriant : « Au secours Descartes – Descartes reviens ! » Justement un crâne, une tête en os, figure ce matin, en première page du journal Sarthois LE MAINE LIBRE. C’est le crâne du philosophe Descartes que le Premier ministre, avait envisagé de transférer, du Musée de l’homme à Paris, au prytanée de la Flèche, sur les lieux même où le jeune Descartes étudia autrefois. Oh, là là, qu’est-ce François Fillon, avait imaginé là, un transfert. Dieu merci, réagiront les Parisiens, Descartes restera à Paris, et le MAINE LIBRE ne proteste pas, quand il a écrit, « pas de crâne de Descartes, à la Flèche, François Fillon a renoncé ». Autre renoncement, marqué dans la presse méridionale. Le Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, n’achètera pas de chasse-neige, pour sa bonne ville, qui ne reçoit en grand, de gros flocons, que tous les soixante ans. Que dirait le CANARD ENCHAINE, a expliqué le sénateur-maire aux élus marseillais, si nous avions lancé un appel d’offre, de brise-glaces, de chasse-neige, et tutti quanti, pour notre cité ! Je me souviens en effet que le CANARD avait beaucoup rigolé, quand la Guinée de Sekov Touré, avait reçu, cadeau des soviétiques, non pas des pompes à eau et des tracteurs, mais des chasse-neige, modèle toundra sibérienne. Le journal LA PROVENCE, titre néanmoins ce matin, sur les inspecteurs parisiens dépêchés à Marseille par le Premier ministre, pour tirer la leçon des « faiblesses » constatées dans la gestion des routes de la deuxième ville de France. Lesquels missionnaires, assurent ce matin, prudemment qu’ils ne constituent pas un tribunal ambulant. Et comme les élus locaux jurent que tout sur place a été mis en œuvre, les désordres glaciaires du film de la semaine : « Il y a eu de la neige cet hiver sur le Vieux port » seront oubliés avant 2060 ! D’ailleurs, vous connaissez la chanson : « Marseille, tais-toi Marseille, tu cries trop fort. Je n’entends pas claquer les voiles dans le port ! ». Mes confrères Chtis de la VOIX DU NORD, répondent quant à eux gentiment, en publiant une photo optimiste, d’un brise-glace qui cisaille des icebergs de plusieurs centimètres d’épaisseur sur le Canal du Nord. Avec ce titre aussi fier, que philosophique en manchette : « le week-end sera glacial, mais ils brisent la glace de notre réseau à grand gabarit ». Optimiste aussi le BERRY REPUBLICAIN, qui indique à ses lecteurs, comment bien vivre avec le froid. Soit, mais les chutes de neige continuent, riposte à Perpignan, l’INDEPENDANT CATALAN. Et tandis que le PROGRES de Lyon s’inquiète de la pollution qui succède au froid Rhône-alpin, l’EST REPUBLICAIN de Nancy, d’un pessimisme noir, prévient dès ce matin : « Attention la grippe et la gastro-entérite, attaquent ». C’est un avertissement de l’Institut de veille sanitaire. Le pic est attendu pour la semaine prochaine ! Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté. Quelques générations de Français se souviennent sans doute des hivers terribles, 1940-1941, quand il faisait 10 dans les petites classes, et moins encore à la maison, où l’on dormait avec son bonnet de chat, après s’être nourris de topinambours et de rutabagas. D’autres se rappellent aussi, la bonne Madame René Coty, qui allait porter un bol de soupe au gendarme fonctionnaire de l’Elysée, pour le réchauffer. Mais foin des années cinquante. Nos centrales électriques tournant à plein régime, et ça s’arrange du gaz russe. Mais c’est vrai, comme l’écrit Chantal Didier et la REPUBLIQUE DU CENTRE, il n’y aura pas de nouveaux crédits pour les hôpitaux. Jacques Camus, dans son éditorial, relève que Nicolas Sarkozy s’est transformé hier en urgentiste de l’Elysée, en se plaçant au chevet de l’hôpital, mais avec des onguents, des baumes, des bonnes paroles, car il n’a rien d’autre. Ceci explique-t-il cela ? La côte du Président chute de deux points, constate LE PARISIEN. LA TRIBUNE préfère citer les mauvais chiffres « qui glacent » les marchés. Plus de 524.000 emplois détruits en décembre aux USA. Moins 3 % en novembre de baisse de la production manufacturière en France. Moins 3,5 % en Allemagne pour la même période. LE MONDE rassemble tout cela, en un titre réfrigérant : « le choc de la crise dans la zone euro s’amplifie. Et ce n’est pas fini ». Gaza, le même quotidien, écrit sur Gaza : la guerre a déjà tué près de 800 Palestiniens, dont, cela les sources de l’ONU, 257 enfants. Et puisqu’il faut faire d’horribles comptes. Faisons-les ! 13 soldats israéliens. Compter encore 7.000 roquettes en 7 ans, tirés par le Hamas sur le Sud-Israël. Manifestons pour la paix, partout aujourd’hui.

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