Demain, 11 septembre, 15 ans déjà…

Demain, 11 septembre, 15 ans déjà…

Que se passe-t-il quand votre anniversaire coïncide avec un événement dramatique ? Que se passe-t-il, par exemple, pour celles et ceux qui sont nés un 11 septembre ?

C'est la question à laquelle répond ce matin Mélissa Bounoua sur SLATE.FR. Elle-même est née un 11 septembre, et elle raconte la difficulté qu'elle a, depuis 2001, à célébrer son anniversaire. Auparavant, explique-t-elle, cette date, pour le monde entier, était la date anniversaire du cinéaste Brian de Palma, du chanteur Moby ou celle de l'assassinat du président chilien Salvador Allende. Mais depuis 2001, cette date est devenue celle d'un autre anniversaire, qui écrase tous les autres. Et « chaque fois, poursuit-elle, chaque fois que j'ai eu à donner ma date de naissance, que ce soit pour obtenir des papiers d'identité ou organiser une fête, je voyais les visages dépités des autres face à moi. Puis s'ensuivait souvent une discussion sur New-York, et sur ce que je faisais ce jour-là. Et quand, en 2008, je suis partie faire mes études aux Etats-Unis, je me demandais si je devais même évoquer sur le campus le fait que j'étais née le jour où près de 3.000 Américains étaient morts. »

« Quinze ans déjà » : c'est le titre à la Une de OUEST FRANCE ce matin. « 11 septembre : le jour à la guerre a commencé », titre LE FIGARO. Large photos des tours jumelles en feu, et retour sur cette journée qui a changé le cours du XXIème siècle. Papier signé Renaud Girard, qui nous explique qu'après les attentats du 11 septembre, les ripostes déclenchées par les Etats-Unis, tout d'abord en Afghanistan, puis en Irak, ont eu pour effet de renforcer l'idéologie islamiste qu'ils désiraient annihiler. Et Al Qaïda a enfanté ensuite le monstre DAECH.

Le groupe Etat Islamique, dont se revendiquent désormais de plus en plus de femmes : tous les journaux reviennent sur le premier commando terroriste féminin démantelé en France. « Des terroristes téléguidée depuis la Syrie », titre LA CHARENTE LIBRE, tandis que la NOUVELLE REPUBLIQUE nous explique que les femmes sont devenues « les nouvelles armes de DAECH ». Récit, dans LIBERATION, de la traque de celles qui préparaient un attentat. Géolocalisation, filatures, tout a été mis en œuvre pour interpeler le plus rapidement possible ce que le procureur de Paris a donc qualifié de "premier commando femmes". Des femmes qui, pourtant, « ne sont pas censées passer à l'acte », estime dans le journal la chercheuse Géraldine Casutt. Mais quand elles sont endoctrinées, « elles deviennent irrécupérable », rétorque l'islamologue Mathieu Guidère dans les colonnes du FIGARO, en pointant l'une des failles de la sécurité française : dans les services de surveillance, il existe peu d'agents féminins, capables d'infiltrer de tels réseaux.

Et puis, à la Une de CENTRE PRESSE, la photo d'une voiture qui rappelle celle retrouvée près de Notre-Dame-de-Paris : « Terrorisme, une voiture sème le trouble sur l'A75 ». Un véhicule immatriculé en Aveyron, stationné sous un pont de l'autoroute à Lodève, renfermait des bonbonnes de gaz. Dans un contexte national "tendu", souligne le journal, il a mobilisé un important dispositif de gendarmerie.

Tous les journaux, ce matin, reviennent par ailleurs sur les cadeaux fiscaux dévoilés hier par le gouvernement. « Impôts : à qui profite la baisse ? », questionne LA DEPÊCHE DU MIDI. « Qui est concerné ? », s'interroge LE TELEGRAMME. « Pour qui et combien ? », renchérit MIDI LIBRE, dans lequel l'essayiste libéral Nicolas Bouzou estime que ces annonces sont, certes, un bon "calcul politique", mais une mauvaise opération économique… Dans le budget 2017, les baisses d'impôts s'élèvent à 2 milliards d'euros et 5 millions de contribuables en bénéficieront... Des baisses de 20% sur l’impôt sur le revenu. Grands gagnants, nous dit-on : les classes moyennes, les retraités, mais également les entreprises. « La baisse d'impôt est un grand classique des budgets pré-électoraux », note Daniel Muraz dans LE COURRIER PICARD. Et « cela confirme que la campagne est bel et bien lancée », confirme Hervé Chabaud dans L'UNION, tandis que dans LA REPUBLIQUE DES PYRENEES, Jean-Michel Helvig souligne que « même si elle est socialement juste, cette mesure apparaît comme politiquement opportuniste »… « Derniers cadeaux avant la présidentielle », titre d'ailleurs LE PARISIEN à sa Une. Amusant dessin de Ranson – un dialogue entre deux messieurs : « Mais si la gauche baisse les impôts, que va-t-il rester à la droite ? », se demande le premier. Réponse du second : « Pas beaucoup d'argent dans les caisses ! »

La droite, dont on connaît maintenant les candidats à la primaire : « 8 candidats et une surprise », titre LE FIGARO – la surprise, c'est que Frédéric Lefebvre pourrait bien réussir à se présenter lui aussi, au nom de son micro-parti. En revanche, Michèle Alliot-Marie ne sera pas candidate. Pendant quelques temps, elle avait fait part de sa disponibilité. Mais non, c'était sans doute uniquement pour faire parler d'elle... Michèle Alliot-Marie, qui fête ce samedi ses 70 ans. On lui souhaite, bien évidemment, un excellent anniversaire.

Lui, il aura 40 ans le 22 mai prochain, et il disputera demain sa dernière course cycliste. Et c'est Jean-François Fournel qui lui rend hommage dans LA CROIX, évoquant « les adieux discrets d'un grand méconnu du cyclisme ». Jean-Christophe Péraud, c'est son nom, a pourtant décroché la médaille d'argent des JO de Pékin en 2008 - c'était en VTT. Et huit ans plus tard, il était arrivé deuxième du Tour de France 2014. Un coureur titulaire d'un diplôme d'ingénieur – pas si courant dans le milieu. Un fort en maths qui aura donc été l'un des quatre Français capables de poser les pieds sur le podium de la Grande Boucle au cours de ces vingt dernières années. Et pourtant, même les spécialistes du sport ont parfois du mal à se rappeler son nom. Parce qu'il n'a jamais joué le jeu des paillettes et des strass, jamais aimé les interviews : un champion atypique, un champion trop discret, qui titrera sa révérence au monde du cyclisme demain, dernière étape du Tour d'Espagne. Demain, donc, Jean-Christophe Péraud – c’est son nom – raccrochera son vélo.

De son côté, L'EQUIPE revient brièvement sur l'arrivée d'un groupe chinois au capital de l'AJ Auxerre. C'est déjà ce qui s'est passé pour les clubs de Nice et Sochaux. Dessin de Lasserre à la dernière page du quotidien. Les acheteurs chinois observent ce qu'ils prennent pour une statue – statue grotesque en survêtement, coiffée d'un bonnet bleu et blanc. Puis ils demandent : « On peut garder la statue de Confucius ? » Réponse de l'interlocuteur : « C'est pas une statue, c'est Guy Roux ! »

Sourire aussi à la lecture d'un papier de LA VOIX DU NORD ce matin : faut-il avoir peur des compteurs électriques LINKY ? Faut-il avoir peur, ou bien plutôt sourire, donc, des mésaventures de différents usagers. Le fait est que depuis l'installation dudit compteur, certains se plaignent de phénomènes bizarres. A deux heures du matin, des lampes de chevet qui s'allument et s'éteignent toutes seules. « Et quand j'ai voulu lire une histoire à ma fille dans sa chambre, ça faisait château hanté », rapporte une mère de famille. D'autres évoquent des ordinateurs constamment en surchauffe, avec le ventilo qui tourne en permanence à fond. D'autres encore décrivent des volets électriques qui s'ouvrent en pleine nuit, ou bien se ferment en plein jour. Mais, dès lors, comment expliquer de telles manifestations ? Aucune réponse, pour l'instant : d'après la société Linky, ce sont les appareils électriques des usagers qui sont vraisemblablement défectueux.

D'ailleurs, à propos d'électricité, savez-vous ce que répond le couturier Karl Lagerfeld, quand on lui demande d'où il tient son énergie ? Il répond : « EDF : Envie, Désir et Force »… Le gourou de la mode – on dit même "kaiser de la mode", a souvent des phrases bien senties, des phrases savoureuses mais la plupart du temps cruelles, phrases que MARIE FRANCE a, cette semaine, répertorié sur son site. Âmes sensibles, s'abstenir…

« J'aurais trouvé ça difficile d'avoir une fille laide… » « Ce sont les grosses bonnes femmes assises avec leur paquet de chips devant leur télévision qui disent que les mannequins minces sont hideuses... » Là, c'est franchement méchant, mais Karl Lagerfeld a parfois des saillies dignes de Michel Audiard. « Si je sais combien j'ai sur mon compte bancaire ? Mais c'est une question de pauvre, ça ! » Ou encore : « Le régime est le seul jeu où l'on gagne quand on perd… » Au total, le site a listé 15 citations, dont certaines sont déjà devenues sans doute aussi célèbres que le personnage – Karl Lagerfeld qui fête d’ailleurs ce samedi ses 83 ans…

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