Par Philippe Lefebvre

La Grèce à la Une

Ce matin dans vos journaux il est quasiment impossible d'echapper au petit sourire d'Euclide Tsakalotos , le ministre des finances grec... Il faut dire qu'il a de quoi être satisfait puisque l'Eurogroupe, le groupe des ministres des finances de la zone Euro, a finalement donné son accord à un troisième plan d'aide à la Grèce . Mais si l'homme est souriant, en revanche les commentaires sont - au minimum - prudents. Le Wall Street Journal ne voit dans tout cela qu'une nouvelle bouée de sauvetage lancée à la Grèce sans aucune garantie de resultat.

Ouest France remarque pour sa part que le nouveau plan d'aide ne laissera que très peu de marge de manœuvre au gouvernement d'Alexis Tsipras qui sera, affirme le quotidien, plus que jamais sous la tutelle de ses créanciers...

Dans Le Parisien Aujourd'hui en France , on note aussi que les réformes entreprises par Tsipras ne semblent toujours pas suffisantes pour le FMI qui doit justement décider en octobre prochain de sa participation ou non à ce plan d'aide .

Alors il y a de la prudence, mais aussi de l'ironie, dans le quotidien grec Katimerini . L'editorialiste Nikos Konstantaras s'amuse à expliquer qu'une fois encore Tsipras va devoir mettre en oeuvre des mesures qu'il a toujours condamné quand il etait dans l'opposition.

Enfin, le New York Times se demande si Tsipras restera encore longtemps à la tête du pays dans ces conditions.

Et le sourire du ministre grec contraste avec le visage ferme ou franchement en colère de la présidente brésilienne dont la photo se trouve aussi dans de nombreux quotidiens. Il est vrai que Dilma Roussef doit faire face à une zone de fortes turbulances ."C'est l'heure des comptes " titre Liberation qui nous explique que demain, pas moins de 200 manifestations auront lieu au Brésil pour exiger la destitution de la présidente engluée dans une affaire de corruption dont aurait profité son parti , le Parti des travailleurs.

La croissance française en berne

Michel Sapin , le ministre des finances était hier dans ce studio pour en parler. "La croissance française fait pchitt " titre Le Parisien , "La croissance est en vacances " s'amuse Libération . Pour Hervé Chabaud, de l'Union de Reims , cette croissance nulle au 2ème trimestre est une claque pour le gouvernement. La confiance n'est pas revenue constate d'editorialiste... Un sentiment partagé par Mickaël Tassard du Courrier Picard qui pose cette question : "Pourquoi la France reste-t-elle au point mort dans une zone Euro qui affiche une croissance de 0,3% ? "

Sa réponse est intéressante : il pointe que l'indice de confiance est au diapason des chiffres de la croissance en berne. Quand les français n'ont pas confiance en l'avenir, ils ne consomment pas.

Alors évidemment à Bercy, on explique que le taux de croissance de 1% prévu par le gouvernement pour l'année est en passe d'être atteint à la fin décembre. Ce qui fait dire à Jean Levallois de La Presse de la Manche, que Michel Sapin est un ministre précieux dont l'optimisme sympathique mériterait d'être communicatif.

Et puisque l'on est dans les "gros sous" on y reste : on apprend ce matin dans Le Parisien que le Ministère de l'Ecologie a eu une nouvelle idée pour faire des économies. Cette idée vous concerne si vous êtes sur la route en ce moment : le Ministère souhaiteraitfermer les divisions transports dans les Centres d'Informations Routières (CIR), notamment au celebrissime Centre National d'Informations Routieres de Rosny-sous-Bois. Pourtant, la présence des techniciens des transports est jugée utile puisque ce sont eux qui, avec gendarmes et policiers, élaborent les prévisions de Bison Futé, et donnent des informations sur l'état de la circulation dans tout l'Hexagone. En fait, les Centre d'Informations Routières seraient victimes dela concurrence des système d'informations routières connectés qui diffusent les infos nécessaires en temps réel sur nos smartphone.

Pour le moment, au cabinet de Ségolène Royal, personne ne souhaite commenter cette information, ce qui n'est pas le cas deClaude Capillon, maire Les Républicains, de Rosny Sous Bois qui ne decolère pas, d'autant que ce n'est pas le premier départ de fonctionnaires dans sa commune. Récemment, 200 gendarmes travaillant au service scientifique de la gendarmerie nationale ont quitté Rosny sous bois pour s'installer avec leurs familles dans leur nouvelle base de Cergy Pontoise .

Le XV de France sous les projecteurs

"Ils sont attendus au tournant " titre sur toute sa une L'Equipe . "Ils ", se sont les Bleus, qui rencontreront ce soir à 21h les Anglais en match amical a Twickenham . Un match plus important qu'il n'en a l'air car il va permettre de mesurer le niveau du XV de France à un mois du coup d'envoi de la Coupe du Monde . C'est l'heure d'être sur son 31, s'amuse le quotidien sportif, allusion au fait que ce match aura des allures de test avant la publication dans une semaine de la liste des 31 joueurs qui constitueront la sélection française.

Et la pression monte, "ces bleus ont beaucoup à prouver " estime Le Parisien.

Sport toujours, je vous recommande la lecture de la très intéressante enquête de L'Equipe Magazine consacrée aux sportifs kenyans et au dopage . 35 sportifs du pays ont ete contrôlés positifs ces trois dernieres année. L'image du miracle et de l'invincibilité des coureurs kenyans en prend un coup, notamment lorsqu'un athlète explique que les jeunes coureurs prennent de tout : EPO, hormones de croissances... avec l'aide de medecins qui empochent ensuite des pourcentages sur les gains des athletes qu'ils dopent.

Un champignon magique au Tibet

L'Express nous propose une enquête sur un champignon magique dont les prix approchent ceux de l'or . Ce champignon recolté au Tibet depuis la nuit des temps permettrait de lutter contre la fatigue, le vieillissement, les problèmes rénaux, et meme contre certaines formes de cancer.

Seulement voilà, ce champignon est aussi devenu le produit le plus offert aux fonctionnaires chinois que l'on cherche à corrompre , ce qui agace beaucoup Pékin. Mais il n'est pas certain que la cueillette et la production s'arrête un jour, car c'est une source de revenus conséquente pour familles de cueilleurs tibétains.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.