Bonjour à tous… Que faites-vous là petite fille Avec ces fleurs fraîchement coupées Que faites-vous là jeune fille Avec ces fleurs ces fleurs séchées Que faites-vous là jolie femme Avec ces fleurs qui se fanent Que faites-vous là vieille femme Avec ces fleurs qui meurent J’attends le vainqueur. C’est au vainqueur, qu’est destiné le bouquet, et Dieu sait si ce dimanche 11 février, dimanche pas ordinaire, comme l’écrit Midi-Libre aujourd’hui, la question est posée. Qui va gagner ? Qui va gagner, à seize heures cet après-midi l’épreuve de force tant attendue entre le pack tricolore et le quinze du trèfle, vainqueur à l’automne de l’Australie et de l’Afrique du Sud ? L’Equipe Dimanche veut espérer que les Bleus de Bernard Laporte, montreront assez « de cœur en enfer » pour triompher des Irlandais, qu’ils vont défier au Croke Park, à Dublin, dans le temple du rugby. Et dans le même ordre d’idées… Qui va gagner, à neuf cent milles nautique de l’Australie où l’on a appris, qu’elle avait démâté, de Maud Fontenoy la navigatrice solitaire ou de la mer qui hier a brisé le mât de son voilier ? Qui va gagner enfin, le duel que vont se livrer un peu avant et un peu après-midi, Nicolas Sarkozy à la Mutualité, et Ségolène Royal à Villepinte en Seine-Saint-Denis ? La presse s’interroge gravement sur ce point ce matin, tout en réservant une place de choix, à Jacques Chirac qui s’en va et que l’on verra chez Drucker cet après-midi avec Bernadette Chirac, et l’ami Jean-Pierre Coffe et ce grand canaillou de Nicolas Canteloup. Royal, Sarkozy, Chirac… Le journal Midi Libre à Montpellier, les met tous les trois dans le même sac et titre, comme je vous l’ai dit d’entrée : un dimanche pas ordinaire. Attitude comparable aux DNA, où Olivier Picard écrit : « Toutes les présidentielles ont un jour fétiche, imposé par les événements et qui reste comme celui, où l’élection a basculé. D’où cette question de mon confrère de Strasbourg… Comment Ségolène Royal, s’est-elle réveillée ce matin… Alors qu’elle va jouer, l’essentiel de son destin, à Villepinte cet après-midi où l’attendent les medias, mais plus encore, les militants socialistes, ceux qui l’aiment et ceux qui ne l’aiment pas, les électeurs, les électrices et Nicolas Sarkozy qui la devancent dans les sondages. Son handicap, conclut mon confrère de Strasbourg, c’est le discours. Difficile en effet, de jouer de l’approche intimiste, où elle avait excellé l’automne dernier. En meeting, à l’oreille en tout cas, écrit-il, Ségolène a beaucoup moins de savoir-faire que les vieux professionnels du genre, les vieux routiers de la politique. » Dans Nice-Matin Georges Marc Benamou, évoque lui aussi, une journée de tous les dangers, quand il rappelle, que c’est toujours au mois de février, que l’opinion des Français commence à se cristalliser. Souvenez-vous, écrit Georges Marc Benamou, il y a douze ans, c’est en février que Balladur a décroché et que Chirac s’est imposé. Mais l’éditorialiste de Nice-Matin, ne conclut pas… on va voir, dit-il, on va voir ce soir, si Ségolène Royal inverse la tendance, et si son désir d’avenir, si fort à l’automne dernier, débouche sur un retour de flamme. C’est cela… Ca passe ou ça casse, résume Pascal Barrand dans le Journal de la Haute-Marne… avant d’ajouter, que l’heure de vérité va sonner pour la candidate socialiste, au moment précis, où Jacques Chirac, va s’exprimer cet après-midi à la télé. Mais pourquoi diable, le Président de la République, a-t-il choisi de parler aujourd’hui, dans une émission people s’interrogent les journalistes de La Montagne. La Montagne de Clermont-Ferrand, où Michel Drucker assure justement, que c’est par hasard, et qu’il y a beau temps qu’il avait invité, les Chirac à s’exprimer. Voilà c’est comme ça, ça tombe le 11 février mais il n’y est pour rien. Résultat, comme l’écrit en gros titre, le Journal du Dimanche, au-dessus d’une belle photo, de Ségolène, à sa table de travail. Photo prise hier soir à 20 heures 30… la candidate socialiste joue gros. Dans son éditorial, simplement intitulé « 11 février », Jacques Espérandieu, pose la question oui, que tout le monde se pose… Oui, ou non, est-ce que tout est déjà plié… Est-ce que la présidentielle débouchera au mois de mai prochain, sur Nicolas Sarkozy à l’Elysée, et François Fillon ou un autre à Matignon ? Réponse personnelle de mon confrère du Journal du Dimanche… Nicolas Sarkozy a de l’avance, beaucoup d’avance, voyez comme tout à l’heure à la Mutualité, il va enfoncer le clou de l’ouverture, afin de creuser l’écart, dès le premier tour, avec la candidate socialiste qu’il a toutes chances de rencontrer et de retrouver au mois d’avril prochain. Mais gare, ajoute Espérandieu, car bien des risques demeurent, pour le candidat de la droite. Premièrement, l’annonce du pacte présidentiel de Ségolène Royal peut permettre à la candidate socialiste de rebondir sur les fondamentaux du duel gauche-droite. Deuxièmement, les déboires de Ségolène soulignés par le microcosme ne semblent pas bouleverser en profondeur l’opinion. Troisièmement, Nicolas Sarkozy, le favori, peut commettre d’ici le printemps, une grosse bourde. Et, quatrièmement, la pièce, le spectacle intéressant jusqu’à présent, peut parfaitement se révéler décevant d’ici le printemps. J’ai gardé le meilleur pour la fin… Oui, dans Le Nouvel Observateur… Il y a cent femmes, oui pas une de moins qui jugent la femme du duel annoncé. Alors, il y a celles qui l’aiment un peu…vous chercherez vous-même, il y a celles qui l’aiment beaucoup, passionnément… il n’y a pas de classement à la folie mais il y en a aussi quelques-unes qui ne l’aiment pas beaucoup. Jean Daniel dans son éditorial du Nouvel Observateur, lui ne se prononce qu’à moitié, mais rappelle me semble-t-il, très opportunément ce qu’écrivait déjà il y a bien longtemps, le Cardinal de Retz… « On ne sort de l’ambiguïté… qu’à son détriment ». Et cet après-midi évidemment, Ségolène Royal va devoir sortir de l’ambigüité. Le meilleur… le meilleur, c’est aussi dans Le Parisien, ce matin Jean-Pierre Raffarin qui très sûr de lui… déclare que Chirac et Sarkozy, se comporteront en hommes d’Etat… au fond, il les connaît bien tous les deux. Il a soutenu le président de la république et il soutient aujourd’hui Nicolas Sarkozy. Mais, ajoute Jean-Pierre Raffarin, c’est un point de vue, ceux qui prétendent que François Bayrou sera au second tour, et que le duel sera à droite au mois de mai prochain, il dit non, écoutez c’est une plaisanterie… Le meilleur, c’est aussi ce très joli mot du regretté Michel Courneau qui est rapporté dans Le Monde. Le Monde qui signale opportunément ce qu’a été Michel Courneau. C’est un grand critique de théâtre et de cinéma qui a beaucoup écrit dans Le Nouvel Observateur et aussi dans le Monde. Et la page consacrée à Michel Courneau commence ainsi, Jean-Marie Colombani rappelle que Michel Cournau avait l’amour du théâtre et la page consacrée à Courneau commence ainsi : Critique, écrivain, auteur d’un grand film unique : les gauloises bleues. Michel Cournau a parcouru pour Le Monde pendant plus de 40 ans, les théâtres et il a évidemment rapporté des critiques. Et ça commence ainsi : Disparition. Michel Courneau avait dit : « J’entre à l’hôpital et après, je pourrais aller en maison de repos. » Et Le Monde d’ajouter : Ce fut son ultime élégance. Il faisait ainsi savoir que c’en était fini. Il est mort jeudi 8 février à Paris. Usé par le cancer, qui depuis de longs mois, l’affaiblissait inexorablement. Il était âgé de 84 ans. Ce n’est pas seulement un grand journaliste, un critique incomparable qui part, c’est un écrivain et un ami du journal Le Monde où en ce jour d’infinie tristesse, on n’arrive pas à imaginer qu’il faut continuer sans lui. Voilà ça c’est joli. Le meilleur, du meilleur c’est me semble-t-il c’est Jacques Chirac dans le livre de Péan. On en a parlé hier. Il y a quelques extraits qui sont publiés dans Marianne… Il faut s’y reporter c’est formidable. Et Le Monde titre aujourd’hui : « Les confessions sans haine de Jacques Chirac qui fait au fond, comme François Mitterrand sur la fin. Je détache cet extrait de : Je suis insensible à la haine et tout aussi insensible au découragement. Je ne crois pas aux sondages qu’ils soient bons ou mauvais. C’est ma grande différence avec Sarkozy, je lui dis toujours : arrêtes, arrêtes Nicolas de te fier aux sondages. Et puis encore ceci, à propos de Le Pen : j’ai toujours été allergique au Front National. C’est quasiment physique, je ne peux supporter tout ce qui est racisme et xénophobie. Et Jacques Chirac s’explique aussi sur une fameuse photo témoignant d’une poignée de mains qu’il a accordé à Le Pen en 1987 Et il dit : Mais c’est un coup monté par le président du Front national. Il en profite pour charger Balladur qui a essayé de le convaincre, comme Pasqua, dit-il, de pactiser avec Le Pen en 88. « Cela Edouard, (c’est Chirac qui parle) Cela, Edouard, jamais ! On perdra peut-être les élections mais si on les perd ce ne sera pas pour cette raison-là. » Et un mot sur Mitterrand… Admiration de Jacques Chirac pour Mitterrand. C’était, dit-il, un homme très intelligent et cultivé. Pas du tout comme moi. Franchement, Chirac est modeste. Et le meilleur du meilleur, c’est l’éditorial de Bruno Frappat dans La Croix, ça s’appelle l’humeur des jours. Ca se passe sur le trottoir. Et écoutez ça : « Cette semaine est né, écrit Frappat, en Ile de France, le 4ème journal gratuit offert aux passants. Il va bientôt falloir se munir d’un cabas pour les rapporter tous à la maison ou au bureau. Vivement les cabas gratuits, sponsorisés.

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