Que la force soit avec vous…

L'épisode VII de la série Star Wars sort mercredi prochain sur les écrans, et même si le sujet vous indiffère, vous ne pourrez pas y échapper dans les journaux ce matin. « Star Wars, la saga devenue phénomène » , commente ainsi SUD OUEST, qui précise que les fans sont prêts, de même que les spécialistes de merchandising. Un filon juteux que nous détaille L'UNION : du jouet Star Wars au stylo Star Wars , sans oublier le coussin, les chips ou même le gel douche - oui, un gel douche Star Wars , qui peut-être vous transforme en maître Yoda – cette sortie ciné est une véritable aubaine pour les commerçants. « Star Wars : un business galactique » , s'amuse le quotidien, tandis que LE TELEGRAMME évoque « un succès intersidéral » .

Si vous ne connaissez pas tous les secrets de la saga, sachez que les hebdomadaires peuvent vous permettre de rattraper vos lacunes. Ainsi LE POINT qui nous présente « les futures stars de Star Wars » . Notamment la jeune Daisy Ridley, jeune anglaise qui a décroché son premier rôle dans le film le plus attendu de la galaxie. Son portrait est à lire dans les colonnes de l'OBS. Si vous voulez comprendre qui sont les fans de la série, c'est à lire dans L'EXPRESS. Et puis dans SCIENCE & VIE, vous découvrirez que la science a désormais rattrapé la fiction.

Longue interview du réalisateur J.J. Abraham dans LE JOURNAL DU DIMANCHE. « Comment expliquez-vous ce succès planétaire ? » « Par sa magie intrinsèque, répond-il,par sa Force. Star Wars n'est pas qu'un film de science-fiction, sa fantaisie renferme une dimension spirituelle. Si le côté obscur menace à tout instant, il est question d'espoir et d'optimisme. Star Wars a débarqué dans une société en proie au cynisme, à la corruption, à la peur de l'anéantissement, aux ténèbres. Actuellement, on vit une période folle, entre les attentats de Paris et la fusillade qui vient de frapper San Bernardino aux Etats-Unis. D'autres menaces planent, plus personne n'aime regarder le journal télévisé. Star Wars nous rappelle que se battre pour la justice et la liberté est possible et légitime. Qu'il ne faut pas baisser les bras. » Question du journal : la Force était-elle avec vous durant le tournage ?_ Réponse du réalisateur: « Dans l'ensemble, nous avions les munitions nécessaires pour esquiver les drames. Nous avons survécu. »_

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Eux aussi, la Force était semble-t-il avec eux. Eux : les participants de la COP21, qui ont donc trouvé un accord, hier à l'issue du sommet. Partout, dans la presse, revient le même mot : c'est le mot historique . Un accord historique : le mot revient notamment à la Une de PRESSE OCEAN, NICE MATIN, LE COURRIER DE L'OUEST, LE COURRIER PICARD, LA DEPECHE DU MIDI ou bien encore L'INDEPENDANT. Du coup, j'ai ouvert le dictionnaire. Deux sens pour le mot historique . Premier sens : qui a trait à l'histoire. Second sens : qui mérite d'être retenu. Un événement marquant. Un événement inoubliable. Un événement qui fera date. Eh bien, si l'on en croit la presse, si le terme historique est aujourd'hui approprié, c'est à la fois dans les deux sens. L'accord conclu hier à la COP21 mérite d'être retenu, autrement dit : il fera certainement date. Et il entrera dans l'Histoire. C’est en tout cas ce qu’affirme Laurent Fabius, le président de la COP21 dans le JDD. « Le terme 'historique' est souvent galvaudé, mais en l'occurrence, il est justifié : cette conférence de Paris écrit l'Histoire. Il est rare de vivre de tels instants. Voir l'ensemble d'une salle se lever pour célébrer le succès que le monde attendait depuis si longtemps, c'est un moment très fort. » Et à qui doit-on ce succès ? « C'est le succès d'une équipe » , répond-il. « Le président de la République s'est fortement mobilisé et son engagement a été déterminant. Pour ma part, en tant que président, j'ai accompli depuis des mois un travail minutieux et permanent. » Accord historique, donc, mais il y a un mais, précise toutefois le journal. Car si, sur le papier, la planète est sauvée, il reste maintenant à mettre les mesures en musique et là, ce n'est pas gagné. Tous les pays doivent désormais, chacun, jouer leurs partitions. Maintenant, il s'agit de politiques nationales.

D'ailleurs, il est aussi question de politique nationale dans les journaux ce matin. C'est aujourd'hui le second tour des élections régionales... « Tout est encore possible » , titre le JDD... « Rien n'est encore joué » , confirme LA PROVENCE, qui précise que la clé du scrutin, ce sera la participation. Ou, autrement dit : l'abstention, ainsi que l'explique OUEST FRANCE, avec un dessin du célèbre chat de Philippe Geluck. Le chat en train de glisser un bulletin dans une urne et qui rappelle cette évidence : « Celui qui ne vote pas n'a pas le droit de se plaindre des résultats. » « A vous de décider », lance pour sa part LE PARISIEN, pour qui rarement l'issue d'un scrutin n'a été à ce point incertaine... Même tonalité à la Une de LA VOIX DU NORD, qui souligne que « Chaque voix compte » - et le chroniqueur du journal, Jean-Michel Bretonnier, d'en appeler à la conscience écologique des électeurs... Il propose de faire « doublement son devoir de citoyen aujourd'hui : si cela vous est possible, allez voter à pied ou alors à vélo, écrit-il. Et dans le cas contraire, allez-y par tout autre moyen, même polluant, mais allez-y ! » C'est d'ailleurs également l'appel de Jean-Marie Montali, dans l'édito du PARISIEN : « La politique n'intéresse plus les Français, qui lui tournent le dos, désenchantés par le cynisme et la démagogie... On peut, écrit-il, continuer à s'en désoler, en faisant ce que nous faisons de mieux, c'est-à-dire râler... Mais on peut aussi, à l'inverse, décider de reprendre les choses en main, en faisant cet acte tellement républicain : voter... Parce que la démocratie est précieuse et fragile. »

Aujourd'hui, 13 décembre : second tour des élections régionales en France. Et puis nous sommes un mois après les attentats de Paris. Avec, ce matin, sur le site SLATE, cette question dérangeante : où enterrer les auteurs des attentats du 13 novembre ? Question dérangeante, qui peut même paraître indécente, alors que la France continue de pleurer ses victimes... Mais Ariane Bonzon tente néanmoins d'y répondre, en s'appuyant sur l'analyse de la sociologue Riva Kastoryno, auteur d'un livre intitulé : « Que faire des corps des djihadistes ? » Que faire du corps d'Abdelhamid Abaaoud, l'organisateur présumé des attentats à Paris ? Que faire du corps de sa cousine ? Et quelle sépulture pour Brahim Abdeslam, qui s'est fait exploser au Comptoir Voltaire ? Contrairement à l'enterrement des guerriers tombés dans les combats classiques, explique la sociologue, celui des djihadistes représente une question « fâcheuse et mal accueillie par les autorités publiques, et plus encore par les familles des victimes » .__ Mais un Etat ne peut refuser une sépulture à l'un de ses ressortissants, quand bien même il s'agirait d'un terroriste. Du reste, lorsqu'ils sont d'origine étrangère, ce n'est pas plus évident... Mohamed Merah était d'origine algérienne et Amédy Coulibaly d'origine malienne, mais l'Algérie comme le Mali ont refusé d'accueillir leur dépouille... Ils ont donc été enterrés dans les villes où ils résidaient, de même que les frères Kouachi... Et sans doute en sera-t-il de même pour les auteurs français des attaques du mois dernier... Dès lors qu'ils sont français, c'est le droit français qui s'applique... Et même si leur lieu de sépulture n'est pas encore fixé, il se situera donc très certainement en France, pays qu'ils rejetaient pourtant, et auquel ils ont fait tant de mal...

Sur RUE89, lire aussi le papier de Xavier De la Porte... Depuis le 13 Novembre et les attentats qui ont touché Paris, combien de fois avons-nous entendu cette phrase : « Je ne connaissais personne parmi les morts, en revanche, il y avait des amis d’amis » ? Des « amis d’amis », c’est tout près, ça signifie que nous avons des proches dans le deuil, qu’il faut les soutenir, que nous avons des récits de chagrin, d’enterrements, cela crée un effet de proximité très fort avec l’événement. Depuis le 13 Novembre, poursuit-il je me pose une question : combien sommes-nous dans ce cas, à avoir perdu des « amis d’amis », des copains de relations, des « copains des enfants » ? Comment se fait-il que j’aie l’impression que ce nombre est gigantesque ?

Il a donc contacté un chercheur, qui lui a conseillé un autre chercheur, Camille Roth, chercheur au CNRS, qui travaille à l’interface entre les mathématiques et les sciences sociales sur la dynamique des réseaux. Et, avec mille précautions, Camille Roth m’a donné une réponse : probablement aux alentours de 7 millions. Aux alentours de 7 millions de personnes connaîtraient quelqu’un qui a perdu quelqu’un lors des attentats. C’est énorme : trois fois la population parisienne, les deux-tiers de la population francilienne, plus de un Français sur dix.

Quelques informations plus légères pour finir... Tout d'abord un braquage qui n'entrera sans doute pas dans l'Histoire... Excepté, peut-être, comme le pire casse du siècle... C'était hier matin dans le centre de Villeurbanne : deux malfrats encagoulés qui menacent les employés d'un supermarché et qui les obligent à ouvrir le coffre-fort du magasin... Mais ce dernier ne contenait que des rouleaux de petite monnaie - des pièces de 1 et 2 centimes... Montant estimé du magot : deux ou trois centaines d'euros... Une information du PROGRES...

Un autre fait divers en manchette de L'EST ECLAIR : « Le chien marche sur la carabine posée par terre. Le coup part et blesse le chasseur. » Conclusion : toujours éviter de laisser des armes à des chiens.

Les footballeurs tricolores très chanceux au tirage... Le tirage au sort des premières rencontres de l'Euro 2016... Face à eux, les Bleus auront la Roumanie, la Suisse et l'Albanie... C'est l'un des groupes les plus faciles et pour L'EQUIPE, il s'agit d'un tirage au sort "sur mesure"... Un tirage en l'absence de Michel Platini, mais cérémonie réussie, de l'avis général... Y compris le dîner offert aux participants, et concocté par le chef étoilé Joël Robuchon... « J'ai voulu leur mettre Paris en bouteille » , confie-t-il ce matin dans les colonnes du PARISIEN... Ravioles aux champignons de Paris, servies avec une sauce Berry... "Un choix de terroir", dit-il, « mais on a quand même enlevé la trop grande richesse calorique, pour rendre le plat plus digeste. »

Et puis on parle aussi cuisine dans LE JOURNAL DU DIMANCHE... Une interview de Catherine Deneuve, qui raconte son plaisir à être derrière les fourneaux... Elle aussi, d'ailleurs, elle aime les plats du terroir... Pot-au-feu, blanquette, bœuf au carottes et autre soufflé au fromage... « Et au cinéma, lui demande le journal, avez-vous joué beaucoup de scènes de repas ? » Réponse de l'actrice : « Je fais un peu de cuisine dans certains films de Téchiné - des omelettes la plupart du temps... En revanche, je n'ai jamais réalisé en vrai le cake d'amour que je préparais dans 'Peau d'âne'. » Bon appétit !

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