Heureux habitants du Bordelais et de l’Anjou, gens du monde entier et d’ailleurs… Bonjour ! Si j’en crois les journaux et la météo, la pluie, le vent, la froidure, vont affecter aujourd’hui le Paris-Roubaix, tout comme l’extrême sud du pays. Même chose lundi, mercredi, jeudi, malgré quelques éclaircies attendues mardi. Bref, le printemps est pourri, au point que LE PARISIEN DIMANCHE titre à la façon d’une revendication de manifestants : «On veut du soleil !». Hélas, il n’y a pas de secrétaire d’état à la pluie et au beau temps dans le gouvernement. Personne à qui s’en prendre directement… Alors que, comme le titre opportunément LE PARISIEN ce matin : «le manque de soleil met le moral des Français au plus bas». «Nous avons besoin de lumière, s’écrie Jean-Claude Cohen, coordinateur Météorologie et Santé de Météo France. Notre corps perçoit l’allongement de la durée des jours, mais ne voit pas le soleil venir. Voici un mois et demi que le climat balance entre douceur et froid, avec, en bouquet final, de la neige en avril ! Tout cela joue sur le moral de certains d’entre nous. Les études publiées sur le sujet, poursuit Jean-Claude Cohen, établissent que près de 30% des Occidentaux souffrent plus ou moins fortement du Syndrome de Dépression Saisonnière. En particulier, les femmes d’une trentaine d’années !» Et le docteur François Duforez, qui exerce au centre du Sommeil à l’Hôtel-Dieu de Paris, de confirmer : «C’est vrai, le manque de soleil a une incidence directe sur le moral : levers difficiles, déprimes, ou pire, dépressions. Voilà pourquoi les recours à la luminothérapie sont élevés, et les séances d’exposition aux ultra-violets, dans certains cas, recommandées.» Charles de Saint-Sauveur, qui signe ce matin le dossier Météo-Santé du PARISIEN, propose là-dessus, quelques astuces pour remédier au manque de clarté du ciel. «Faites des réserves de sommeil, mangez du chocolat, des mets sucrés et apprenez à décrire en famille, le temps qu’il fait. Ainsi ressentirez-vous moins passivement les désagréments de ce retard insupportable du printemps !» J’ajoute que vous pouvez peut-être repousser les attaques d’une déprime passagère, en chantant comme le faisait la Môme Piaf (à trente ans), cette chanson d’Henri Conté : « Y’a pas d’printemps le long d’ma vie Je n’crois pas aux calendriers. J’ai beau faire des économies, L’printemps, je n’peux pas m’le payer » Edith chantait ça fin 44, à l’heure où, croyait-on, les lendemains allaient chanter. Et le premier couplet commençait sur ces mots toujours d’actualité : « Jamais d’repos Toujours courir. Métro, bureau Et repartir. Quand vient le dimanche, il faut faire des affaires. Laver, repasser, repriser sa misère Et c’est pareil Jour après jour Jamais d’soleil Et pas d’amour » Mais rassurez-vous, tout le monde ne pleure pas dans les journaux ce dimanche. George Clooney, par exemple, en dernière page de LA PROVENCE, sourit joliment et dit : «J’ai 46 ans et tout va bien avec mon âge» LE COURRIER DE L’OUEST détache lui, en première page, une photo d’Irène Frain, qui conjugue le double bonheur du livre et du vin. L’explication du cliché figure en légende : «Larmes de vin dans les verres et volumes sous le bras, il y avait 3.000 visiteurs hier, à Angers, à la première journée du Livre et du Vin.» 3.000 visiteurs et 130 écrivains qui poursuivent à Saumur ce matin, entre Bacchus et Lucculus. Un peu comme vous le faites à Bordeaux aujourd’hui, avec l’équipe d’Inter, cher Stéphane Paoli. A noter aussi, que si LA VOIX DU NORD et L’ECLAIR de Roubaix déplorent d’avance la pluie qui va compliquer la 106ème édition du Paris-Roubaix, dont le départ sera donné dans deux heures, à Compiègne, LE TELEGRAMME DE BREST est optimiste au point d’évoquer – je cite – les atouts du printemps breton. Photo d’un bateau, qui n’est pas le Ponant vu hier après sa libération à la télévision, mais une vedette au large de l’île de Batz. Je lis en légende : «Le fond de l’air n’est pas encore très chaud. Mais loin de décourager les touristes, le climat vivifiant de la Bretagne attire en cette période de l’année, de plus en plus d’amoureux des beaux sites et des promenades iodées en bord de mer.» Comme quoi, le printemps breton a des atouts ! La mer en revanche, a été plus méchante dans la nuit de vendredi à samedi, sur la Côte d’Azur, à Nice et Eze. NICE-MATIN publie ce dimanche, une photo des dégâts provoqués par le coup de mer, le mini-mini tsunami, et titre sur les plages qui pansent leurs plaies. Photo aussi, en première page du journal L’ALSACE et des DERNIERES NOUVELLES D’ALSACE. Photo de la carcasse d’un autocar qui s’est embrasé sur une route de montage, avec à son bord, 35 jeunes mulhousiens et leurs sept accompagnateurs. «Ils allaient à Orbey, mais ils sont indemnes », titre L’ALSACE, tandis que les DNA s’écrient : «Ils ont pu quitter l’autocar à temps… Ce sont les miraculés d’Orbey.» SUD-OUEST DIMANCHE… le SUD-OUEST comme on dit de Bordeaux à Bayonne, de Langon à Pau et de Périgueux à Mont-de-Marsan… Le SUD-OUEST aujourd’hui publie lui aussi une photo, celle de Yann Arthus Bertrand… lequel en appelle à l’opinion et à l’engagement de chacun pour faire bouger les politiques sur l’environnement. Dans son éditorial, Yves Harté, l’une des très bonnes plumes du journal, fait mine de s’étonner, non pas des silences du colonel Bramble mais de celui de Nicolas Sarkozy qu’il appelle le «muet du sérail». L’édito d’Yves Harté commence ainsi : «Faut-il profiter de ce rare moment ? Un curieux silence semble s’être posé au sommet de l’Etat. Depuis quelques temps, la parole élyséenne ne vient plus jusqu’à nous, sinon à mots feutrés ou à phrases rapportées. Dans cet espace laissé libre, un torrent de déclarations gouvernementales a dévalé, largement relayé par d’étranges tandems normalement en charge d’exercer des ministères complémentaires. Drôle de couples. Drôles de drames. Kouchner-Yade, Borloo-Nathalie Kosciusco-Morizet, Bachelot-Laporte, ce dernier jouant depuis longtemps hors concours.» Sur le même sujet, vous auriez dû lire, s’il n’y avait pas eu grève au JOURNAL DU DIMANCHE, une interview anticipatrice du député UMP de Paris, Claude Goasguen, annonçant de nouveaux «couacs» au gouvernement. M. Goasguen évoque le malaise de ses collègues et avertit… «Certains ministres veulent se faire remarquer de l’Elysée par des positions iconoclastes. La prochaine fois qu’un ministre dérapera, François Fillon devrait le mettre sur la touche, sinon, le Parlement s’en chargera.» Et le député d’expliquer d’une phrase son ras-le-bol… «Les ministres ont acté que le Parlement n’avait plus de pouvoir. Ils assistent de moins en moins aux séances, ne répondent plus à nos questions, et vont chercher le satisfecit auprès du président… On ne les voit que lorsqu’ils arrivent avec des projets, en général assez mal ficelés, dont on a appris l’existence dans la presse, c’est insupportable.» Dans le même JOURNAL DU DIMANCHE…à lire sur Internet… un sondage de l’Ifop, sur Mme Nathalie Kosciusko-Morizet et les Ogm… A-t-elle eu tort ou raison dans sa prise de position ? Raison… 78%... Tort 16%. Réplique sévère du président de l’Assemblée Nationale dans LE PARISIEN DIMANCHE, Bernard Accoyer, qui est médecin : «Sur les Ogm, dit-il, c’est la raison qui doit l’emporter »… Et Monsieur Accoyer de suggérer qu’on devrait s’occuper davantage des pesticides qui ont de grande chance d’être cancérigènes et dont personne ne parle (…) fermez la porte aux biotechnologies, ce serait suicidaire». Et à propos de Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet : «Il faut trouver un équilibre entre le respect de l’environnement, la protection de notre agriculture, la défense de notre économie et de notre recherche»… et il conclut : «or, nous n’avons eu au banc du gouvernement, ni Michel Barnier (qui est ministre de l’Agriculture), ni Valérie Pécresse (qui est ministre de la Recherche)»… Et Bernard Accoyer d’ajouter : «cela peut expliquer beaucoup de choses.»

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