Bonjour à tous…. En six lettres, le JOURNAL du DIMANCHE résume l’actualité climatique européenne : Brrrrr ! « B » majuscule, cinq fois « r » et un point d’exclamation. Illustration avec les joueurs du Trelissac Football Club, tentant de s’entraîner sous les flocons, alors qu’une dizaine de matchs, prévus ce week-end, ont du être annulés. Du jamais vu en Coupe de France, selon le COURRIER PICARD qui regrette le report de 13 matchs sur 32, dont la rencontre Amiens-Auxerre, très attendue en Picardie. A Toulouse, la DEPECHE du DIMANCHE titre sur le Grand Sud paralysé, avec villages isolés, avions déroutés sur Bordeaux et routes secondaires impraticables. Même constat au PROGRES de Lyon, qui titre : « Après la neige, voici le froid et le verglas ». Un peu plus au Sud, le journal LA PROVENCE, préfère parler de situation délicate, face à la neige qui « fait de la résistance ». LA MONTAGNE de Clermont-Ferrand est plus pessimiste et voit le froid battre en retraite aujourd’hui, mais revenir mardi ou mercredi, avec cependant des précipitations neigeuses moins abondantes. A Perpignan, l’INDEPENDANT catalan titre en lettres noires, sur une photo de Canigou étincelant de blanc : « Record de froid historique ». Avec ce sous-titre : « Jamais depuis 1872, on n’avait eu aussi froid un 9 janvier à Perpignan ». A Paris, le MONDE daté dimanche 10-lundi 11, synthétise cette actualité climatique en s’efforçant de l’expliquer : « Neige, gel, sécheresse, pourquoi la météo s’affole-t-elle ? Pour quelle raison, l’hémisphère Nord connaît-il une vague de froid aussi intense ? » Et le MONDE d’illustrer ses propres questions d’une photo d’orangers glacés, prise par Red Huber, le 7 janvier dernier en Floride. Pas de photo en revanche, mais on peut l’imaginer, de la grande plaine où le froid a déjà fait 139 morts. Ni de la Norvège où le thermomètre est descendu à moins 41 degrés Celsius. Du jamais vu depuis 1987… Et de quoi rivaliser avec ce qu’on nous disait au lycée, à propos de Verkhoïansk en Russie, considéré comme le pôle du froid. Explication des experts, dans ce qu’il faut bien appeler leur langue de bois. Je cite le MONDE : « Le froid qui frappe actuellement l’hémisphère Nord, s’explique par une phase d’oscillation Nord-Atlantique négative ». « Et voilà pourquoi votre fille est muette ». Quand on sera dans une phase d’oscillation Nord-Atlantique positive… il fera meilleur, on aura chaud. Et on pourra retourner à Copenhague, voir la ville fille des eaux… en maillot. Le MONDE traduit tout de même la langue incomparable des scientifiques consultés… en quelques mots. Si nous grelottons dans l’hémisphère Nord, aujourd’hui, c’est parce que dans le Pacifique le courant chaud « El Nino » s’est déplacé. Et parce que dans nos pays bordés par l’Atlantique, la faiblesse des vents océaniques laisse passer l’air polaire. Brrrrr, comme on dit au JOURNAL du DIMANCHE, mais que mon confrère Pierre Le Hir, du MONDE corrige d’une perspective rassurante. Pour la fin de ce siècle, (écoutez les jeunes) il y aura réchauffement et les hivers seront plus doux. Et pourquoi cela ? Elémentaire mon cher Watson. Je cite le MONDE : « les oscillations seront plus souvent positives que négatives ». Mais attention, ma chère Sandra Freeman, ne vous réjouissez pas trop pour l’avenir environnemental de vos enfants. Car le MONDE Magazine annonce que des crues catastrophiques de la Seine sont à prévoir. Le prétexte à ce dossier, bien illustré, c’est évidemment le centenaire de la grande crue et des inondations de 1910. Inondations que commémorent trois expositions. Du 20 au 28 janvier, Paris sous les eaux, dut trouver les moyens de vivre, sans sombrer… avec 20.000 immeubles inondés, 200.000 parisiens sinistrés, quatre gares fermées, plus de tramway, plus de métro, plus de gaz d’éclairage, plus de téléphone et plus de petits bleus… Les petits bleus, c’était les télégrammes. On dut faire venir des barques et 75.000 chevaux de trait, pour que la capitale la plus moderne du monde puisse garder un peu de mobilité. Grâce à ce dossier du MONDE, qu’il est bon de lire aujourd’hui, bien au chaud, on apprend que le 8 janvier 1910, une semaine avant la grande crue, le gouvernement avait inauguré, en grande pompe, la première ligne de métro, passant sous la Seine, Saint Michel-Cité-Châtelet. Une prouesse technique, aussi belle pour l’époque que notre Tunnel sous la Manche. 8 janvier 1910, il y avait là, pour saluer l’événement, le Président Fallières, Aristide Briand, le chef du gouvernement et ministre des travaux publics, Alexandre Millerand. Plus un Préfet de Paris célèbre… Louis Lépine. Tous ceux-là ont joué quelques jours plus tard leur popularité avec brio, selon le MONDE, au point de gagner les élections législatives de mai 1910. François Fillon, Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse, Roselyne Bachelot, malgré les atrocités climatiques et pandémiques de l’hiver 2010, gagneront-ils eux aussi, les élections régionales du printemps prochain. Luc Ferry, le philosophe, ancien ministre de l’Education de Jacques Chirac, répond ce matin dans le PARISIEN : « Non, la droite va prendre une tôle aux élections régionales. Ca va être une catastrophe, une bérézina. Si on ne perd pas l’Alsace, ce sera un miracle ». Et le même Luc Ferry d’expliquer que la taxe carbone est une absurdité, que le grand emprunt est surréaliste, et que la suppression de la publicité sur les chaînes publiques est une bêtise. Avec cette conclusion, contradictoire. « François Fillon est excellent. C’est le seul à pouvoir tenir l’ensemble de la droite. Lagarde est bonne aussi et Châtel fait du mieux qu’il peut ». C’est en page 6 du PARISIEN et si Luc Ferry vous agace, ne lisez pas. Voyez en revanche, en première page du JOURNAL du DIMANCHE, un sondage bouleversant les opinions reçues sur la réforme des retraites, que veut Nicolas Sarkozy, malgré tout ce qu’on l’on dit du sujet, périlleux à souhait. Le JOURNAL du DIMANCHE voit dans cette enquête de l’IFOP un sondage qui bouscule, puisque les Français seraient prêts à travailler plus longtemps, au-delà de 60 ans ! D’où le réflexe de 40 % des personnes interrogées. Ok, on veut bien cotiser plus, pour partir plus tôt. Wolinski illustre ça, d’un joyeux croquis. Page 2, il a dessiné trois gaillards au bistrot. Cache-col, doudoune et chapka sur la tête. « Cotiser plus pour ma retraite… Ok, dit le premier à condition de gagner plus… » « Travailler plus longtemps, pourquoi pas, dit le second, à condition de bosser moins » « Partir plus tôt, j’veux bien, dit le troisième, mais avec une prime à la casse, comme pour les vieilles bagnoles » . Lisez, ne lisez pas, dans le PARISIEN, le secret des Michelin. « Ce misérable petit tas des secrets de famille » comme disait Malraux. Cela m’a rappelé l’affaire Drossart, contre les héritiers d’Yves Montand, avec le même avocat d’ailleurs, Maître Collard.

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