Par Thomas Biet

On commence par un programme "anti-fatigue" à lire dans l'hebdomadaire Femmes Actuelles

Dans cette période hivernale, le manque d'énergie a de multiples causes. Sommeil perturbé, alimentation inadaptée, petite déprime, trop de stress...

Femmes Actuelles livre une série de solutions simples : régulariser les périodes de sommeil (y compris le week-end), privilégier le sport le matin, la lecture le soir. Faire le plein de fer à grand renfort de boudins noirs et autres rognons (bon vous avez le choix aussi avec les lentilles, les pois chiches ou les crevettes). Évitez le thé en fin de repas et si vous faites une petite sieste, buvez un café (le temps qu'il fasse effet, une vingtaine de minutes, vous vous serez reposé).

Un programme anti-fatigue ? Peut-être le remède pour François Fillon

Le candidat de la droite, englué dans la polémique depuis plus de 2 semaines, cherche toujours un second souffle et s'offre une "respiration" sur l'île de la Réunion, note le Figaro. Le journal qui titre en Une : "La France inquiète l'Europe". Fillon fragilisée, du pain béni pour Marine Le Pen.

Les affres de François Fillon également à la Une du Huffington Post ce matin. Sous le titre, "Avec ce sondage, Fillon perd son dernier bastion". Le journal en ligne remarque que la majorité des électeurs Les Républicains n'ont pas été convaincus par son mea culpa et sa contre-offensive dans le Penelope Gate. Et le site internet de se poser une question toute simple : "Fillon serait-il encore candidat en Suède, en Allemagne ou au Canada ?" Question quasi rhétorique. Le début de l'article donne le ton : "François Fillon a peut-être de la chance d'être Français".

Pour Libération, "Fillon se cache derrière son petit droit". Et le journal de moquer la mue toute sarkozyste du camp Les Républicains,auto-proclamé candidat "anti-système" contre les manigances de la presse et de la justice...

Même ironie d'Yves Harté dans Sud-Ouest ce matin : "Fillon, 40 ans d'omniprésence politique, à son tour s'érige en héraut de l'anti-système". Dans Presse Océan, Jérôme Glaize demande même à François Fillon "de se calmer un peu".

L'hebdomadaire La Vie consacre sa Une à l'affaire et titre "La République humiliée", mettant en scène une Mariane pensive et accablée.

"Vite une 6ème République" réclame L'Humanité Dimanche, pour qui l'affaire met la France à la croisée des chemins : "la tentation autoritaire ou la refondation démocratique".

Le magazine du Monde voit dans le destin de François Fillon "la malédiction des Séguinistes". Pour le pire - "l'école de la loose" titre le M en page intérieur - mais aussi le meilleur, puisque selon le journal, c'est de son mentor que lui vient sa résistance.

"L'homme qui ne lâche rien" titre Le Figaro Magazine qui a enquêté dans les coulisses de la contre-attaque.

Autre homme politique qui fait la Une ce matin : Emmanuel Macron

Et les journaux commencent à s'impatienter clairement.

"Emmanuel Macron a t'il un programme clair ?" demande le Parisien. Le journal n'en repère qu'un "zeste" dans ses pages intérieures, et rapporte que même les proches du candidat d'En Marche le reconnaissent.

"L'équipe de Macron" répond aux critiques, constate La Provence.

Même constat dans le Figaro : "Macron entretient toujours le flou sur son programme". Sa présentation est prévue pour le 2 mars : "Macron joue la montre" constate le journal.

Nathalie Raulin poursuit dans Libération sous le titre : "Macron, un programme et vite!" : "Candidat sans programme ? La critique, lancinante depuis novembre est désormais virulente".

Dans le Télégramme, Christine Clerc vitupère : "Ce jeune homme gâté sait-il que l'heure est grave ? (...) "Emmanuel" joue les superstars pour la 4ème fois en Une de Paris Match avec sa femme Brigitte. On songe au mot de Raymond Aron sur Giscard : "Il ne sait pas que l'Histoire est tragique".

Bernard Stéphan se montre plus conciliant dans La Montagne : "L'élection ne doit certes pas être un catalogue pour mécanicien (..) Les Français attendent une direction et une voix".

L'affaire d'Aulnay-sous-bois continue également d'inspirer la presse

Dans un reportage intitulé "Police et jeunes des cités : la confrontation", Le Monde revient sur les contrôles d'identité qui sont souvent l'occasion de face à face tendus.

Le sociologue Sébastien Roché qui a travaillé sur le terrain constate que la situation s'envenime "une fois sur 3 avec des insultes et des contacts physiques"; Et un fonctionnaire du Val d'Oise d'avouer : "A force d'être caillassé, insulté, il y a un côté vengeance qui prend le dessus".

A Aulnay, les "habitants ressentent la police comme une menace quotidienne" rapporte le site Les Jours qui publie un long reportage dans la ville après l'affaire Théo... Ça s'appelle "Aulnay, cœurs à vif" et on est loin de l'ambiance bon-enfant de la série qui a inspiré le titre. L'enquête commence par ces surnoms que donnent les jeunes aux policiers : "Cheveux qui piquent", "Grosse tête", "Marsupilami". Un feuilleton qui donne à voir la fracture totale entre deux mondes qui ne se comprennent plus : les insultes d'un côté et de l'autre, la méfiance réciproque, le sentiment d'injustice permanent.

Dans La Voix du Nord et Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Hervé Favre et Didier Rose, plaident pour la vidéo (la même qui a permis d'aller très vite dans l'affaire Théo) : "effet modérateur", moyen de contrer "l'effet viral des réseaux sociaux". Mais cela ne résout pas tout lance Didier Rose, "tout reste lié au moment du déclenchement de l'appareil et au point de vue de son auteur. Bref. A son éthique".

Dans son édito, Le Monde regrette l'effet dévastateur de la suppression de la police de proximité : "La droite a donné libre court à la philosophie de la confrontation" rapporte le journal.

Passer à une autre philosophie justement, en Une de La Croix

Insulter, combattre, contre-attaquer : il n'y a pas qu'en politique ou dans les quartiers que ces verbes se conjuguent. Dans les rapports sociaux, en entreprise et même au sein de l’Église. Le journal plaide ce matin pour le compromis et titre "En quête de consensus". Dans son interview, le philosophe Olivier Abel note que la notion de compromis souffre de sa proximité lexicale avec "compromission".

La Croix cite en exemple le sempiternel exemple allemand et ses syndicats adeptes de l'entente, mais pointe les limites du modèle né de la dénazification qui "a privé le dialogue allemand de débats plus francs et de réelles controverses". La voie la plus sage se situe sûrement entre ces deux caractères...

La victoire de deux "voix" également en Une de la presse ce matin

Beaucoup de journaux reviennent sur le palmarès des Victoires de la musique.

Le "triomphe de Jain et Renaud" note Le Parisien. Artistes de l'année : "Une jeune reine et un phénix" résume Le Monde.

"Jain, icône de cette édition" pour Ouest France pour qui la jeune toulousaine de 25 ans "se situe dans la continuité de ces artistes français ou francophones qui peuvent nourrir une ambition internationale, tels Stromae et Christine & the Queens ces dernières années". L'Obs conclut : "Jain, la naissance d'une grande".

De la musique toujours dans Libération, qui s'intéresse à la mode des "tributes bands", ces groupes de musique qui reprennent le répertoire et le style d'un groupe disparu ou démantelé. Un phénomène apparu dans les pays anglo-saxons et qui s'est peu à peu implanté en France. "Ces clones du spectacles" comme le titre l'article ont trouvé leur public, à défaut d'être passé pendant des années pour des "clows" dans l'Hexagone.

La conclusion est pour l'ancien gloire des Stranglers, Hugh Cornwell, qui lance : "On devient tous des tributes bands, dès que l'on commence à jouer ses vieux morceaux (...) Je n'aimerais pas être un jeune musicien qui essaie de se lancer- ça doit être un vrai cauchemars, vu le nombre de vieux cons de mon espèce qui refusent de raccrocher".

La Une du Parisien consacrée aux Séries TV et au succès des séries françaises

Sous ce titre "Comment les Français ont détrôné les Américains". "Cocorico !" lance le journal qui publie 2 classements sans équivoques : en 2011, sur les 8 séries les plus regardées à la télévision, 6 étaient Américaines.. 5 ans plus tard, les feuilletons français trustent les 6 premières places.

Pour le sociologue Gérard Mermet, le phénomène qui s'explique par l'envie de "Made in france culturel" et devrait renforcé par l'effet "Trump".

Trump à la Une de Libé ce matin. On y voit le président américain au bout de la chaîne de l'évolution...à contre-courant, avec ce titre : "Trump à contre-science". Le journal relaie les inquiétudes des chercheurs américains face à un président qui s'entoure de créationnistes et de climato-sceptiques.

La science, la vraie, avec un focus sur les éponges marines et les pleurs des bébés

Le Figaro consacre, dans ses pages "Science", un article à ces championnes de la torsion. Des éponges de mer qui sont dotées d'une architecture complexe qui leur permet d'éviter la rupture. Grâce à de formidables qualités d'élasticité, de souplesse, de résistance et de régénération...

Des propriétés qui intéressent bien sûr chercheurs et industriels pour fabriquer de nouveaux matériaux.

Et puis, l'acupuncture peut-elle soulager les fameuses "coliques" du nourrisson ? Des douleurs soudaines et violentes, contre lesquels les jeunes parents sont souvent désemparées. Une étude suédoise montre que les bébés traités avec cette technique pleurent 40 minutes de moins en moyenne, et la plupart supportent très bien les aiguilles.

Pour autant, rien ne remplace le bon vieux câlin.

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