Bonjour à tous… « C’est moi, c’est l’Italien Est-ce qu’il y a quelqu’un Est-ce qu’il y a quelqu’une… D’ici j’entends le chien Et si tu n’es pas morte Ouvre-moi sans rancune » La presse aujourd’hui tourne ses regards vers l’Italie qui va voter sur fond de marasme économique, et vers Djibouti où doivent arriver les otages du Ponant, heureusement libérés. LE PARISIEN, LE FIGARO, OUEST-France, LE TELEGRAMME DE BREST, LA NOUVELLE REPUBLIQUE, SUD-OUEST et PRESSE OCEAN, saluent ensemble cet heureux dénouement, obtenu sans que soit versée une seule goutte de sang, sinon un peu d’argent. Mais qui sauve une vie, sauve l’humanité toute entière… Et les familles des captifs, reçues hier à l’Elysée n’ont pas manqué de remercier l’armée française libératrice, et le président Nicolas Sarkozy. Voyez à cet égard, le reportage photo du FIGARO, et ce rappel qui donne à penser : « En dix ans de piraterie dans les eaux somaliennes, dans le Golfe de Guinée et dans le détroit de Malacca, 3200 marins ont été pris en otage et 160 ont été tués. » D’où cette proposition d’initiative internationale du président français, qui entend soumettre au Conseil de Sécurité de l’Onu, un projet d’organisation commune (aux pays qui en ont les moyens), de patrouille et de surveillance des eaux infestées de nouveaux flibustiers. Dans cette perspective, les pays qui ne peuvent lutter seuls, n’auraient qu’à déclarer volontairement leurs eaux territoriales ouvertes… a suggéré M. Jean Daniel Levitte, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy. A noter que deux quotidiens, LIBERATION et LE PARISIEN, titrent « Echec aux pirates » et saluent ensemble le succès des forces spéciales françaises. Mais tandis que LE PARISIEN s’interroge sur une rançon éventuelle de deux millions de dollars, versée par l’armateur et en partie récupérée… Laurent Joffrin applaudit lui, dans son éditorial de LIBERATION, la retenue médiatique de Nicolas Sarkozy. « Quelle discrétion, écrit-il… En se gardant de toute exploitation politique de ce succès en Somalie, le président français a choisi, contre son ancienne manière, le parti de la sagesse et de la sobriété médiatique… Et comme cette affaire ressemble à un film, conclut l’éditorialiste… Saluons NS 117 ! Ce rôle lui va mieux que celui du héros de sitcom récurrent qu’il jouait précédemment. » « C’est un sans faute… applaudit de son côté France SOIR, après avoir expliqué que dans cette affaire, la France n’a jamais négligé l’option militaire ». « C’est moi, c’est l’Italien Est-ce qu’il y a quelqu’un Est-ce qu’il y a quelqu’une… » Je vous invite à trois lectures évoquant notre grand voisin qui va voter dimanche et lundi… Tout d’abord, l’enquête des ECHOS sur une Italie, où le fossé entre le Nord et le Sud s’élargit, avec un Milanais et un Piémont prospères, tandis que le sud est miné par la pauvreté, le chômage et le poids du crime organisé. Voyez ensuite dans L’HUMANITE, un dossier inquiet d’une Italie malade du populisme. Pour le quotidien communiste, les législatives anticipées pourraient être favorables au chef de la droite. Et si ce n’est pas le cas, il faudrait, selon Maurice Ulrich, redouter – je cite – l’éventualité d’un ticket entre Silvio Berlusconi et son adversaire démocrate, socialiste et ex-communiste… bref, une sorte de bonnet blanc-blanc bonnet à l’italienne. La preuve, selon L’HUMANITE, le maire de Rome, Walter Veltroni, rejette la gauche radicale à laquelle il a appartenu, puisqu’il dit : « nous sommes réformistes, pas de gauche. » 3ème lecture… le portrait du maire de Rome que publie LE MONDE daté d’aujourd’hui et signé par Marion Van Renterghem. « Walter Veltroni, écrit-elle, est un homo démocraticus qui n’est pas de gauche, c’est vrai, mais réformiste de centre gauche. C’est un homme habile qui veut rendre son pays gouvernable, mais ne veut pas vieillir en politique. C’est lui qui aurait inventé « le plus produit » dont raffolent els journaux d’aujourd’hui. Vous achetez votre quotidien au kiosque, et on vous remet en sus… un livre, un disque, des cassettes… Avec l’Unita qu’il dirigeait autrefois, Veltroni vous remettait Easy Rider de Hopper ou Sur les Quais d’Elia Kazan. » Autre bizarrerie de l’adversaire du Cavaliere, maire de Rome et copain du maire de Paris, l’éclectisme selon ma consoeur du MONDE. « Veltroni, écrit-elle, qui est marié et père de deux filles, s’intéresse à tout. A la politique, au cinéma, à l’Amérique, à la musique pop, à la littérature, à l’Afrique. Il a écrit un livre sur Robert Kennedy, une préface à une biographie de Barack Obama, des essais politiques, un carnet de voyage en Afrique, des romans et nouvelles… « Veltroni est populaire parce qu’il est un mélange, analyse Ezio Mauro, directeur du quotidien de centre gauche LA REPUBBLICA. Il vient de la politique mais ne parle pas comme un professionnel de la politique ; il vient de la gauche mais il construit un parti qui ne s’adresse pas qu’aux gens de gauche. » Et le programme direz-vous ? Selon LE MONDE, les deux candidats promettent d’améliorer l’emploi et le pouvoir d’achat dans un pays appauvri où une famille sur cinq dispose de moins de 1200 euros mensuels. Une Italie où la croissance ne dépassera pas 0,3% au cours des deux prochaines années… Malgré cela, Silvio et Walter promettent des cadeaux fiscaux… mais comme dit la Stampa, où trouveront-ils l’argent ? Et Jean Jacques Bozonet de conclure…. Ce vainqueur, quel qu’il soit, va hériter d’un dossier social et économique brûlant… Le sort d’Alitalia, qui n’a plus que 170 millions d’euros en caisse… un mois à peine de survie. Malgré ça, la droite italienne parie sur la fougue de Berlusconi, et la gauche, sur la force tranquille de Veltroni. Et nous, et nous, me direz-vous ? Comment allons-nous ? Mieux, même si LE PARISIEN s’étonne du prix du pain dans l’hexagone… avec la baguette à 38 centimes en hypermarché… mais parait-il, à 1,60 dans sa version bio… rue de Fleurus à Paris VIème. Puis-je vous conseiller, Stéphane Paoli, d’aller tout à l’heure faire un tour avec Alain et Isabelle Juppé, du côté du Marché des Grands Hommes, vérifier le prix du pain à Bordeaux… Ce n’est pas loin des allées de Tourny où vous vous arrêterez Stéphane Paoli, chez Badie, où le Pessac-Leognan est à un prix intéressant. Bordeaux est une des plus belles villes de France, rénovée, améliorée, il faut le signaler. Vous lisiez SUD-OUEST, le pari sur la maison écolo. Vous avez la chance de pouvoir la voir en Une du journal. Et alors, emmenez les jeunes femmes qui sont avec vous près de la maison du Parlement, et arrêtez-vous devant les Trois Grâces. Si elles arrivent à voir le sourire, le visage, les yeux des Trois Grâces en même temps, elles se marieront dans l’année.

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.