TOUT LE MONDE DANS LA COURSE...

Ils seront 54.000 sur la ligne de départ : 54.000 coureurs à se lancer, ce matin, dans une longue traversée de Paris. Un départ des Champs-Elysées, dans un petit quart d'heure. Une arrivée place Foch et un parcours de 42 kilomètres 195 ; distance réglementaire pour un marathon... L'an dernier, l'Ethiopien Bekele s'était imposé en 2 heures, 5 minutes et 4 secondes, soit 2 minutes de plus que le record du monde établi en septembre au marathon de Berlin... Témoignages de coureurs sur le HUFFINGTON POST : Romain, Pierre et Fabien racontent les dix galères qu'ils ont rencontrées lors des épreuves auxquelles ils ont participé… L'attente avant le départ, qui peut être très longue, les blessures aux pieds quand on a commis la bêtise de mettre des chaussures ou bien des chaussettes neuves... Mal aux genoux, mal au ventre lorsque l'on a soudain l'envie pressante d'uriner, la déshydratation quand on rate un ravitaillement... Mais le pire, racontent-ils, c'est peut-être les marches qui descendent au métro, une fois la course terminée...

Trois heures, quatre heures, cinq heures d'effort... Mais alors « Pourquoi court-on ? », se demande Yannick Cochennec sur SLATE.FR, en renvoyant au livre de Bernard Thomasson, notre confrère de France Info, un roman qui plonge le lecteur dans le souffle de chacune des foulées du marathon de Paris... Lui-même propose d'ailleurs des réponses littéraires. Sous la plume de Paul Morand : courir par surexcitation, courir par honte de ses lunettes, courir pour arriver premier, courir par orgueil de son corps, courir pour être soi... Sous la plume de Murakami : je cours, donc je suis... Sous la plume du philosophe Guillaume Le Blanc : courir pour se sentir vivant, pour se sentir relié au monde, aux paysages que l'on traverse, au froid que l'on sent sur sa peau, à la sueur qui inonde les yeux... Et puis, après la peine, vient toujours la joie... Sauf quand, bien sûr, on se coltine les marches du métro... Le romand de Bernard Thomasson, « 42 kilomètres 195 », est publié chez Flammarion.

Et c'est d'ailleurs un autre coureur qui fait la Une, ce matin, du JOURNAL DU DIMANCHE... Nicolas Sarkozy, ex-président toujours joggeur... Mais dans la très longue interview qu'il a accordée au journal, il ne parle à aucun moment du marathon de Paris... En revanche, il parle d'autres courses : la course à l'unité de sa famille politique, la course à la victoire lors des élections régionales, et, bien sûr, la course à la victoire lors la prochaine présidentielle... « Je veux, dit-il, créer les conditions de l'espoir... Donner aux Français la certitude que nous ne sommes pas condamnés à l'affligeante médiocrité d'aujourd'hui... Imagine-t-on le spectre que donnerait la France en cas d'affrontement au second tour entre François Hollande, ce président qui a tant promis et si peu réussi, et Marine Le Pen, qui après avoir voulu donner des leçons à tout le monde, nous impose avec son père un feuilleton familial affligeant ? »

Bref, pour Nicolas Sarkozy, tout est affligeant en ce moment. C'est un homme affligé qui s'exprime. Affligé, mais dopé par la large victoire de son parti aux départementales... Il veut donc rassembler tous les courants de la droite et du centre, les rassembler autour de l'idée qu'il se fait de la République, laquelle, dit-il, est « la réponse au défi identitaire que connaît notre société »... « La République, c'est le travail, la responsabilité, l'autorité, l'effort, la laïcité, le progrès, sans oublier la liberté. » Soit. Mais alors le projet ? Eh bien le projet, ce sera pour plus tard, au moment de la primaire...

Question sur l'état de ses relations avec Alain Juppé : « Nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais nous n'allons pas nous fâcher, parce qu'il est pour les salles de shoot et que je suis contre... Nous n'allons pas nous fâcher, parce qu'il n'est pas choqué par le port du voile à l'université alors que je pense qu'il faut se prévenir contre son développement... » Donc acte. Ils ne vont pas se fâcher...

Question sur l'état de ses relations avec François Fillon : « Nous nous parlons, nous apaisons. »

Question sur l'état de ses relations avec François Bayrou : « Pour désespérer de Bayrou, encore faudrait-il que j'aie un jour placé de l'espoir en lui… » Là, on est donc loin de l'apaisement...

L'ancien chef de l'Etat donne également son sentiment sur le conflit à Radio France et, là également, c'est cinglant... « Radio France, dit-il, est devenu un bateau ivre... Une ministre de la culture totalement dépassée, un PDG trop peu expérimenté à qui on fait jouer le rôle de bouc émissaire, des syndicats trop puissants enfermés dans un conservatisme archaïque : voilà le résultat de la politique de François Hollande ! » En somme, le mal original, et la cause de tous les problèmes, ce serait donc son successeur...

Alors, concernant Radio France, où en est-on ? Eh bien, dans LE MONDE, vous lirez que Fleur Pellerin espère une sortie du conflit avant ce soir, après donc 25 jours de grève... Mais il y a cette question dans le JDD : « Un chèque de combien ? » En effet, la ministre a promis que l'Etat remettrait au pot pour achever le chantier sans fin de la Maison de la Radio... Le PDG a demandé 30 millions d'euros... D'après le ministère, ce sera substantiellement plus...

Dans les journaux, ce matin, on parle aussi de la course à gauche et de la course à l'extrême-droite.

La course à l'extrême-droite : dans le JOURNAL DU DIMANCHE, Jean-Marie Le Pen annonce qu'il annoncera sa décision demain sur sa candidature aux régionales en PACA... Mais, dit-il, « Si je n'étais pas candidat, je ne vois que Marion »... Une façon d'adouber la candidature probable de sa petite-fille...

La course à gauche, maintenant... Dans LE PARISIEN, vous lirez des paroles de militants et ex-militants du Parti Socialiste, qui vont devoir choisir entre quatre motions, lors du Congrès du PS à Poitier... Combien de militants ? La question reste ouverte : 100.000, 120.000... Certains sont déçus, très déçus. D'autres y croient encore... « Pour 2017, ce n'est pas encore cuit ! », se rassure ainsi Bernard, retraité dans la Vienne. Il croit encore que François Hollande va obtenir les résultats qu'il promet depuis son arrivée à l'Elysée.

Alors, bien sûr, il y a ce nouveau contrat du Rafale, ce contrat juteux avec l'Inde... Pour Guillaume Doyen, qui signe l’édito du PARISIEN, le président de la République a réussi à damner le pion à son prédécesseur, lequel n'a jamais su convaincre un Etat étranger d'acquérir le fleuron de notre industrie aéronautique militaire... « Ça plane pour le Rafale et ça roule pour l'emploi », titre le quotidien, qui estime à 8.000 le nombre de postes supplémentaires que pourraient créer ces nouvelles constructions...

Le début du marathon pour Hillary Clinton... Elle annoncera aujourd'hui qu'elle se lance dans la course pour l'investiture du Parti Démocrate en vue l'élection à la Maison Blanche... Pour LE MONDE, elle est la « candidate naturelle » de son parti... Mais il y a le problème de Bill. Dans COURRIER INTERNATIONAL, vous lirez un papier du NEW YORK TIMES, qui nous explique comment l'équipe d'Hillary va s'employer à cadenasser la parole de son mari. Visiblement, il ne faut pas qu'il parle trop, ni qu’il prenne trop de place…

Une plongée dans les bureaux de la DGSE à lire dans LE JDD. Depuis les attentats de janvier, le budget de l'agence de renseignement a augmenté... Et le nombre de candidatures spontanées a triplé : une centaine de lettres par jour de jeunes gens qui proposent leurs services pour devenir espions.

Enfin, il fait beau, c'est le printemps, et dans deux mois, ce sera... l'été ! Or qui dit "été", dit "maillot de bain". Les journaux féminins nous le rappellent quasi chaque semaine : bientôt le maillot, bientôt la plage. Et il va donc falloir mincir, perdre tous nos kilos en trop, ces petits bourrelets que nous, les hommes, on surnomme "poignées d'amour", tandis que nos compagnes les appellent des "bouées".

« Régimes sans lait, sans gluten, sans viande », annonce le mensuel VOTRE BEAUTE... « Fondre naturellement sans reprendre », annonce MARIE-CLAIRE...

Mais alors quel régime choisir ? Comment faire le tri entre les méthodes dont la presse va nous abreuver dans les deux mois qui viennent ? Les réponses sont à lire dans le hors-série de 60 MILLIONS DE CONSOMMATEUR : « Maigrir sans danger ». On y apprend que certains dogmes de la diététique sont, en fait, sans fondement... On dit qu'il faut manger léger le soir : c'est faux. On dit qu'il faut manger trois fois par jour : c'est faux. On dit qu'il faut éviter les desserts : c'est faux. On dit qu'il faut boire beaucoup d'eau pour mincir : là encore, c'est faux. Ce qui est vrai, en revanche, c'est que certains régimes sont à fuir absolument... A fuir, donc : le régime Atkins, le régime Dukan, le régime Scarsdale , le régime Citron Détox, le régime Mayo ou le régime Soupe aux choux... En revanche, d'après le magazine, le régime WeightWatchers et le régime californien seraient à recommander... Le régime californien ayant pour avantage qu'il n'interdit pas de consommer du vin… Sinon, pour mincir rapidement, il y aussi le marathon.

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