Bonjour à tous… « Oh ! Ca va, moi aussi, j’ai monté les marches à Cannes sous les flashes des photographes… La première fois j’étais éditeur d’hebdos à fort tirage dont le propos est de suivre la vie de personnalités ayant quelque notoriété… ». C’est Didier Pourquery qui raconte ainsi aujourd’hui, dans le MONDE MAGAZINE sa première montée des marches. Et il en profite pour évoquer le coup de fer, qu’il a du donner à son smoking acheté vite fait à Barbès. Un smoking trop lourd, trop chaud, trop luisant. Un smoking de presque pauvre ! Ce qui n’empêche pas mon confrère du MONDE MAGAZINE, de conclure : « Pourtant je me sentais bien, même si je n’avais personne à mon bras. J’étais heureux. J’avais l’impression de me marier avec le cinéma tout entier. Ce qui n’est pas rien ». On ne peut mieux dire. Ni mieux écrire sur les premières fois, au Festival. Surtout cette année, où Michel Piccoli surprend dans « Habemus Papam » de Nanni Moretti et en profite d’ailleurs, pour nous bénir tous, ce matin dans le PARISIEN. Merci l’artiste… Et merci aussi à Penelope Cruz que Guillaume Serina désigne, toujours dans le PARISIEN, comme la plus belle des mamans. Il l’a vue à Los Angeles, avant son départ pour Cannes, dans une robe moulante bleue, perchée sur des talons de 10 centimètres. Et il écrit… « Elle sera la star du jour à Cannes… Regardez sa ligne… Impossible de croire qu’elle a mis au monde un petit garçon, Léo, il y a quatre mois ». Merci enfin, avec les critiques des journaux, qui cette semaine, du MONDE au FIGARO et de France Inter à France Info ont salué le film de Woody Allen, projeté hors compétition, à Cannes, au premier jour du Festival… « Minuit à Paris »… Une cure de jouvence, selon le MONDE. Et Woody Allen qui vous aime, Parisiens-Parisiennes au point de dire au Figaroscope : « Paris, c’est New-York, mais en plus beau ! ». Woody, qui a eu la bonne idée de faire tourner dans son travelling mémorial et féérique sur Paris, Marion Cotillard et Carla Bruni. (Petits rôles, mais elles ne déparent pas et jouent juste). Woody Allen enfin, à qui l’on doit des traits d’humour qu’on n’oublie pas. Sa définition de l’auto-stoppeuse par exemple : « C’est une jeune femme généralement jolie et court-vêtue qui se trouve sur votre route, quand vous êtes avec votre femme ». Ou son point de vue sur l’hétérosexualité : « Je suis hétéro », dit-il, «mais il faut reconnaître que le bisexuel a deux fois plus de chances, le samedi soir ». Allez, une toute petite sur Dieu : « Ah, si seulement », dit Woody Allen, « il me donnait la preuve de son existence. Par exemple en déposant une grosse somme, à mon compte, sur une banque suisse ». Les films de Woody Allen coûtent 20 millions de dollars. Pas plus, soulignent les journaux. Car c’est pour lui, le prix de l’indépendance, et le bon moyen de ne pas tomber sous la coupe des Majors américaines. C’est sa sœur, qui produit, et gère les budgets… On la remerciera donc, puisque, si vous n’êtes pas à Cannes ce week-end, mais partout ailleurs… Nous pouvons… Vous pouvez, vous aussi, Bertrand Delanoë, voir « Minuit à Paris ». Il est bien distribué. Générique. Bobino – Sydney Bechet Derrière ce slow de Sydney Bechet, 1952… on ne peut qu’évoquer les bonnes nouvelles. Et, il y en a une, soulignée par les éditoriaux des DERNIERES NOUVELLES d’ALSACE, de SUD-OUEST de Bordeaux, de la PRESSE de la Manche, de la REPUBLIQUE des Pyrénées et du FIGARO. « La croissance a atteint 1 % au premier trimestre en France, et le secteur marchand a créé 58.000 emplois ». « C’est une bonne nouvelle », écrit Patrick Fluckiger dans le journal l’ALSACE… avant d’ajouter, hélas… « Ce 1 % là ne suffira pas à faire le printemps de l’économie ». Jean-Marcel Bouguereau est du même avis. « 1 % », écrit-il dans la REPUBLIQUE de Pyrénées, « c’est bien, mais les grands gisements d’emplois du futur, sont dans la qualité, la durabilité, la solidarité et la proximité, pas dans la croissance quantitative… On nous a trop nourri à l’idéologie du PIB ». « Rabat-joie ! » proteste Jean-Claude Kiefer dans les DERNIERES NOUVELLES d’ALSACE, «Vous dénigrez, parce que vous êtes dans la campagne présidentielle de 2012… N’empêche qu’une croissance de 1 % au premier trimestre, donne de l’espoir à la France ! ». Gaëtan de Capèle, dans le FIGARO, quant à lui salue franchement l’embellie et la met au crédit d’un gouvernement qui depuis 3 ans, dans un contexte épouvante, peut s’enorgueillir légitimement d’un très bon chiffre. Yves Harté dans SUD-OUEST, préfère s’interroger en écrivant… Bon, que ce petit 1% puisse paraître considérable, dans la situation que nous vivons est tout à fait admirable. Comment oserions-nous nous moquer d’une bonne nouvelle, qui illumine enfin les rayons des économies tristes. Pourtant, conclut l’éditorialiste de SUD-OUEST, si nous restions dans ces pas là… du 1% de progrès par trimestre… nous atteindrions 4 à 5% l’an de croissance supplémentaire… C’est un rêve ? Un mythe ? Non, c’est ce que réalisait, ni plus ni moins, la France dans les années dites, des 30 glorieuses. Lesquelles, désormais, s’inscrivent dans notre inconscient collectif ! J’en viens, à la double rubrique des journaux, qui n’en ont pas fini de s’écrier… « Salauds de pauvres… » ou « Salauds de riches ». Voyez à cet égard, Franz Olivier Giesbert dans le POINT. Laurent Joffrin dans le NOUVEL OBSERVATEUR. Celui-là se demande ce qu’il y a d’un peu vrai, dans les déclarations-dérapages de Laurent Wauquiez. Tandis que Joffrin préfère sonner le tocsin et considérer que la France 2011… est comme en 1788… Une bourgeoisie avide et tape-à-l’œil… Et une logique de l’héritage qui s’impose avec force et réduit les chances des enfants des classes populaires. Il va falloir choisir son camp… ! tonne de son côté Jacques Julliard dans MARIANNE, avant de s’en prendre aux fondateurs de Terra Nova qui demandent au PS de choisir les classes moyennes comme terres de mission. Ne seraient-ils pas un peu racistes ? Croient-ils que les gens du peuple pensent mal et sentent mauvais ? Brecht avait indiqué que lorsque le peuple se montre indigné de ses chefs, il faut changer le peuple. Et Julliard de conclure : « Si la gauche renonce à être ce qu’elle a été historiquement, c’est-à-dire, l’alliance du peuple et du progrès, elle n’est plus rien ». « Salauds de pauvres… contre salauds de riches… » Dans l’EXPRESS… un dossier sur le train de vie de Dominique Strauss-Kahn. Ah, j’oubliais… dans le NOUVEL OBSERVATEUR, deux clichés rigolos… Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair en auto… la photo est passée partout… On les voit s’engouffrer dans la Porsche Panamera de Ramzy Khiroun… C’est sa voiture de fonction, chez Lagardère. Et en dessous, Lionel Jospin et sa femme Sylviane en 1995, dans leur décapotable… Une R19… A côté, ce rappel bien venu d’une conversation, vieille de 30 ans, entre Ségolène et Mitterrand : « 1981. Jacques Séguéla, le mirobolant publicitaire et conseiller de François Mitterrand, roule dans une Rolls-Royce dont la statuette de radiateur a été remplacée par un canard en plastique. Quand Mitterrand la découvre, il lance : « Vous vous dites mon communicant ! Vous voulez me faire crucifier en une du Canard Enchaîné ! Allons-y à Pied, ça vous fera peut-être réfléchir ».

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