Politique, religion, faits divers et faits de société… Polémiques, émotion, humour, sport et innovation… Il y en a pour tous les goûts dans la presse ce matin.

Il y a des reportages, il y a des hommages, il y a un sondage et il est même question des femmes qui refusent le maquillage. Ce sujet-là est abordé dans les pages de MARIE-CLAIRE et s’il peut, au premier abord, sembler très anecdotique, on découvre en le lisant qu’il raconte un peu notre époque : le besoin d’un retour à l’authenticité, retour à la nature – autrement dit, le ras-le-bol des artifices et de la dictature des apparences.

Témoignages de trois jeunes femmes

La chanteuse Constance Verluca, la romancière Blandine Rinkel et l’actrice Isild Le Besco qui, toutes, expliquent donc pourquoi le maquillage n’est vraiment pas nécessaire pour elles. « Moi, ça ne me va pas du tout, rapporte la première. Et puis le mascara qui fait des croûtes, ça me dégoûte. » « Moi, dit la deuxième, je déteste tout ce qui peut ressembler à une obligation. » Quant à la troisième, elle estime que se farder prend beaucoup trop de temps : du temps, le matin, pour se mettre du maquillage. Et du temps, le soir, pour l’enlever avant de se coucher. « Et lorsqu’on fait rêver des lectrices en montrant des photos de filles célèbres hyper-maquillées, on véhicule de l’imposture et, en prime, on génère de la frustration. »

Mirage, faux-semblant, manque de spontanéité

De plus en plus femmes – notamment dans le milieu ultra-peaufiné du showbiz, revendiquent donc le naturel, relate le mensuel, en précisant qu’elles appartiennent à un large mouvement nommé précisément le mouvement du « sans maquillage ». « Un retour à l’esprit hippie des années 70, note le philosophe Bernard Andrieu. Certaines sont en train de quitter la surface pour aller vers la profondeur et c’est un processus d’intensification de soi. » « L’idée sous-jacente est de trouver sa vraie nature tout en étant nature », abonde la psychologue Marie Cipriani-Crauste. Un éloge des peaux sans apparat, que l’on retrouve d’ailleurs dans les photos du dernier calendrier Pirelli : en lieu et place des clichés très sophistiqués habituel, quatorze actrices ont accepté de poser de façon totalement dépouillées.

Cela dit, le sociologue Jean-François Amadieu pointe la persistance de curieux clichés dans le domaine du recrutement : différentes enquêtes ont montré qu’une femme se présentant sans maquillage sur la photo de son CV est automatiquement jugée moins compétente et même moins intelligente. Le temps de la fin des apparences n’est donc pas encore arrivé.

Marine Le Pen prend soin de son apparence...

Elle fait ce matin la Une de LIBERATION. C’est son dos que l’on voit. Elle est de dos, prenant la pose avec un vieil homme qui lui a demandé une photo. « Le Pen annexe la droite », titre le quotidien, en s’appuyant sur un sondage de l’institut VIAVOICE portant sur l’image et sur les projets de la présidente du Front National. Deux tiers des personnes interrogées déclarent que son élection serait sans doute une bonne chose en matière de sécurité, en matière d’immigration et de lutte contre le terrorisme. Et pour 38% du panel consulté, l’élection de Marine Le Pen à l’Elysée ne serait pas un drame pour la France. C’est que pensent, visiblement, de plus en plus d’électeurs de la droite traditionnelle. Johan Hufnagel, qui signe l’édito, voit là comme un signal d’alarme. « La logique, les mathématiques, l’histoire et les meilleurs experts – bref : la raison voudrait que Marine Le Pen ne soir pas la prochaine présidente de la République. Mais personne ne prendra le parti de la raison et tous les baromètres dont on dispose pour mesurer l’étiage de la candidate la situent à des niveaux exceptionnels : les reporters sur le terrain sentent monter la colère, s’ancrer le ras-le-bol et l’envie irrésistible d’exprimer leur rage contre le système. »« Les idées du FN on bel et bien gangréné les esprits, conclue-t-il, estimant que la cote d’alerte est plus que dépassée.

Photo de Marine Le Pen également à la Une de l’hebdomadaire LA VIE. Et ce titre : « Et si c’était elle ? »« Est-elle aux portes du pouvoir ? », s’interroge Jean-Pierre Denis, le directeur de la rédaction, qui raconte les coulisses de l’interview que la candidate a accordée au journal. « Accessible et souriante, détendue mais imperceptiblement sur ses gardes, elle reçoit dans son sobre bureau de campagne. Consensus laïc et présidentialisation tranquille. Jusqu’au moment où l’affabilité se brise net, parce qu’une de nos questions sur sa politique anti-immigration lui semble trop osée. Alors, la présidente du Front National se cabre, hésite à nous mettre dehors, puis se reprend, de nouveau maîtresse de l’image qu’elle entend donner d’elle-même. »

L’image, l’apparence, on y revient.

L’interview ne manque pas d’intérêt. On apprend notamment pourquoi le programme de Marine Le Pen comprend 144 mesures.« Pourquoi 144 ? », lui demandent donc les journalistes de LA VIE. « Vous devriez le savoir ! », rétorque la candidate. « Dieu a construit le monde en 144 heures, alors 144 engagements pour redresser la France, c’est pas mal ! », s’amuse-t-elle.

Et, de fait, 144 heures, ça correspond à six jours.

Et puis je vous conseille par ailleurs la lecture de l’excellent reportage de Michel Henry sur le site LES JOURS. Premier épisode d’une série consacrée à l’implantation du FN en PACA. « Front National par le face sud ». Où l’on peut lire que, après avoir mis la main sur le terme de « patrie », le Front National espère maintenant s’approprier celui de « peuple ».

L’autre candidat qui fait la Une ce matin, c’est Emmanuel Macron

Avec une interview au quotidien SUD OUEST. « Présider, ce n’est pas gouverner », explique-t-il, en détaillant ce que serait son style de présidence s’il était élu : en l’occurrence, il adopterait un rôle d’arbitre. « Le président ne doit pas jouer à tous les postes du terrain, ce qui s’est accentué ces dix dernières années. Il définit un cap. » Ce sont les lecteurs du journal qui l’ont interrogé, et si l’on se fie à leurs commentaires, il a visiblement réussi à tous les séduire. Juste avant l’interview, une assistance l’a recoiffé, et rectifié sa cravate. Ceci explique peut-être cela.

Les ventes d'armes reculent aux États-Unis

Au rayon des infos qui surprennent : ce chiffre à lire dans les colonnes de COURRIER INTERNATIONAL. Depuis l'élection de Donald Trump, les ventes d'armes ont dégringolé aux Etats-Unis. Une chute vertigineuse de 24%. Sacrément bizarre : on aurait plutôt parié sur le phénomène inverse. Mais il y a une explication : avant le scrutin de novembre, de nombreux Américains, pensant que c'est Hillary Clinton qui gagnerait, se sont rués dans les armureries, anticipant un durcissement de la législation. Or la victoire de Trump, qui lui, défend une liberté totale en la matière, signifie que les porteurs d'armes « n'ont plus de souci à se faire » et qu'ils n'ont plus, dès lors, « besoin de faire des stocks ». Depuis que Trump au pouvoir, les marchands d'armes font donc la tête. Ils vendent moins de carabines. Ils vendent moins de pistolets.

Au rayon des infos qui font sourire, ce titre dans OUEST France : « Le sosie de Claude François privé d’électricité ». Tout est dans le titre.

Airport Jacket

Enfin, au rayon des innovations qui laissent quelque peu perplexes : voici « la veste d'aéroport ». Si votre valise est trop petite ou que vous n'avez pas envie de payer le transport en soute : plus de problème, désormais. Il y a donc l'Airport Jacket, conçue précisément pour prendre davantage de choses avec vous dans l'avion. C'est à la lire dans LA TRIBUNE, et ce sont deux designers australiens qui ont imaginé ce vêtement proprement révolutionnaire : un manteau doté de 14 poches de rangement ! De quoi transporter un ordinateur portable, un Ipad, deux paires de chaussures, un jean, trois T-shirts, un pull, deux shorts, un portefeuille, un passeport, un téléphone et des sous-vêtements pour trois jours. Alors, bien sûr, l'inconvénient, c'est le poids : la veste, quand elle est pleine, pèse autour de 15 kilos. Et vous l’aurez remarqué : aucune poche n’est prévue pour la trousse à maquillage.

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