Dans la presse, ce matin, le premier 14 juillet du président Hollande et le retour de la traditionnelle interview du chef de l'Etat.

« Hollande à l'épreuve des réalités », c'est la Une du Figaro ce matin. Une première fête nationale dans un contexte compliqué pour le chef de l'Etat, estime le quotidien.

« 14 juillet test pour François Hollande » titre de son côté le Parisien/Aujourd'hui en France .

Pour le Monde , « Monsieur Hollande ajuste son rôle au gros temps social ». Car, comme le note François-Xavier Bourmaud dans le Figaro , « là où François Mitterrand, Jacques Chirac et même Nicolas Sarkozy pouvaient encore s'afficher dans l'euphorie de leur victoire, François Hollande est déjà confronté à une réalité âpre, loin des promesses de campagne ». Et la première de ces réalités, c'est bien sûr les 8000 suppressions de postes annoncés chez PSA.

Dans l'interview qu'il accordera à Claire Chazal et Laurent Delahousse, tout à l'heure, interview qui avait disparu sous Nicolas Sarkozy, le président n'y échappera pas. Et le Parisien note, non sans ironie, que le président, qui s'était promis de ne pas convoquer les journalistes à l'Elysée, a dû trouver un lieu chargé d'histoire. Ce sera donc l'Hôtel de la Marine, à l'angle de la rue.... Royal !

Plus sérieusement, François Hollande devrait déclarer, d'après le Monde : « ce qui se passe à PSA ne nous prend pas par surprise, les annonces douloureuses ont été retardées pour fait de campagne, nous héritons d'une situation à laquelle nous étions préparés ». Une déclaration qui fait dire à François-Xavier Bourmaud que « l'anti-sarkozysme qui avait imprégné la campagne de François Hollande est toujours présent ». Pour l'heure, le chef de l'Etat parvient encore à avancer l'excuse de l'héritage. « Mais pour combien de temps ? » s'interroge le journaliste du Figaro .

François Hollande est, également, attendu sur sa vie privée.

Et oui, « comme s'il n'avait pas assez de soucis avec les affaires du pays, le président est aussi attendu sur ses affaires de famille », écrit Hervé Favre dans la voix du Nord . « Une famille décomposée par un tweet assassin, planté dans le dos de la mère de ses enfants par sa nouvelle compagne », insiste l'éditorialiste.

« Une affaire relancée cette semaine par les confidences amères de Thomas Hollande », poursuit Bruno Dive dans Sud Ouest , qui résume ainsi la situation : « Vous avez aimé la saga Sarkozy, vous adorerez Hollande et ses femmes ».

En ce jour de fête nationale, Libération, choisit plutôt de relancer le débat sur l'utilité de la dissuasion.

« Nucléaire : et si on larguait la bombe? » titre Libération . Dans son édito, François Sergent pose la question : « La force de frappe est-elle le dernier tabou de la politique française? ». Pourquoi est-il impossible de débattre de ce dogme d'un autre siècle où les ennemis d'hier sont devenus les partenaires d'aujourd'hui, où la doctrine même de guerre nucléaire et d'armes de dissuasion est de toute évidence caduque ».

Enfin pour les fans de défilés militaires, le Figaro , la Voix du Nord et le Parisien vous détaillent tout le programme des festivités sur les Champs Elysées, minute par minute. Défilé aérien d'ouverture, défilé des troupes au sol... Cette année, ce sont les casques bleus qui ouvriront la marche, pour symboliser, explique le Parisien , l'engagement de la France au service de la paix aux côtés des Nations Unies dans la résolution des crises ».

Quoi d'autre dans la presse?

Dans Sud Ouest , cet article signé Sylvain Cottin qui fustige les vacanciers qui passent la frontière espagnole pour aller remplir leur caddy, là où la vie est moins chère. Sous le titre « L'Espagne, ce nouvel eldorado de l'Avarice », Sylvain Cottin raconte comment la famille Hamel, entre autres, charge sa Clio « ras la plage arrière de flacon de gel douche, à vous en rincer une armée de crasseux » écrit le journaliste.

Justement, dans le Nouvel Observateur , on peut lire : « Marre des cyniques et des arrogants: la revanche des Gentils »! C'est le titre du dossier que consacre l'hebdomadaire au retour en force de la gentillesse. Une qualité qui investit désormais, paraît-il, tous les domaines, à commencer par la politique, avec Hollande, autoproclamé « président des bisous » lors d'une visite dans une classe de CM2. « En 2012, le storytelling des politiques s'est dopé à la guimauve » estime le Nouvel Observateur , qui note que même Jean- François Copé, se désole de son image. Le patron de l'UMP assure qu'il n'est pas quelqu'un d'agressif. A ce rythme-là, écrit Doan Bui, on verra bientôt Rachida Dati enlacer François Fillon!

Plus sérieusement, pour le professionnel de la communication politique, Paul Zarader, « la gentillesse est le remède anticrise par excellence ». Et la voilà, cette gentillesse, qui s'invite dans un autre biotope, pas franchement connu pour sa tendresse : l'entreprise. Les nouvelles théories à la mode ne parlent plus que de « management par la bonté ». Un déferlement qui a aussi inondé le cinéma. Il n'y a qu'à voir le succès d' « Intouchables ». A la télé, « l'inoxydable Michel Drucker a gagné ». Mais la conclusion apportée par un producteur de télé, dégrise tout de suite : « la société veut peut-être plus de gentillesse parce qu'elle n'a jamais été aussi méchante ».

En écho d'ailleurs, ce reportage dans Courrier International, reportage de l'hebdomadaire Newsweek sur les indiens Tarahumaras, peuple du territoire sauvage de la Sierra Madre Occidentale, au Mexique.

Oui, des Indiens considérés par certains comme « les gens les plus gentils, les plus heureux de la planète ». Un peuple qui s'est toujours protégé du monde extérieur, jusqu'à? Jusqu'à ce best-seller américain, en 2009, qui a révélé les qualités exceptionnelles de coureur de fond des Tarahumaras. Depuis, ces Indiens sont laminés par le fléau du trafic de drogue.

Et oui, les trafiquants aussi savent lire et le succès de « Born to run » est arrivé jusqu'à eux. Ils exploitent désormais les Tarahumaras pour passer la frontière avec les Etats-Unis, chargés de sacs à dos plein de Marijuana. « On a affaire à des types qui peuvent parcourir 80km presque sans eau, ils s'entraînent indirectement pour la contrebande depuis 10 000 ans » s'excuse à peine l'auteur de « Born to run », Christopher MacDougall.

Et puis pour terminer, cette interview exclusive des Rolling Stones, dans Libération . Le groupe britannique fête ses 50 ans et apparemment les papys du rock n'ont pas l'intention de s'arrêter. Une tournée pour l'an prochain serait à l'étude. Mais jusqu'à quel âge vont-ils jouer? Pour Mick Jagger, impossible de répondre à cette question. Le rock, ça n'est pas comme le sport. « En sport c'est facile à savoir, c'est quand on ne vous sélectionne plus ».

© Alexandra Ackoun

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