Bonjour à toutes, bonjour à tous en ce beau dimanche, de chasse, de cèpes et d’huitres innocentées ! Les ostréiculteurs seront aidés, promet Dominique Bussereau, le ministre de l’agriculture, interviewé par « Sud-Ouest ». Soit, mais quelles aides et de quel montant ? demande Eric Moreau du « Parisien Aujourd’hui en France », avant de citer les professionnels du bassin d’Arcachon, qui souhaitent des explications… Ils veulent savoir, puisque les huitres sont hors de cause dans l’un des deux décès suspects enregistrés, pourquoi on a communiqué sur ces victimes. Ils aimeraient qu’on leur dise aussi si le test de la souris-mangeuse d’huitre, constitue vraiment une expertise valable ! C’est une autre question que pose ce matin, « Les Dernières Nouvelles d’Alsace », à propos des trois départs de feu qui ont affecté hier après-midi, trois bâtiments distincts de l’hôpital civil de Strasbourg. Aucune victime à déplorer Dieu merci, mais 38 malades ont du être évacués vers l’hôpital de Hautepierre. Mises à feu criminelles ou non ? demande le quotidien strasbourgeois, qui renvoie en page intérieure le voyage du Pape en Bavière. Deux cent cinquante mille personnes, attendent en effet Benoît XVI aujourd’hui à Munich, pour ce qu’Hervé Chabaud, appelle dans « L’Union de Reims », un pèlerinage de l’émotion. Selon l’éditorialiste rémois, si le pape est de retour en Bavière, c’est pour dire Adieu, à la terre de son enfance. Et mon confrère, d’établir un parallèle assez audacieux entre le pape allemand et Mickaël Schumacher, le pilote le plus titré de l’histoire du sport automobile qui choisit Monza, lui, le fief de Ferrari, pour révéler si oui ou non, il va partir à la retraite ! « Dans un cas, comme dans l’autre, conclut Hervé Chabaud, tout se déroule dans une ambiance de fête, même si les cœurs sont serrés. Selon lui, des acclamations des munichois sur la Marienplatz à celle des Tifosis à Monza, il y a un témoignage vrai à deux personnalités, qui l’un par sa spiritualité et l’autre par son talent de pilote ont su se faire beaucoup aimer. Henri Tincq dans Le Monde, préfère pour sa part opposer Benoît XVI à Gunther Grass, ils sont nés tous les deux dans l’Allemagne de 1927. Les deux hommes, écrit-il, ont du se plier au décret de 1939, enrôlant tous les jeunes de douze ans, dans les Hitler jungend… Les jeunesses hitlériennes. Leurs voies, ensuite ont divergé, comme on sait. Gunther Grass le futur Prix Nobel, né à Dantzig explique Henri Tincq, s’est porté volontaire, à 15 ans, non par amour des Waffen SS, mais pour servir dans un sous-marin et échapper à l’étouffant cocon familial. Quant au futur pape, lui, est mobilisé en juillet 43 et affecté à la défense antiaérienne de Munich. Libéré une année plus tard, il sera versé dans le Service du travail obligatoire à la frontière austro-hongroise. Dans « Ma vie », son autobiographie, Joseph Ratzinger raconte qu’il était terrorisé à l’idée d’être recruté par la Waffen SS. Séminariste et de santé fragile, le futur pape aura donc beau jeu d’expliquer aux agents recruteurs SS que sa vocation n’est pas celle de l’uniforme militaire. Comme quoi, le passé et les actes accomplis, contraints ou consentis vous collent toujours à la peau, comme les chansons nostalgiques ou non. « Il n’ira pas beaucoup plus loin La nuit viendra bientôt Il voit là-bas dans le lointain Les neiges du Kilimandjaro… Elles te feront un blanc manteau Où tu pourras dormir Elles te feront un blanc manteau Où tu pourras dormir, dormir, bientôt. » Ca vous rappelle quelque chose ? C’était un « tube de Pascal Danel, qu’on entendait partout, il y a trente, trente-cinq ans, quand le sommet africain était couronné de neiges éternelles. Aujourd’hui, comme en témoigne puissamment le Journal du Dimanche, en première page, avec une photo du Kilimandjaro, prise par Yann Arthus Bertrand, les neiges éternelles du Kilimandjaro ne sont plus qu’un lointain souvenir, comme la chanson. Judith Schlumberger, a demandé au photographe, auteur de la Terre vue du ciel, ce que lui inspirait les pentes ravinées et sans neige du sommet Kenyan. Cette photo, soupire-t-il est pour moi essentielle, pendant les quinze ans de travail que j’ai consacrés à La Terre vue du ciel, c’est la première qui montre très clairement les effets du réchauffement climatique. Je voyais ce sommet recouvert de neige il y a trente ans, lorsque je vivais au Kenya. Et là, on peut constater que la neige a quasiment disparu. Quand j’ai vu, par la porte ouverte de l’hélicoptère, le Kilimandjaro, j’ai vraiment eu un choc, j’en avais presque les larmes aux yeux. En page voisine du Journal du Dimanche, Florence Muracciole nous console un peu, à partir de deux constats… Selon elle, l’opinion publique verdit, plus consciente, plus responsable… Et les politiques se précipitent vers l’écologie, et la recherche de solutions, s’il y en a. La preuve, selon ma consœur Dominique Voynet, Nicolas Hulot et Corinne Lepage, étaient hier, ensemble à Saint-Denis, pour l’université d’été de Cap 21 que préside Corinne Lepage, l’ancien ministre de l’écologie d’Alain Juppé. C’est le trio de l’été, souligne le Journal du Dimanche, après avoir rappelé la phrase mobilisatrice de jacques Chirac en 2002. « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » A Deauville, hier l’américain Al Gore, rival malheureux de George Bush en 2000, se réjouissait lui aussi, des vérités qui dérangent mais qui sont mieux acceptées que par le passé. « C’est très gratifiant disait Al Gore d’entendre des gens provenant des deux bords politiques en Amérique venir vous dire qu’ils ont changé d’avis sur le réchauffement climatique. Les choses bougent, je n’en réclame pas la paternité mais la réalité est la plus sérieuse des alliées. » Reste qu’il y a des combats sans fin, comme l’explique aussi dans le Journal du Dimanche, Robert Badinter ce matin. Robert Badinter qui publie à la veille du 25ème anniversaire de la peine de mort, l’abolition de la peine de mort, en France… un livre intitulé « Contre la peine de mort ». « Un jour viendra, assure l’ancien garde des Sceaux, où il n’y aura plus, sur la surface de la terre, de condamné, mis à mort… au nom de la justice. Dans le même Journal Du Dimanche… deux voix fortes, au franc-parler… Jean-François Kahn, qui tire à vue, sur les capitalistes ultralibéraux, les décideurs, les éditorialistes, tous en place, selon lui, depuis 35 ans… des gens qui se reproduisent. Et Pierre Arditi, qui joue un atrabilaire au théâtre Montparnasse, et déclare à Delphine de Malherbe : « Je me situe mal dans cette société, qui veut nous faire croire qu’un spot publicitaire vaut une tragédie de Racine… Si on n’est pas ferme avec ça, conclut Arditi, la médiocrité l’emportera. Et si vous décidez, vous, d’être plus ambitieux, ben oui, on vous regardera comme si vous aviez souillé vos chausses. J’en oublie, oui, Madame Royal, Lionel Jospin qu’on voit en photos dans les quotidiens ce dimanche sont très présents… mais je n’oublierai pas Nicolas Sarkozy en visite aux Etats-Unis. Non, ce n’est pas un choix, c’est comme ça. A la page 6 du Monde daté dimanche 10 et lundi 11 septembre, Nicolas Sarkozy qui est en visite à New-York et à Washington, déclare ceci : je sais, je sais ce que le côté messianique des Américains peut avoir d’agaçant mais nous le sommes aussi nous, Français, lorsque nous prônons universellement le triomphe de la raison. Et Sarkozy dit encore ceci : « J’aime l’énergie et la fluidité de l’Amérique ». Ben voyez… c’est joli… il y a des politiques qui parlent bien. Pas sûr qu’il soit Président demain, mais enfin…

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