Bonjour à tous… Lui c’est lui, elle c’est elle ! Vous n’échapperez pas aujourd’hui aux deux couples engagés dans la course à l’Elysée : Ségolène et François, Nicolas et Cécilia. S’il faut croire les journaux, les deux premiers viennent de se fâcher sur la fiscalité, tandis que les seconds désormais réconciliés, ont travaillé main dans la main au Congrès de l’unité qui sera ouvert demain dans la capitale à 60.000 militants de l’UMP, et près de 600 journalistes accrédités. Lui c’est lui, elle c’est elle. Le Figaro ce matin traduit cela en deux titres et quelques mots. Royal-Hollande : (deux points) la dispute fiscale. « Il n’y aura pas d’augmentation des prélèvements obligatoires » promet la candidate socialiste recadrant ainsi le premier secrétaire de son parti qui prétendait mercredi dernier, imposer davantage les privilégiés, payés plus de 4000 euros net, chaque mois. Lui c’est lui, elle c’est elle, Stéphane Marchand dans son éditorial du Figaro, s’en tient, à ce qu’il appelle la fracture fiscale, d’une gauche devenue schizophrène avant de conclure en ces termes : « Bien malin qui pourrait dire aujourd’hui, ce que nous réservent, les socialistes en matière d’impôts pour les prétendus riches, s’ils installent Ségolène Royal à l’Elysée, au printemps prochain. Le Parisien en profite, pour demander, mais qui est vraiment riche en France ? Avant d’expliquer que ce n’est pas si simple à calculer, avec dans notre pays un salaire moyen à 1900 euros, un SMIC à 1250, et un seuil de pauvreté établi à 788 euros mensuels. Au passage Le Parisien, cite les dix français les plus riches de Bernard Arnault, à Serge Dassault, en passant par Liliane Bettencourt, dont les revenus annuels se situent autour de 12 milliards d’euros ! Et cela après avoir indiqué qu’on estime officiellement à 10% des ménages contribuables soit 1 800.000 foyers, les français susceptibles d’être surtaxés, à la façon Hollande. Ranson, le caricaturiste du Parisien s’en amuse de la pointe de son crayon, en représentant François Hollande, le doigt levé face à Ségolène Royal. Je crois, dit le premier secrétaire du parti socialiste à sa compagne, qu’on va avoir un peu de mal à définir ensemble notre concept de richitude. Dans le journal l’Alsace, Patrick Fluckiger, sourit à sa manière lui aussi, quand il titre : « Georges Marchais, le retour » avant de demander, qui est riche, qui est pauvre aujourd’hui, et qui se retrouve, dans ces fameuses classes moyennes, que personne n’arrive à définir mais que tout le monde voudrait bien conquérir électoralement. Tu parles d’une polémique, ajoute mon confrère, avant de reprocher à François Hollande d’avoir montré du doigt les français privilégiés selon lui à 4000 euros par mois. Ca, dit-il, c’est la reprise par le Parti Socialiste, du discours de Georges Marchais, qui voulait, vous vous en souvenez peut-être dans les années 70 faire payer les riches. Aujourd’hui, ce ne sont pas ces salariés-là, qui partent en Suisse écrit Patrick Flickuger, pour échapper au fisc. Et l’éditorialiste Mulhousien du journal L’Alsace de redouter, comme en 1970, une fuite des capitaux et des cerveaux, avant de conclure… Dieu merci… Le couple Royal-Hollande va peut-être s’accorder d’ici le mois de février. Mais au fait, le couple en question serait-il le seul de France à dialoguer par journaux et meetings interposés. La situation ajoute-t-il, pourrait être burlesque si l’on ne parlait pas du second, François Hollande, pour occuper le poste de ministre de l’Economie et des Finances de la première Ségolène Royal. Et à propos, y en a-t-il un des deux qui gagne plus de 4000 euros net alors que l’autre n’atteint pas cette barre ? Ce qui expliquerait tout ! Fin de citation. Dominique Bègles, réplique dans L’Humanité, que l’affaire en question, oui, se dénouera à la mi-février, le 11 février exactement puisque ce jour-là Dominique Strauss-Kahn qui a été chargé avec deux autres parlementaires d’établir un tableau plus clair et un projet plus précis. Je cite très précisément la charge qu’on leur a confié : ils doivent établir un diagnostic et des propositions sur l’efficacité des dépenses publiques « et » sur les réformes des systèmes de prélèvements favorables à l’emploi, au pouvoir d’achat, à la justice sociale, à l’efficacité économique et à l’innovation ». Fin de citation. En attendant, le quotidien communiste considère ce matin, que c’est la droite qui se serait dévoilée sur cette affaire. Une droite écrit Dominique Bègles, qui tape sur le clou de la fiscalité des couches moyennes, car elle aurait peur, en réalité de voir la gauche revenir au printemps prochain sur les allègements fiscaux, réservés par Jacques Chirac et les siens aux plus riches. Quant aux désaccords du couple Hollande-Royal, la journaliste de l’Humanité, le met sur le compte du partage des taches entre la candidate du Parti Socialiste, et le Premier secrétaire. Lui c’est lui, elle c’est elle… Dans le couple Sarkozy il y aurait aussi, selon Le Figaro, un partage des taches bien établi. A lui, la lumière des meetings, le discours public, l’affirmation unitaire, puisque Michèle Alliot-Marie, vous l’avez dit, a renoncé, et que Dominique Villepin sera peut-être demain avec le dernier carré des irréductibles anti-sarkozystes au Parc des Expositions, porte de Versailles à Paris. A Cécilia, en revanche, l’omniprésence dans les coulisses, et la préparation dans le moindre détail de la communication du candidat. Extrait de l’article consacré à Madame Sarkozy dans Le Figaro d’aujourd’hui… Discrétion garantie. Son Austin Cooper aux vitres fumées l’attend dans la cour du ministère de l’Intérieur. On ne la voit plus dans les salles de presse, son nom n’apparaît plus dans les organigrammes. Elle se volatilise à l’approche des caméras. Elle ne se montre pas aux réunions journalières avec le cabinet ou les conseillers de Nicolas Sarkozy. Pourtant, elle décide de bien des choses, dans le petit bureau attenant à celui de son mari car entre elle et lui, tout se traite « entre quat’yeux » ou alors par portable. Elle est très branchée nouveaux médias, constate un ami, et règle aussi beaucoup de choses par courriel. C’est une fan de l’Internet. Et avec Nicolas Sarkozy, José Frèches et Monsieur François de La Brosse, le communiquant, ils auraient formé un trio qui s’appelle la NSTV, la Nicolas Sarkozy TV. José Frèches se réjouit de tout cela et Charles Jaigu dans le Figaro d’aujourd’hui conclut cet article réservé à Cécilia Sarkozy : C’est une Hillary Clinton en herbe, mais elle, elle connaît la vraie vie. En maître de cérémonies, en conseillère de l’ombre, ajoutent en chœur ses conseillers, Cécilia vous le savez, rassure son mari. Lui c’est lui… et vous ne verrez que lui au kiosque… Du Point au Nouvel Observateur, en passant par l’Express… Sarkozy, Sarkozy, Sarkozy… Sarkozy, l’enfance d’un chef… le bilan d’un ministre de l’Intérieur… la saga de Sarkozy… un pouvoir nommé Désir… et ce qu’on ne vous a jamais dit sur Nicolas Sarkozy. Sur les secrets de son ascension et le pouvoir de Cécilia… Tout ça dans l’Express sous la plume d’Eric Mandanet. J’y reviendrai demain matin. Je voudrais simplement conclure puisque j’ai parlé du mot bravitude. Même Bruno Frappat lui consacre sa chronique du journal La Croix. Ca s’appelle « L’humeur du jour » et il évoque la politique devenue poétique. Et il pose une question à propos de Ségolène : Mais qu’allait-elle faire sur cette muraille ? Ségolène Royal dit-il a été momentanément délocalisée en Chine, et elle en a profité pour bouleverser la lexicologie d’abord en inventant un mot. Et puis en utilisant des proverbes chinois. Bruno Frappat dit tout le monde fait ça, moi aussi je l’ai fait dans un discours et il en cite trois : « Les petits lapins ne font pas de grandes rivières », « si la terre était plus basse le ciel serait plus haut », ou encore « Quand le plus dur est fait, le plus dur reste à faire ».

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